‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 28 sur 212 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

LE ROI , Jvec impaliente.

Mou cousin , vous me deiiiandez troj3

choses. ... ( Cliangpanl k- lou dv sa voix et soiirianl . ) ConiMlen

par m'en accorder une. — Vous resterez, n'esl pas ?

onisE.

Sire....

LE ROI

Très-bien. — Levons-nous, s'il vous ph car nous pourrions prendre froid.

( Ils se lèvent. Le Roi s'adressant aux genti)s1ioinines des Hem partis ; )

Messieurs, la bruyante querelle de tantôt i causé beaucoup de peine; faites en sorte qu'< ne se renouvelle pas. Le premier qui trout rait la paix serait puni plus sévèrement qu'on s'y attend peut-être. Surtout, gardez-vous b de donner à mon cousin de Guise le moin» sujet de plainte : il est mon lieutenant, n image vivante : ce qu'il fait, ce qu'il dit, c moi qui le dis, c'e it moi qui le fais : l'offen*

c'est m'offenSer moi-même. CSe tournant vers Guise

donnant la main :) Mon Dieu ! 0116 jc suis contcnt c

1/^2 T.ES ETATS DE Br.OIS.

LOIGNAC , i part.

J'enrai^je !

SAINTE-MALINES, a Lôignac.

Vois donc comme je suis rouge, la peau m'en crève.

LE ROI , à Guisp

Il faut que je vous dise adieu; il se fait nuit, et mon chapelain m'appelle à mon oratoire ; je dois m'approcher demain de la sainte-table. — Mais , mon cousin, que ne renouvelons-nous demain cette touchante scène de la sainte Barbe, dontje garde une si douce mémoire? Partageons encore une fois la sainte hostie : vous le voyez , je vous traite en frère.

GUISE

Sire, ce m'est trop d'honneur....

LE ROI

Eh bien î demain je compte sur vous ; ce sera la consécration de votre bonne amitié. Nous en ferons encore autant à la sainte messe de minuit, si Dieu nous prête vie jusque-là,

mon cousin. ( Sa vou devient falWe et traînante. ) Jc U'ai pluS

de bonheur que dans le sein de mon divin Sauveur : je n'ai plus d'autre pensée , d'autre soin.... Hélas! il est bien temps de songer à mon salut! — Demain nous communierons ensemble; ven-

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dredi , j'irai faire station à Notre-Dame de Cléry ; samedi, au Calvaire d'Amboise ; et dimanche, nous ferons la fête ici.... Vous, mon cousin, vous avez encore un pied engagé dans les voies du monde.... Dieu vous appellera à votre tour.... vous verrez. Mais le royaume et moi nous avons encore besoin de votre bras.... Conservez-vous, mon cousin ... Adieu.

GUISE , .s'inrliriHnt.

Sire, je vous baise les mains.

Lie ROI , apercevant d'Espignac auprès de la porte.

Monsieur de Lyon, j'ai de bonnes nouvelles de Rome : on me dit que le Saint-Père est de vos amis ; et j'espère que le chapeau vous arrivera aux environs de la Sainte-Luce.

d'espigiva.c.

Sire, votre bonté me confond.

LE roi, à Guise.

Dieu vous garde! mon cousin.

guise.

Oire.... (Il le salue profondément; puis eu se relevant ^ il lui dit d'une voii

lemie.) Votre Majcsté daignera donc ne pas oublier ?.. .

LE roi.

Certainement, monsieur le duc ; soyez en paix : je vais m'occuper de vous et de vos

i4/i LES ETATS DE BTX)IS.

affaires, et je vous promets que, Dieu aidant, d'ici.... à trois jours, il n'en sera plus parlé.

(Il lui fait avec la main un signe d'amilic et ventre dans le château. ) BRISSAC « lias à Bois-Dauphin.

Que veut-il dire ?

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