‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 27 sur 212 · SCÈNE 1. i · texte numérisé non relu

SCÈNE 1. i

GUISE

N'ai-je pas d'abord averti Votre Majesté , presque chaque jour , depuis cinq mois, que son conseil était suspect aux catholiques? Ne vous ai-je pas désigné, par leurs noms, ceux que vous ne pouviez écouter sans danger? et cependant, Sire, vous les gardez....

LE ROI

Mon cousin, vous n'êtes pas juste.... Je les écarte peu à peu. N'ai-je pas déjà renvoyé d'Elbenne ?

GUISE

Soit ; mais Rambouillet , Bellegarde , et ce monsieur Loignac , avec ses ordinaires , toujours la dague au poing, toujours parlant de tuer, de massacrer.... Sire, on ne peut pas respirer le même air que ces gens-là.

LE ROI

Eh bien ! nous les renverrons.... Mais laissezles seulement finir l'année. Pour huit jours, est-ce la peine ?.... On ne chasse pas ses valets la veille du premier de l'an.

GUISE

Si Votre Majesté ne renvoie pas ses gardes , qu'elle m'en accorde au moins.

i4o T.ES ÉTAl^ DE CL

LE KOI.

Conimciit } n'avez-voiis pas gentilshommes ?

GUISE

Sire, vous vous souvenez q Charles, lorsque vous étiez lieu comme je le suis maintenant , une garde d'honneur de deux d'armes qui ne quittaient pas ^

LE ROI , virement.

Oui , c'est vrai ; mais moi, ... n

moi, j'étais.... (cliangeantdeton) NOU .

son, vous êtes lieutenant... Nous mon cousin.

GU ISE , i-levant la ro'n.

11 faudrait aussi que Votre Ma pas plus long-temps l'admissioi Trente.... Les cathohques latte patience.

LE ROI

Ah! quant au concile... je vou

GUISE , rinlerrompant.

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