FIN DE LA CINQUIEME SCENE
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JEUDI 22 DECEMBRE, MTDI
Le cabinet vieux du Roi. *
Le Roi entre brusquement , tenant encore à la main son livre d'Heures. — Loignac le suit , "et après être entré , ferm^ doucement la porte , baisse la tapisserie , puis s'en va dans un coin de l'appartement , jouant avec la poignée de son épée et regardant au plafond comme un homme qui n'a pas envie de s'en aller , mais qui n'est pas sûr qu'on lui permette de rester. Le Roi s'aperçoit bien qu'il est là , mais ne fait pas semblant , et se jette sur un grand fauteuil à oreiller.
LE ROI • fermant ses Heures et les posant sur la table.
Dieu soit loué ! c'est donc fini !... me voilà seul, tranquille.... Que cet office m'a semblé long ! que ce légat chante 4entement ! un autre , en vérité, nous aurait dit deux messes.
LOIGNAC , derrière le fauteuil du Roi.
Sa Majesté avait froid, sans doute.
f^oyez ie plan, lettre F.
'i-ji LES ÉTATS DE BLOIS.
LE IlOl . s»iiis se relourncr.
N'y a-t-il que ceux qui ont froid à qui le temps parait long?.... Quelle cérémonie!....
(Se retournant vers Loiguac;) LoignaC, me SUis - jC
trompé ? sont-ce les armoiries de Lorraine que j'ai vues suspendues à la porte de l'église et entre chaque pilier?
. Mon dieu, oui, Sire! sans compter qu'elles étaient bien deux fois plus larges et plus hautes que les armes de Votre Majei^té attachées visà-vis , à de petites cordes, comme écritaux d'apothicaires.
LE RÔI.
Vous avez raison....
LOIGNAC, toujours derrière le l°,iut^uil du Roi.
A côté de ces grosses armoiries lorraines, votre champ de lis tout rogné, grand comme le fond de mon bonnet, n'avait-il pas figure d'un écusson de cadet ou de parvenu ?
LE ROI
Qui m'a fait cette insolence ?
LOIGNAC
Sire , c'est à monsieur le grand-maître qu'on a demandé les ordres pour tapisser l'église.