EN PÉRIGORD
Saint-Céré.
PAROISSES OU CHATBLLfeKIBS
COMMUNES
CANTONS
Montfort.
Vitrac.
Sarlat.
Carsac.
Carsac.
Carlux.
Ail lac.
Aillac.
Carlùx.
Proissans.
Proissans.
Sarlat.
La Canada.
La Canèda.
Sarlat.
Saint-Vincent.
St-Vincentde Paluel.
Sarlat.
Sainte-Natalène.
Sainte-Natalène.
Sarlat.
Calviac.
Calviac.
Carlux.
Saint-André.
Saint-André.
Sarlat.
Caudon.
Gaulegeac.
Dôme.
Gaulegeac.
Gaulegeac.
Dôme.
Peyrignac.
Peyrignac.
Terrasson.
Ces châtellenies du Périgord n'étaient pas représentées aux Etats de la vicomte et ne figurent pas sur les listes de répartition des impôts. Lorsqu'elles furent attribuées à Hélie Rudel, en 1251, elles cessèrent de faire partie de la vicomte et perdirent probablement par ce fait leurs franchises ; le pouvoir central les mit à contribution, les assujétit à ses levées de subsides. Elles ne
revinrent, dans la suite, à la vicomte de Turenne qu'amoindries, vassales et taillables de la Couronne. Le vicomte ne put leur faire supporter la charge de ses impôts personnels. Elles conservèrent donc, jusqu'à la fin, une situation à part dans la vicomte, assez analogue à celles des nombreuses seigneuries qui n'y étaient rattachées que par des liens d'hommage. Nous n'aurons donc plus, au cours de cette étude, à nous occuper d'elles, puisqu'elles échappent à l'action des Etats.
En ouvrant une carte des départements de la Corrèze, du Lot et de la Dordogne, on se rend facilement compte de l'étendue qu'avait alors la vicomte de Turenne.
Au nord, la Vézère lui sert de limites jusqu'à son confluent avec la Corrèze. Elle déborde, à partir de ce point, sur la rive droite de la Corrèze sans s'en écarter beaucoup, gagne Favars et Poissac et s'arrête au confluent de la Cérone, à quelques cents mètres des portes de Tulle (1).
A l'est, elle descend, presque en droite ligne, de Ventadour, qu'elle laisse en dehors, jusqu'à la Dordogne entre Soursac et Neuvic.
Au sud- est, elle prend une grande partie de la
(1) D'après M. J.-B. Champeval (Bulletin de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Tulle, 1890, p. 521;, la vicomte de Turenne s'avançait jusqu'à Tintignac « où elle poussait une pointe fort étroite, à titre de protectorat de ce poste militaire et do la voie romaine. » Nous n'avons pu vérifier ce tait avancé par notre savant confrère.
Xaintrie limousine, entre la Dordogne et le Doustre, jusqu'aux confins de l'Auvergne.
Les deux rives de la Dordogne lui appartiennent du Doustre jusqu'à la Cère, mais elle ne sort guère de sa vallée, Mercœur étant son point extrême vers le sud. Après la Cère, elle s'enfonce dans le Lot en remontant le bassin de la Bave jusqu'à Lentillac et Aynac. La Dordogne l'enferme ensuite, au sud-ouest, à part quelques localités situées sur sa rive gauche.
Dans la Corrèze, elle comprend les cantons de Beaulieu, Meyssac et Brive en entier, une partie de ceux de Larche, Saint-Privat, Mercœur, Argentat, Lapleau, Beynat et Tulle.
Dans le Lot, elle couvre le territoire des cantons de Martel, Souillac, Bretenoux, Saint-Céré, Veyrac, et en partie celui de Gramat.
Enfin, dans la Dordogne, ses possessions s'étendent sur les cantons actuels de Sarlat, de Carlux, de Dôme et de Terrasson.
Lorsque la vicomte fut incorporée au royaume, en 1738, sa superficie était la même. La liste des paroisses et châtelleniesqui la composaient, dressée à cette occasion, ne présente aucune modification sensible (1). On y comptait sept petites villes (Beaulieu, Argentat, Turenne, Servières, Saint-
ci) Arch. Nat. R. 439.
Céré et Gagnac) et environ douze cents villages ou hameaux, avec dix-huit mille cinq cents feux.
C'est sur ce territoire, ainsi déterminé, que l'assemblée des Etats exerçait ses pouvoirs.