JACQUES LE LIEUR
{Etais du gjitii i36a, Rouen.)
i. Le Lieur était d'une vieille et ricbe famille rouennaise qui figure parmi la pairie de la commune depuis la fin du xin^ siècle. Un Robert Le Lieur avait été, avec beaucoup d'autres, menacé d'excommunication par le chapitre en 1 2 9 1 , au milieu des démêlés qui divisaient les chanoines et la commune'^'. Malheureusement nous ne connaissons pas les débuts de Jacques Le Lieur : à nos premiers renseignements, il est déjà maire de Rouen, de Noël iSSy à Noël i358'''. Son administration fut marquée par des incidents singuliers. C'était le temps où finissait à Paris la dominalion d'Etienne Marcel. Après la destruction des Jacques du Beauvaisis, dos nobles s'en revenaient par troupes, t^en très grosse route îj; ils s'arrêtèrent à Bucliv wà ung jour de marchié où là se rafraischirent et burent et mengerent et de pluseurs choses parlèrent ». Le fait fut connu à Rouen ; on y prit très grand'peur; le capitaine Jean Sonnain, «qui estoit estrange homme», soupçonné de mauvaises intentions, était absent'^'. Jacques Le Lieur, les bourgeois et le commun de la ville, (^pour certaines presumptions et véhémentes conjectures qu'ilz avoient euz tant pour l'effroy du pays d'envyron la dicte ville que pour l'absence du dit cappitaine et pour la seureté
0) Chéruel, Ilisl. de Rouen, 1, 309. t'I Ribliolh. nat. , Pièces orijjin. , du Chas-
W Ibid., I, 372. tel, .5.
(') Bit/, nat., Clairamb., ai3, g'igS («) Chéruel, //is/. rfe /Joue», 1, 187.
Pièces origin., du Chastel, 6. '■) Ibid., I, 873.
'•' Ibid., Pièces origin., du Chastel, 7 !*' CAro.i. desprcm'ers Valois, 77-79.
d'icellew, prirent do fait hi château et le gardèrent"'. Le capitaine et les nobles étaient arrives trop tard : «Si s'en râlèrent la queue entre les jambes'-'.)' Le siège avait duré du lundi au mercredi, jour et nuit. Ce n'était qu'un commencement; les Rouennais, pour compléter leur œuvre, allèrent dans la vallée de Darnétal assiéger et brûler le château du sire du Vivier f^'. De leur côté, les nobles, qui avaient appelé à leur aide l'amiral de France Le Beaudrain de la Heuse, traitèrent Rouen en ville ennemie; il y eut deux combats devant les murs: c^ceulx de Rouen yssirent contre eulx et moult vertueusement se dcll'endirent'i. Et la Chronique des premiers Valois ajoute : « Pour la dicte prinse du chastel lut moult aspre la guerre entre les gentilz hommes et les citoyens de Rouen '*'. » Le maire Jacques Le Lieur se trouvait donc improvisé homme d(! guerre. En même temps, il négociait. M. (ihéruel soupçonne à tort les Rouennais d'avoir subi l'influence des Parisiens; il semble bien que la prise du château fut un incident tout local , déterminé par les seules causes que les bourgeois invoquèrent à leur décharge''''. Voulant à tout prix conserver les bonnes grâces du régent, le maire lui envoya deux frères prêcheurs, de ces Cordeliers de Rouen avec lesquels Jacques Le Lieur eut jusqu'à son dernier jour de pieuses relations. Les deux religieux devaient montrer au régent «que son
chastel n'avoient pas prins pour lui nuyre, et qu'Us sont prêts de
mettre le chastel en sa main et qu'il y mette un chevalier du pays; car tous jours depuis qu'il fut rendu l'ont gardé et gardent en son nom comme le syen». Tandis que cette négociation était commencée, les gentilshommes tentèrent une troisième attaque; ce fut la troisième victoire de Jacques Le Lieur, qui ce jour-là commandait «bien plus de six mille de pié et sept cens de cheval armés et en ordonnance comme de combattre'*''». Cependant les deux frères prêcheurs revinrent : le régent, (jui avait à la fois jjrand besoin des gentilshommes et de sa bonne ville de Rouen, rétablit la paix par ses lettres du li septembre i358'^'. Pierre Cochon raconte que Jacques Le Lieiu" fit lui-même rentrer l'amiral de la Heuse dans la ville au milieu d'une population encore toute irritée et frémissante, puis qu'il s'en alla, avec «la plus belle compaignic qui puis cent ans au devant n'es-
'" Arch. mun. de Rouen, C, fol. fi'j. '*> Cliéruol, op. cit., II, ig8.
''1 V. Cochon, 97. O Chron. des premiers Valait, 79.
''' Chéruel, op. cit., II, 200. ''' Arch. mun. de Rouen, U', fol. 47; Cbô-
'*' Chron. ilca premiers Valois, 78. rueI,op. cit., II,3o3.
toit yssuc de Rouen», assi(5gor Longueville occupé par les Navarrais. Toutes ces opérations terminées, le maire s'en vint devers le régent «et lui conta toutes ses raisons». Le chroniqueur dit qu'il s'en retourna «à grant honneur'"». Nous en avons la preuve : il reçut, le 26 octobre i358, un don de 5oo écus d'or au mouton'-'. Beaucoup plus calme et plus fructueuse pour la commune fut la fln de son administration : il s'occupa activement de l'industrie locale et donna des règlements aux éperonniers, aux bouchers, aa\ filassiers, aux chaperonniers et aux chaussetiers'^'.
Jacques Le Liour ne quitta la mairie que pour reprendre immédiatement d'aussi importantes fondions. Loin de lui aliéner la confiance du régent, l'affaire du château n'avait fait que mettre en rehef ses précieuses quahtés. Il devint aussitôt capitaine de Rouen et du fort Sainte-Catherine (iSSg)'*'; de plus, il fut anobli'^*. L'inscription de son tombeau déclare qu'il fut fait chevalier, ce cpi ne paraît pas ailleurs"'': D'importantes opérations militaires demandèrent bientôt son concours. Le connétable Moreau de Fiennes était depuis le i5 mars devant Saint-Valery-sur-Somme , que tenaient les Navarrais. Comme le siège traînait en longueur, il appela à son aide Le Beaudrain de la Heuse, lieutenant de Haute-Normandie : «Et ala avec lui le cappitaine de Rouen, Jacques Le Licur, bourgeois de la dicte ville, a cent glaives, cinquante arbalestriers et cinquante archers de la ville mesmez,» dit la Clironùiue des premiers Fn/ois'^'. L'arrivée de ces renforts détermina la capitulation de la ville (99 avril iSSg). Jacques Le Lieur continua de veiller à la sécurité de Rouen: le 18 mai i36o, il reçoit 9 95 écus de Jean comme gages d'un mois, pour lui, capitaine, et sa compagnie de 10 hommes d'armes et 10 archers'*'. Sa capitainerie ne l'empêche pas de devenir par surcroît, vers le même moment, «maître des enquêtes des eaux et forets» du duc de Normandie (96 janvier 1869)"'. C'est en iSGa qu'il fut désigné par le due de Normandie pour être un de ses quatre représentants aux Etats tenus à Rouen au mois de juin'"" : il resta avec ses collègues comme «gouverneur et ordenneur»'"' de tout le subside octroyé au pays
'" P. Cochon, 97-98. '*' Farin, op. cit., VI, 166.
'^1 Bibl. liai., Pièces orig.. Le Lieur, ii° a. '"' Chron. des première Valois, 90.
'') Chéruel, op. ck., II, 363-269. "' BibL nat., Pièces orig., Le Lieur, n° '1.
(" Ibid.,ll, 3o4. (" ftid.,n"3.
0' Farin, Hist. de Rouen (Oïlit. de 1738), ("« Ibid., fonds franc., 36005, i3&8.
Il, i3. ("> Ibid., 30583,95.
(le Normandie. Cependant il fallut bientôt recommencer à tenir la campagne contre les ennemis qui désolaient la province. Jean Jouel s'était emparé (le Rolleboise, près de Mantes, au début d'octobre i363; la vallée de la Seine se trouvait coupiM! '". Comme dit la Cliroiiique de du Guescliii,
Roulcboise la tour tout espdcialomcut Grevoil trop la cité ilo Rouen ol souvent'*'.
Des liomraes d'armes furent envoyés de Paris, qui arrivèrent trop lard. De son côté, le capitaine de Rouen déploya une grande activité : il fit partir sur «des galioz à nagejî t< grant partie de joennes hommes filz de bourgoiz de Rouen avec des arb:ileslriers de la dicte cité de Rouen '^'w. Ils remportèrent quekpe succès, mais la bastille qu'ils avaient construite ne put tenir. L'effort des Rouennais ne se borna pas là : il semble bien que le capitaine Jacques Le Lieur fut chargé de garder la rivière pendant l'hiver 1 363-1 36/i. La Chronique de du Giicsclm raconte ce qu'il fit:
A Rouen la cité dont je fais parlement,
Avoil un cnpitaino dont je
Jaque Le Lieur l'appeloient la jjenl.
Un riche bourgeois (|iii rcgua genlemonl.
Le commim l'aima de cuer parfaictcmcnt.
Et bien y ap[)aiu; car le duc propienienl
Et Jaques obcy à leur commandement :
Hors et ens les conduit bien ordennemenl. Et tant que d'un vouloir, d'un cuer et d un talent Yssirent bien dix mille armez suffisamment. Gontreniont Seine alerent exploictant tellement Que devant Roulcboise le noble mandement Se logierent, d'un lez i'assegerent plainement'*'.
Ces vers présentent malheureusement deux graves lacunes au passage le plus intéressant pour la biographie de Jacques Le Lieur. Au printemps de i36/i, du GuescUn arriva avec une petite armée; il livra assaut, puis, après une dizaine de jours de siège, fut envoyé prendre Mantes. Ceux de Rouen se retirèrent'-''. Rolleboise finit par capituler au commencement de
"1 S. Lnro, llist. de du Gucscliii, li\-j. (" Citron, des premiers Valois, i3G.
''' Chroii.dcdu (iuescUn . i''ilil. r,linriii''iv , (" Chron. de du GuescUn, 1, 133-131, V
I, t33, 'i. '*' Chron. des premicri l'<i/oi«, lAi.
1 365. Ce fut Jacques Le Lieur que le roi chargea d'en diriger la démolition; il avait avec lui une troupe de 20 combattants pour garder les ouvriers'". Là, du reste, ne se borna pas la carrière militaire du capitaine de Rouen. Malgré la victoire de Cocherel, les Navarrais s'étaient installés au château des Moulinaux dans la première semaine d'août i36^ : le duc de Bourgogne essaya vainement de le reprendre. Sans cesse les gens de Rouen avaient à se défendre contre ces voisins redoutables qui venaient jusqu'aux portes de la ville. On voit que Jacques Le Lieur eut à paver 1 56 livres tournois à 2/1 arbalétriers et ai wnageeurs qui . . . ont esté ordenez estre de jour et de nuis dedans quatre bateaux en la rivière de Saine entre le Pont de l'Arche et Caudebec pour la garde de la dicte ri\4ere, afin que les ennemis estans en païs de par de là ne puissent passer par decha^^, du 12 au 21 septembre'-'. Le capitaine de Rouen paya de sa personne; à la suite d'une sortie des Rouennais, qu'il avait déconseillée, il dut se porter en avant: «Au dedevant de tous cheuz de sa route, parsui le capitaine de Mouliniax, la lanche sous le bras et le fiert et le geste à terre, et prend son cheval et l'en ameine '^l » La place fut rendue avant le 8 septembre 1 365. Quelques mois auparavant, Jacques Le Lieur, en qui le roi avait pleine confiance, fut envoyé, nous ne savons où, rtpour poursuir, faire et acomplir aucunes grosses, secrètes et profitables besongnes, touchant le fait de la guerres; il recul 3oo francs d'or en récompense'*'.
Jacques Le Lieur mourut l'année suivante, en 1 366 ; il fut enterré dans l'église des Gordeliers, sous le crucifix. Farin nous a conservé l'inscription latine de sa tombe :
Hic Jacobus habet tumulata Ligarius ossa,
Quondam a liligero principe l'actus eques. Vidit et hune Nayas generalem et silva magistrum ,
Major Rothomagi, ductor et urbis erat.
Insuper astantem montanae coslidis arcera
Rector in bosliles muniit ipse inanus ; Sexaginta dabant annos, sub mille (recenlos
Etsex, cura (antum mors tulit atra wum'''.
'•' Actet, etc., 2i3, aai. '*' Actes, etc., 238.
(•) Bibl. nat.. Pièces orig.. Le Lieur, 11° 8. (" Farin, Hisl. de Rouen (édil. de 1788).
(') P. Cochon, 3 2. VI, 166.
NICOLAS DE CHACEGNÉ.
[Asientblée pour SuiiitScver, décemlre t365 , Sainl-Lù.)
Nos renseignements sur ce personnage sont fort restreints. Il ne fui guère mêlé aux affaires normandes du xiv" siècle. Il fut commissaire pour le Rvidomentw de Saint- Sever'". On le trouve encore en décembre i36() avec le titre de «chevalier, élu on la ville et diocèse d'Avranches pour les aides delà guerres, avec loo livres tournois de gages par an, plus i franc par jour de chevauchée''^'.
HENRI DE TMIELVILLE.
(AstemUéj pour SainlSeier, décembre i3G5, Saint-Lo.)
Henri de Thieuville, comme les Paisnel, les Bertran, les Mauny, appartenait à une des plus vieilles et des plus puissantes familles féodales de Normandie. Il figure, dès i3!ih , dans une convention avec Colin de Saint- Pierre, écuyer; il est fils de Robert de Thieuville. seigneur de Vaines''". La première montre où nous l'avons trouvé, du i" février i356, le présente à la tête d'une compagnie déjà respectable, composée de i chevalier, de i/i écuyers et de 6, puis 8 archers à cheval; il est établi à Pontorson pour la garde de la frontière normande'"'. Le 3o mars i356, il touche à Caen 8 y deniers à l'écu du coin de Jean, pour les services qu'il rend ainsi en Normandie et en Bretagne sous les ordres de Jean de Hangest, lieutenant du roi'^'. Il prit part à l'expédition envoyée pour la délivrance de Rennes qu'assiégeait le duc de Lancastre dans les premiers mois de 1 867 ; il avait avec lui 6 chevaliers bacheliers et 43 écuyers. Puis on le voit rester en Basse-Normandie avec sa troupe, du 7 juin au i4 août, sous le commandement de Pierre de Vilhers et de Baudrain de la Heuse. Il reçut 594 livres tournois pour l'expédition de Rennes et 689 1. 1. 1 0 s. pour le séjour en Basse- Normandie; le payement n'était pas terminé le 1 2 janvier 1 358 "''. Son activité lui valut deux litres d'ordre différent : il devint maître d'hôtel du roi,
I'' Actes, etc., 2O6. '*' Bibtioth. tiat.. Pièces ori(;in., Thiéville,
■» Ibid., Cai. -j, 6.
i"> La Roque, //iW. ,/,• la Mimon d'Ilar- W lb{d.,;>, 7.
court, II, la'i. » Ihid., 3.
puis capitaine de Falaise (98 septembre iSBy)'". Ce poste important lui fut confié à la requête des habitants, et il eut la faculté d'avoir avec lui tel nombre de gens d'armes qu'il lui plairait. Déjà, au début de 1857, Thieuville avait été nommé gardien des trêves avec l'Angleterre en Normandie '-'; le voici qui devient, au début de iSSg, lieutenant général pour le régent es bailliages de Caen et du Cotentin'^'. A ce titre, il réserva pour le payement de ses gens d'armes toutes les recettes de la vicomte de Falaise '*'. Il collabora d'autre part d'une manière efficace aux efforts que firent en 1 3 59, i36oet i36i la ville de Caen et les habitants pour délivrer les lieux forts des environs des ennemis bigarrés qui les occupaient.
Henri de Thieuville disparaît jusqu'en i36/i. Au commencement de cette année, il est commis «pour veoir et visiter certains noz chastiaux et forteresces de Normandie^ (7 avril): il reçoit à ce propos, le () avril, 100 francs d'or'^'. L'année suivante, avec Nicolas de Chacegné et Etienne du Moustier, il est commissaire pour le avidement w de Saint-Sever; c'est alors qu'il eut avec ses collègues à tenir une assemblée normande à Saint- Lô ''■''. Il sert encore en Basse-Normandie l'année suivante, du 2g mai i366 au 12 juin, avec 3 chevaliers, 29 écuyers, 16 archers, sous Guillaume du Merle, capitaine général''''. Les occupations ne lui manquèrent pas à partir de 1871 : il séjourne pour le service de la guerre à Pontorson en mai 1371 '*'; il est ordonné, le 2 4 mars 1 872 , en compiignie du bailli du Cotentin et de Ferrant de Saint-Germain, à visiter les forteresses du bailliage du Cotentin, aux gages de Ao sols tournois par jour ''' ; le 1 " mai 1 3 7 9 , il est lieutenant des maréchaux pour recevoir les montres à Saint-Lô, et continue l'année 1873 '"". Cependant il donnait alors une partie de son activité aux préparatifs du siège de Saint-Sauveur. C'est ainsi qu'il vint en août 1872 à Paris assister aux conférences que tenait le roi pour organiser l'attaque de cette place; il resta absent 1 8 jours et reçut une indemnité de /lo fr. ">'. Mais il est curieux de constater qu'après avoir pris part à ces premières négociations, Henri de Thieuville disparaît presque complètement. Il est
'" Bibl. tiat. , Pièces ongm. , Thiniille , 6. '" Bihl. nul., Pièces oiigiii., Thiévillt,
'-> S. Liice, Hist. de du Guesclin, sîiç). i3, lâ.
'^' Ibid., 266, 271. l'i IbùL, Clairamb., io5, Saog.
''> Bibl. nat.. Pièces origin., Thiévillc, 8. *'' Ibid., Pièces origin., Thiéville, i5.
<') Ibid., 9, 10. l'o) ihi^^^ Clairamb., io5, 8209, Jo6,
<" Actes, etc., -jGG; Dibt. nal.. Pièces Sa45.
origin., Thiéville, 10. 11, 12. i") DeMe, liist. de Sumt. Sauveur, II, aoU.
encore signalé comme recevant les montres à Saint-Lô en mai 1373'", puis comme servant sous Le Bègue de Fayel avec 1 chevalier et 8 écuyers, le 2/1 mars 187 4 '2'. Puis nos documents se taisent. Il est vraisemblable qu'il mourut en iSy/i. 11 élnit seigneur du Mesnil-Garnier, de Bouguevillc, de Sainl-Pierre-d es-Bois , du l\Iesnil-Hue , de Vaines , de Chantoiro , de Saint- Léonard et autres fiefs, d'après le testament de sa fdlc el héritière Catherine, daté de i/iA8'^'.