SCENE I
LE ROI , Jvec impaliente.
Mou cousin , vous me deiiiandez troj3
choses. ... ( Cliangpanl k- lou dv sa voix et soiirianl . ) ConiMlen
par m'en accorder une. — Vous resterez, n'esl pas ?
onisE.
Sire....
LE ROI
Très-bien. — Levons-nous, s'il vous ph car nous pourrions prendre froid.
( Ils se lèvent. Le Roi s'adressant aux genti)s1ioinines des Hem partis ; )
Messieurs, la bruyante querelle de tantôt i causé beaucoup de peine; faites en sorte qu'< ne se renouvelle pas. Le premier qui trout rait la paix serait puni plus sévèrement qu'on s'y attend peut-être. Surtout, gardez-vous b de donner à mon cousin de Guise le moin» sujet de plainte : il est mon lieutenant, n image vivante : ce qu'il fait, ce qu'il dit, c moi qui le dis, c'e it moi qui le fais : l'offen*
c'est m'offenSer moi-même. CSe tournant vers Guise
donnant la main :) Mon Dieu ! 0116 jc suis contcnt c
1/^2 T.ES ETATS DE Br.OIS.
LOIGNAC , i part.
J'enrai^je !
SAINTE-MALINES, a Lôignac.
Vois donc comme je suis rouge, la peau m'en crève.
LE ROI , à Guisp
Il faut que je vous dise adieu; il se fait nuit, et mon chapelain m'appelle à mon oratoire ; je dois m'approcher demain de la sainte-table. — Mais , mon cousin, que ne renouvelons-nous demain cette touchante scène de la sainte Barbe, dontje garde une si douce mémoire? Partageons encore une fois la sainte hostie : vous le voyez , je vous traite en frère.
GUISE
Sire, ce m'est trop d'honneur....
LE ROI
Eh bien î demain je compte sur vous ; ce sera la consécration de votre bonne amitié. Nous en ferons encore autant à la sainte messe de minuit, si Dieu nous prête vie jusque-là,
mon cousin. ( Sa vou devient falWe et traînante. ) Jc U'ai pluS
de bonheur que dans le sein de mon divin Sauveur : je n'ai plus d'autre pensée , d'autre soin.... Hélas! il est bien temps de songer à mon salut! — Demain nous communierons ensemble; ven-
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dredi , j'irai faire station à Notre-Dame de Cléry ; samedi, au Calvaire d'Amboise ; et dimanche, nous ferons la fête ici.... Vous, mon cousin, vous avez encore un pied engagé dans les voies du monde.... Dieu vous appellera à votre tour.... vous verrez. Mais le royaume et moi nous avons encore besoin de votre bras.... Conservez-vous, mon cousin ... Adieu.
GUISE , .s'inrliriHnt.
Sire, je vous baise les mains.
Lie ROI , apercevant d'Espignac auprès de la porte.
Monsieur de Lyon, j'ai de bonnes nouvelles de Rome : on me dit que le Saint-Père est de vos amis ; et j'espère que le chapeau vous arrivera aux environs de la Sainte-Luce.
d'espigiva.c.
Sire, votre bonté me confond.
LE roi, à Guise.
Dieu vous garde! mon cousin.
guise.
Oire.... (Il le salue profondément; puis eu se relevant ^ il lui dit d'une voii
lemie.) Votre Majcsté daignera donc ne pas oublier ?.. .
LE roi.
Certainement, monsieur le duc ; soyez en paix : je vais m'occuper de vous et de vos
i4/i LES ETATS DE BTX)IS.
affaires, et je vous promets que, Dieu aidant, d'ici.... à trois jours, il n'en sera plus parlé.
(Il lui fait avec la main un signe d'amilic et ventre dans le château. ) BRISSAC « lias à Bois-Dauphin.
Que veut-il dire ?