SCENE III
QLI1S£ • !>e retourodol et él«*vjui Id \<jir.
Péricard. — :Adem.-vo.»o Quels sont donc ces' deux hommes debout près de la fenêtre? que font-ils là? pourquoi ne sortent-ils pas avec les autres ?
PÉRICARD.
Monseigneur, le plus petit est ce juif de Mayence , nommé je crois Mathias , qui vous prêta soixante mille écus la veille des barricades; l'autre a fourni l'argent pour payer le gouverneur de Sedan.
GUISK.
Eh bien î que viennent-ils faire? croient-ils que je vais les payer ? soixante mille écus î soixante mille brasses de cordes pour les pendre. Péricard, faites- moi sortir ces impudens. A saini-Paui ) Saiut-Paul , aidcz Péricard.
LE CARDINAL DE GUISE , bas à Iî.issac.
Ee meilleur moyen de se délivrer de cette canaille, c'est de se faire Roi.
' Péiàcard et Saint-Paul disent quel<|ues mots niix deux juifs, qui se retuent tout tremblao». — Il ne veste plus dans la cliambre que Guise , son frère , Brissac , Bois-Dauphin , Majneville , Saint-Paul, Péricard, d'Espi^nac, le cardinal d* Bourbon , l'archevêque de Bourg-es et La Chapelle Marteau. )
GUISE
Holà ! qu'on ferme les portes.
' Un page ferme la porte et se retire. )
^Maintenant, messieurs, nous pouvons parler;
nous sommes en conseil de famille. — Monsieur Marteau, vous direz à votre chambre qu'il faut songer sérieusement à cette charge de connétable; j'ai l'espoir que le Roi n'en voudra point entendre parler; c'est alors, messieurs, que nous aurons besoin de toute votre énergie.
MARTEA-U.
Mais, monseigneur, pourquoi courir la chance que le Valois accepte ? Nous avons déjà décidé que nous vous nommerions de notre chef.
GUISE
Je le sais : mais vous ne dites pas tout; ce n'est qu'à Orléans que vous comptez faire ce coup d'audace , et moi , c'est ici que j'en ai besoin. Je vous ai fait rester , messieurs , pour vous parler avec toute franchise : je ne veux point aller à Orléans, je ne veux point sortir de ce château. On n'a jamais fait retraite la veille d'une victoire ; et quitter la partie , c'est la perdre.
MARTEAU
Mais, monseigneur, si l'on vous prouve qu'on en veut à vos jours.
GUISE
Je n'en fais doute, monsieur; et si j'étais fils