‹ Les États de NormandieChapitre 53 sur 70 · IbuL, 7, 824, gSo · texte numérisé non relu

IbuL, 7, 824, gSo

'■''■ .Icto; etc. , 7. '*' /6i(/., i53, sj'i, Sog-oio, 43a, ')6a.

souvent, il suivait Guillaume du Merle dans ses expéditions; tantôt il s'en venait à Paris compter les deniers qu'il avait cnij)loyës. C'est ainsi qu'il perdit les deux chevaux qui lui restaient, l'un à l'allaire de la Rammée ( i" juiilel I o(J5), l'autre en allant de Caen à Falaise « pour ([uerir finance pour [)ai('r le dit capitaine et ses gens 57"'. Comme vicomte, ses gages étaient do 100 livres tournois par an; pour les commissions dont il fut chargé, de i3G3 à i368, il reçut a francs et demi par jour '-'. Enfin, dans la seconde moitié de l'année i368, il dut être promu hailli de Caen'^'. (j'était une haute et puissante situation ipii devait hienlôt le mèliîr à de grandes alfaires. Il prit part notamment aux préparatifs du siège de Saint- Sauveur : les mois de juillet et août 1 3^2 se passèrent pour lui en missions de confiance. Il alla avec d'autres personnages à Paris, à la requête des gens de Basse-Normandie, pour ohtenir de Charles V son concours linancier et l'envoi de du Guesclin. Il séjourna soixante jours, tant pour négocier avec le roi que pour attendre Ferrando d'Ayens, représentant du roi de Navarre, et s'ahoucher avec lui. De là il se rendit auprès du comte d'Alençon afin R(|u'il lui pleust que sa terre coiilribuast au faitn. Une indemnité de iGo francs lui fut accordée pour tous ces déplacements'''. Il lui fallut encore aller à Paiis avec l'évêque de Baveux, du i5 décembre 1379 au 7 janvier 13^3; toutes les dillicultés semblaient levées. C'est alors qu'avec le prélat qu'il avait accompagné à Paris, le bailli de Caen dut tenir l'assemblée des i3-i5 janvier 1373. Avec beaucoup de désintéressement, il sfist despence pour donner à meiigier à plusieurs bourgois et autres qui estoient venus de plusieurs bonnes villes du pais, dont pour ce il ne demande ricnw'^'. Le siège de Saint-Sauveur ne commença réellement que plus tard; Renier Le Coutelier ne cessa d'y donner une bonne* part de son temps (;t de sa peine. Nous savons qu'il assista aux Ktats du l\ juin 1370 à Bayeux, oii fut décidé l'emprunt nécessaire à la rançon de Saint-Sauveur'*'*. Mais nous pouvons surtout juger de son activité par les récompenses que lui valurent ses services. C'est 300 francs le 28 septembre 1 37^1, 5oo florins le a septembre 1376, pour une nouvelle année d'efl'orts et de dévouement'"'. Des lettres du 1 k février 137G insistent sur

''' /Icfcs, (;lr.,9.3(). W Bibliolli. uni., fonds fraiif^iis 36011,

(•> Ibid., 8a4. i354.

<^' Oellslo, op. cit., lâa. ''' Dclislc, op. cit., II, ajs.

'" Ibid., 11, ao3. '" Actes, etc., 1067, iiGi.

ce sujet : kII a esté, lui et ses gens, continuelement au fait de l'entreprise

des bastides qui furent faites au Pont-l'Abbé et à Pierrepont , et y a

fait pourvoiance et chevance de vivres, de genz tant de mestier comme manouvriers de braz, de charretes, chevaux, charpentiers, mâchons et autres personnes nécessaires , et fait assembler et labourer avec plusieurs grans diligences, denuiz et de jours;. . . et aussi quant la dite forteresche de Saint-Sauveur fut aprocliée de siège, le dit bailli et ses gens y ont esté continuelement et y ont fait encorez greigneur diligence. . . . , et avec ce il a faiz plusieurs volages par devers nous et nostre court à Paris, en Bretaigne et ailleurs, et par especial pour pourchacier le traittié du dit vuidement, et en continuant le dit fait et chevauchant pour icellui, lequel a duré l'espasse d'un an et plus, et si a le dit bailU receu grans

paines et labours pour le fait de finances assembler , perdu pluseurs

chevaux qui ont esté les uns mors, les autres affolés, qui valoient la somme de trois cens florins et plus'''.» C'est pourquoi le roi lui fait un don de 3 00 francs d'or. Puis Renier Le Coutelier rentre bientôt dans l'ombre : en septembre 1876, on constate qu'il est encore bailli de Caen'-'. C'est la dernière fois que nous ayons trouvé mention de lui.

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