‹ Les États de NormandieChapitre 65 sur 70 · JEAN DE SAINS · texte numérisé non relu

JEAN DE SAINS

(Etala de Basse-Nm-mandie , novembre-décembre t3g-i, Caen.)

Jean de Sains, qui vint comme commissaire du roi aux Etats convoqués en 1398 pour la rançon de Cherbourg, n'a sans doute rien de commun avec Jean de Sains, dit Morel, écuyer, que nous trouvons , dès janvier iSoy, engagé aux guerres de Poitou et do Saintonge '*'. Ce fut sans doute ce dernier personnage qui eut pour mère Alix, fille d'Engucrrand de Marigny'^'. Celui qui nous intéresse apparaît en iS^a, comme conseiller de la reine de Jérusalem et de Sicile; il est son procureur pour recevoir certaine rente à héritage sur les revenus de la vicomte de Rouen (6 juillet)"^'. A partir de i.SgS, il est signalé comme clerc, notaire et secrétaire du roi; c'est en iSgS qu'il paraît en Normandie pour le fait de Cherbourg. Comme secrétaire du roi, il signe un grand nombre de lettres'^'; il annote les instructions données à Jean de Hangest et à Pierre Blanchct que le roi envoie en Angleterre (6 septembre i/ioo'"); il apporte au Parlement, le 27 avril ilio-3 , des lettres du roi révoquant les dons faits sur le domaine '''. Mais surtout il est adjoint à plusieurs missions politiques d'une haute gravité : en i3g/i, au mois de janvier, il part avec l'évêque de Noyon et le sM'e de Coucy, ipii vont à Avignon d(Mn.in(lt'r au pape la création pour 1(!

<" Bibl. iiaL, Clairamb., i6(). 5007. '" Bibl. nat., Pièces origin., de Saiiu, S.

Cl ]bid.,:)-j, Ii3-ji. (') Bibl. de l'École de> Chartes, 1888. ^■'.,

'" Ibid. , Pièces ori(;ln., Hnngesl , 7/I. /loi, 4i5.

'*> /(iiW. , Clairamb. , 100, 77'!!. '*' Dmiët ir.Arcq, Piken du règne de

'*' Anselme, VI, 3i2; Fioissaii, .-dit. Charles F/, I, igi.

Kcrvyti deL., XXI, 65. "' Nie. de Baye, I, 3a.

duc d'Orléans du royaume d'Adria; il séjourna avec eux à la cour pontificale'". En 1898, il va en Angleterre arec le maître d'hôtel Taupin de Chantemelle et le docteur en décrets Guillaume de Gantiers , pour sommer le roi Richard II de publier les trêves en Guyenne ^'^\ Quelques années plus tard, dans les derniers jours de 1/101, il suit à Boulogne l'évêque de Chartres, l'amiral Jean de Vienne, le premier président au Parlement et Jean de Hangest : il s'agit de traiter bien vainement de la paix avec les ambassadeurs anglais '^'. Jean de Sains était dans une situation fort critique la dernière fois que nous entendons parler de lui : il était prisonnier au Louvre pour les affaires du Schisme. Monstrelet le qualifie de B jadis secrétaire du Roy»'*'.

(" Douèt d'Arcq, op. cit.,l, lia. ''* Dooët d'Arcq, op. cit., I, ai 5.

'** Froissart,édit. Kervyn de L.,XVI, 3o3. W Monstrelet, édil. Douèt d'Arcq, I, 358.

1266, 90 seplembif. fans.

Lettres de non-préjudice accordées par Louis 7.1' aux évêques de Bayeux , A tranches , Lisieux

et Coûtantes, à propos d'une taille levée sur leurs hommes pour la défense des côtes.

(Archives de la Seine-Inférieure, G 1878, 1'".)

Ludovicas, Dei gratià Francorum rex, univcrsis présentes litteras iiispecturis, salutem.

Notum facimus universis discrètes et fidèles nostros episcopos Normaanie, videlicet Baiocensem, Abrincensem, Lexoviensem et Conslanliensem ac eorum capitula nobis et niera et propria gracia proniisisse ut possimus bac vice ab hominibus eorum circa seu prope mare dogentibus vel qui maris commodum senstiunt, auxilium médiocre levare pcr manus ipsorum pro facto galearum ad munimcn et tuilionem terre contra gailiolos et piratas factarum, itaque eis aut successoribus eorum nulum prejudicium ali([uatenus generetur.

Aclum Parisius in vigiiia beali Mathie Apostoli, anno Domini millesinio eo sexagesimo sexto.

1319, février (n. s.). Paris.

1* Formule de convocation pour les nobles à l'assemblée de Provins , le jour des Rameaux; a° Liste des nobles de ?tonnandic à convoquer ; 3° Formule de convocation pour les nobles de I\'ormnmlie à l'assemblée de Lisieux, au mois de mars.

(Archives nationales, JJ 55, fol. 65 v°, 66.)

Philippe à nostre ame et feai tel, etc., salut.

Comme nous vous eussiens mande que aus octaves de la Chandeleur darrainement passée, vous feussies h nous à Paris pour aucunes besongnes qui touchent le honneur et Testât de nous et de nostre royaume, sus lesqueles nous avions à parler à vous et à la dite journée vous ne soiez venuz ne conlre-

''' Vulimiu donné par Pierre Bel,i(jcnt, jjarde de la prévôté de Paris, le 38 août 1837.

inaude pour vous, de quoy il nous deplaist moult, nous vous mandons qiio toutes choses laissies vous soies à nous en cesle prouchaine feste de Pasques flories à Prouvins, olî nous entendons à estre, et ce ne laissiez en nulle manière, quar nous ferons adont dire nostre entencion et nostre voulenle sur les besoingnes dessusdites.

Donne à Paris.

Normandie. Roem. Le sire de Clere.

Loys de Marigni, ctievalier.

Mouton de Biainviile, chevalier.

Le sire de Til)eu>iile.

Jehan de Gaiilon, chevalier.

Robert Bertran, chevalier.

Le segneur de Harecourt.

Jehan de Touruebou, chevaher.

Le sire de Fayleris.

G. de Harecourt.

Le sire de Préaus.

Le sire de Briquebec.

[tem ou baiUiez dou leti t Caanz.

Le sire de Tiili.

Raoul de Creuli, clievalier.

Item ou bailliez doit leii :

Cauz.

Le sire de Montigni.

Le sire de Hotot.

Le sire de Balleuz.

Robert .Malet, chevalier.

Le sire de Touteville.

Le sire d'Esnemarz.

Le sire de Foucarmont.

Maral de Basqueville.

Le conte de Eu.

Jehan Malet, chevalier.

Item ou bailliez dou teu ; Gisois.

Malii de Trie , chevalier.

Le comte de Dreni.

Le sire de Roui.

Mahi de Trie le jouve, chevalier.

G. Crespin, chevalier.

Item ou bailliez dou leu : Comtanlein.

Le sire d'Aunay.

M. de Va.

G. Putiz , chevalier. G. Tesson, chevalier.

Jehan Paisnel , chevalier.

Item ou bailliez dou leu

Secunlur nomina Normannie de uovo tradile per magistrum P. Barnj :

Le comte d"Eu

Le comte d'Aubmalle

Mons. Jehan Mallet

Mons. Robert Mallet

Le seigneur de Hotot

Mons. Rol>ert d'Astouteville

Le sire d'Oystieval

Le sire de Clère

Le sire de Saint-Martin.

Jlouton de Biainviile.

Le vicomte de Meleum.

Mons. Aubert de Angest

Le sire de Harecourt

Le sire de Ferrières

Mons. Jehan de Gaiilon

Mons. Guillaume de Mortemer

Mons. Roger Bacon

Le sire de Tilli

Mons. Robert de Tournebu

Mons. Guillaume du Merle.

Le sire de Creuly.

Mons. Robert Bertran Periers

Mons. Jehan Paienel

Mons. Jehan Tessen

Mons. Obvier Painel

Le seigneur de la Ferté.

Mons. Robert de Viez Pont

Mons. .ilmaury de Meulenl.

Mons. Guillaume Crespin.

Mons. Jehan Crespin

' Cauz.

Roem.

Cauz.

Roem.

Cauz.

Roem.

Cauz.

Caen.

Caen.

Gisors.

Caen.

Roem.

Gisors.

PIKCKS JUSTIFICATIVES. 343

Suprascriplis noiiiinibux -rNoriiKiiidie" sub hue forma quae sequtlur :

Philippe, par la {jrace de Dieu, etc., à nostre ame et féal tel, salut et dileclion.

Comme uous eussions mande à vous et à pluseurs autres nobles des marches par delà, que vous et euz fussiez à nous à Paris aus octaves de la Cbandelour darrainement passée, pour aucunes besoingnes sur lesqueles nous avions à parler à vous et eus, touchant Testât et l'honneur de nous et de nostre royaume, et à la dite jornee pluseurs des diz nobles ne soient venu, et à ceuz qui venus y sont, nous aierenz fait exposer et dire ce pourquoi il et li autre avoicnt este mande, et li diz presens se soient excuse de nous faire response sur les dites besoignes pour l'absence des autres de leurs pairs, ausquels il en vouloient parler, nous vous mandons que toutes choses arrière mises, sanz nulle excuse et si chier comme vous avez nous et nostre honneur et de nostre royaume, vous ne lessiez en aucune manière que vous ne soiez à Lizieux au mois de ces prouchains Brandons, par devant noz amez et féaux Pevesque d'Amiens et Robert d'Artois, conte de Beaumont le Rogier, nostre obier cousin, lesquels nous envolons au dit lieu pour parler à vous; si les créez sus ce qu'il vous diront, que nous vous en doions savoir gre.

Donne à Paris, le xxii° jour de février, l'an mil trois cenz et xviii.

1310, ao mars (n. s.). Paris.

Lettre de Philippe annonçant l'envoi de l'évêque d'Amiens et de Robert d'Artois, pour tenir

l'assemblée des nobles à Lùiieux.

(Archives nationales, JJ 55, fol. 6&.)

(]ommissio fada domino cpiscopo Ambianensi et Roberto de Attrabato, militi :

Pli., etc. A louz cens (|ui ces présentes lettres verront, salut.

Savoir faisons, que pour [)arl(M', Iraictier et accorder avec les barons, bancrez et autres nobles de Normendie sur l'ayde que nous leur faisons demander pour cause de la provision do nostre guerre de Flandre, nous envolons par devers les diz barons, bannerez et nobles noz amez et feals R., cvcsque d'Amiens, et nostre chier cousin Robert d'Artois, comte de Biaumout le Rogier, aus quels nous donnons aurtoritc et plain povoir de Iraiclier et d'accorder avec les dessus diz sur l'ayde devant dite et de leur donner lettres que ycele

Uh LES ÉTATS DE NORMANDIE.

aydc ne puisse tourner à préjudice, ores ou au lemps avenir, à eus ou leurs hoirs ou successeur, ne nouvel droit eu soit acquis à nous ou à noz successeurs roys de France. Et nous promettons en bonne foi que tout ce qui sera fait, traictie et acorde par noz diz messagiers avec les dessus diz bannerez et nobles, nous aurons ferme, estabie et agréable et le ferons tenir, garder et nconiplir, sanz faire ou venir de riein à Tenconlre.

Donne à Paris, le xx' jour de marz. l'an niil ccc et xviii.

1347, novembre. Fromonl.

Pouvoirs donnés par Philippe lia sonjils aîné Jean, duc de Normandie,

pour réunir les Etats des provinces qui lui sont apanagées '"'.

(Archives nationales, J 870, n° 5.)

Philippe, par la grâce de Dieu roi de France, savoir faisons à touz presenz cl à venir, que, comme pour le très grant affection que nous avons à nostrc très obier fuilz ainsne Jehan duc de Normendie et de Guyenne, nous li avons octroie et octroions licence, povoir, congie et auctorite que il puisse assembler toutes foiz et quantes foiz que il voudra touz ses subgiez, tant du pays de Normendie comme de toutes ses autres terres qui sont en sa main et desqueles il a pleniere administracion, soient prelaz, religieux, clers, barons, nobles et non nobles et tous autres de quelque estât ou condicion que il soient, ensemble ou par parties, en un lieu, ville ou chaslel ou en pluseurs, et leur requérir conseil et toutes manières de aydes pour le fait des guerres, et de faire en\iron les dites choses et les circonstances et dépendances d'icelles tout autant comme nous avons acoustume faire et que nous ferions et faire pourrions en nostre personne et de nostre droit royal es autres parties de nostre royaume, et que à ces choses faire nostre dit fuilz ait celle mesme noblesce, povoir et auctorite comme nous avons en tel cas, sanz ce que nostre dit fiulz, ses hoirs ou aianz cause de li, en puissent ores ne en temps à venir, par nous ne par noz successeurs rois de France, estre siviz, approchiez, ou molestez en aucune manière mis ou traiz eu amende. Et nous par ces lettres mandons à touz les justiciers ou subgiez de nostre royaume, que à nostre dit fouilz et à ses mandemenz obéissent enceste partie comme à nous et aus

*'' Celle pièce est lésuniée dans D. Le Noir, La Ncnnamlic, jiaijs d'Etals, 11" 10.

nostres. Et pour ce que ce soit chose ferme et estable à louz jours, nous avons faict mettre nostre scel à ces lettres.

Donne à Froment, l'an de grâce mil trois cenz quarante et sept au mois de novembre. Par le roy : Paire.

13'iS, mars (n. s.). l'nnt-Audeiii' r.

Résumé d'une ordonnance de Jean, duc de Normandie, rendue à la suite des Etals de Pont-Audemer pour la levée des aides accordées par l'assemblée.

(Archives inunlcipnles de Houcn , L', fol. 106 v°.)

Item une autre lettre sur double (|ucue en laz de soye et cire verte,

de Jehan ainsne filz du roy de France, duc de Normandye et de Guyenne, conte de Poitou, d'Anjou et du Maync, donne au Pontaudemer, l'an mil Iroys cens quarante et sept, au moys de mars, signez sur le reply : par Monseigneur le duc en son conseil. Du Boys.

Contenant que, après que les prelatz, barons, nobles et bonnes villes de son pays de Normendye, as.semblez au Pontaudemer pour le faict du subside, hiy eussent octioye à Rouen, au moys de novembre, pour la deffence du pays, qui estoit ung homme d'armes de chacune paroisse de la dite duché juscjues à ung an, six solz parisis par jour pour homme d'armes, qui pouvoit montera ([uatre cens cinquante mille livres tournoys, et ce sans tirer le dit subside à servitude ou conséquence le temps advenir, le dit seigneur à la suppliccacion des dessus diz complaignans (jue par la puissance et souveraineté du Roy et des siens ilz avoient este fort molestez, leur octroya les grâces et accordz qui ensuivent :

1. C'est assavoir : pour ce qu'ilz lui auroicnt octroyé le dit subside de peure amour et grâce, le dit seigneur leur octroya que ce ne leur portast préjudice ou conséquence aucune pour l'advenir.

2. Que le dit seigneur tiendroit et garderoit les lihertez, franchises et couslumes de Normendye loyaument aprouvez, et selon ce qu'il apparoist icelles affermez par ses prédécesseurs, et desquelles ilz auroient joy et use suÛisammenl.

3. Que moicnnant le dit aide toutes charges, imposicions, eiupiunts ou autres cesseront en la dite année pour cause de ses guerres.

II. Que toutes prinses de vins, grains, chevauls et autres choses cesseroient,

se n'estoit pour paier le prix présentement, et s'il advenoit que ses officiers

le contraire, et ilz estoient rescoux, ceulx qui les rescouvroient n'en seroient traiz à amende.

5. Que aucun dixième pour la dite année impetre ou à impetrer, ne seroit levé sur les gens d'Eglise.

6. Que se les personnes d'Eglise exemptes, qui lui seroient baillées par escript, ne vouUoient contribuer au dit subside, pour telle portion comme ilz seroient tenus, tout ce qui pourrait monter pour leur porcion, seroit déduit du prest que les dites gens d'Eglise doivent faire pour le dit aide.

7. Qu'il pourchasseroit que le prest et l'aide ordonne pour les dites gens d'armes seroient levez par la manière de Finstruclion sur ce faicte en toute la duché de Normendye, tant en ses terres, comme en celles de la royne Jehanne et madame de \allovs, de sa sœur la rovne de Navarre, de la comtesse d'AUençon sa tante, de monseigneur le duc d'Orléans et de ses cousins le conte et la contesse de Savoye.

8. Que au cas ou le dit prest et aide ne se levast aussi bien es dites terres comme en la sienne, seroit déduit dudit aide et prest ce qui affiert à leur poicion.

9. Que par le moien dudit aide et prest, leur fust par lui octroyé l'imposition de huit deniers pour livre par eulx requise a estre paiee, quatre deniers du vendeur et quatre deniers de lacbapteur, qui courra par toull la duché de Normendve et es terres dessus dites, qui seroit levée sur toutes manières de gens de quelque estât qu'ils feussent.

10. Que la dite imposition seroit cueillie par les gens du dit pays et ceulx par eulx depputez, et que à eubc ou à ceulx qui deputeroient, compte en seroit rendu, appeliez telz officiers dudit seigneur comme sur ce il luy plairoit depputer.

11. Que ung clerc, ung chevalier et ung bourgois seroient depputez en chascun bailliage pour ordonner la dite imposition et comme elle sera baillée et receue.

12. Que troys autres personnes principaulx des ditz estatz orront à Rouen les comptes de tous les commissaires des ditz bailliages, tant du prest que de l'imposition, appeliez ceulx qu'il plairoit au dit seigneur faire depputer.

13. Que sur ladite imposition Ton prendroit pour parfaire les forteresses enconiinencees telle somme qu'il seroit ordonne par conseil du dit seigneur.

14. Que après que la dite imposition seroit ci'yee, toutes les autres impositions cherront du tout.

1 5. Que la dite imposition courroit au dit pays tant de temps que les sommes soient levées, qu'il conviendroit pour chacune parroisse ung homme d'armes et pour les autres charges accordées par les gens du pays en la dite assemblée au Pont-Audcmcr, tant pour les clostures que autrement.

16. Que ceulx qui auroient fait le prest recouvroient sur la dite imposition ce qu'ilz auroieut preste et aussitost l'un comme l'autre, selon la quantité que il/, auroient preste, après toutes foiz ce que le dit seigneur auroit eu et levé ce qu'il devoif avoir.

17. Que ses baillifs, vicontes ne autres ofiBciers ne se pourroient exempter de paier la dite imposition.

18. Que l'argent qui seroit preste ou levé de la dite imposition ne pourroit cstre converty en autre usage que en l'aide accordée par le dit pays.

19. Que pour tout le pays en paix il envoiroit commissaires relTormateurs sur ses officiers par le pays.

20. Que s'il avoit tresves par le pays ou rie passoit la mer, les dites personnes de Normendye ne seroient tenus paier la dite somme de ii' l'° livres, et neantmoins se recouvreroit le prest de ii"" livres premier prestees, et tant dureroit la dite imposition que ce qui auroit este preste se peust recouvrer, et les autres charges ordonnez |)ar le dit pays comme dit est.

"il. Que de toutes les choses dessus dites il donneroit lettres à qui les vouldroil avoir, etc.

1348, 7 mars. — 1349, i" mars (n. s.).

l-'.rtmils (lu compte de Pierre Ainère le jeune, trésorier du duc de Nonnttiidic , concernant l'aide accordée par les Htals de Normandie en 1 3'jS.

(Bibliotbùquc nationale, fonds français, 1)738.)

Le. conqite Pierres Auzerc le jeune, trésorier de Monseigneur le duc de Nor-

mendie et de Guyenne, fait à cause de ceu que ledit trésorier a receu pour ledit seigneur et ensement ce que ledit trésorier a uiis et paie pour et eu Taquit dudit seigneur depuis le vendredi vu'' jour de mars lan de grâce mil CGC quarante et sept que ledit Pierres fut fait trésorier du dit seigneur jusques au premier jour de mars l'an mil cccxl viii ensuivant (Foi. U.)

Despense faite par Pierre Auzere le jeune, trésorier de Monseigneur le duc de Normandie et de Guyenne, à cause de ce que le dit trésorier a mis et paie pour et en la quite du dit seigneur du pais le vendredi vu' jour de mars Tan xLvii que ycelui Pierres fut fait trésorier dudit seigneur (Fol. 1 1.)

Item pour deniers bailliez à Adam Aubery à Vernon pour paier pluseurs despens fais par nos seigneurs tenans les comptes audit lieu au terme de la Saint-Michiel Tan xlviii, si comme par lettres de recognoissance du dit Adam faite l'an dessusdit le xxviu' jour d'ottobre puet apparoir, pour ce xxnii escuz pièce pour xx s. par. valant xxx 1. t (Fol. la v°.)

Item pour deniers paiez à Jehan Pierres pour i'escripture de vu" et viii paire de lettres patentes, scellées des seaulz de Monseigneur le comte de Harecourt et d'Aubemalle et Monseigneur Robert Bertranc, sire de Briquebec, adreçans à pluseurs nobles de la ducbie de Normendie pour estre à certaine journée au Pont-Audemer, par l'ordenance de Monseigneur de Rouen, pour certaines causes touchant le Roy et le duc nos seigneurs, si comme par mandement desdiz Monseigneur de Harecourt et Monseigneur de Briquebec fait le v° jour de juillet l'an dessus dit et par lettre de quittance dudit Jehan puet apparoir, pour chacune paire des dites lettres viii d. t. si comme par le mandement dessussit puet apparoir, pour ce en doubles de ii d. t., cv s. viii d. L (Fol. i5 v°.)

Deniers paiez à Monseigneur Guiffroy de Rupallay et à pluseurs autres commissaires au bailliage de Caen pour le fait du subside et impositions :

Pour deniers paiez audit Monseigneur Guiffroy de Rupallay, Monseigneur Jehan Tesson, chevalier, Pierre Auzere l'ainsne, bourgois de Caen, commissaires généraux au dit bailliage de Caen sur le fait du dit subside et impositions , si comme par mandement de Monseigneur le duc puet plus à plaire apparoir, donne le xxvii" jour de janvier l'an xlvii et lettres de recognoissance d'iceux faite le xxviii" jour de juillet l'an xlviii sur ce qui leur paroit estre deu de leurs gages desservis au dit office du xxv° jour de novembre encloz l'an XLVu qu'ils entrèrent ou dit office jusques au xxm''jour de juHet fors cloz l'an XLVIII qu'ils cessèrent à exercer le dit office, c'est assavoir pour le dit Monseigneur Gielfroy ii' lx 1. t., pour le dit Monseigneur Jehan Vi" 1. t. et pour le dit Pierres viii" 1. t., pour ce pour tout ensemble en doubles de ii d. t.,

\' XX I. t. (Fol. 20 V°.)

PIECES JUSTIFICATIVES. 3û9

Deniers paiez à Monseigneur Guiiïroy de Ruppailay et à piuseurs autres commissaires au bailliage de Caen pour le fait du subside et impositions:

Pour deniers deuz au dit trésorier par Monseigneur le duc tant pour ses despens, paine et travail de lui, de ses clievaux et de ses genz, faiz par piuseurs voyages et par piuseurs foys tant en la compaingnie Monseigneur (îieffroy de Ruppailay que autrement, tant à Rouen pour piuseurs voyages faiz illecques en venant de Caen et ensement ])our piuseurs voyages en venant de Caen au Pontaudemer que en chevauchant par ])luseurs journées par foutes les vicontez du bailliage de Caen pour cause du fait du subside et impositions octroyez à Monseigneur le duc et ensement demoura grant quantité de temps tant à Rouen, au Pontaudemer, au bailliage de Caen que en cheminant et chevauchant esdiz lieux pour les causes dessus dites et au proGt du dit seigneur, si comme le chancelier puel savoir toutes les choses pour ce, ce que nos seigneurs regarderont et que il verront que à ce appartendra, lesquelles choses le dit trésorier fist et continua avant ce qu'il fu fait trésorier, c'est assavoir dès vni° jour de novembre Tan xlvii, jusqnes au vendredi vu" jour de mars Tan dessus dit que icelui fu fait trésorier du dit seigneur, ouquel temps il a cxix journées qui valent à xxx s. t. par jour, viii" xviii 1. x s. t. (Fol. 21.)

Pour lettres do Monseigneur le duc par ledit trésorier euvoiez de Rouen à touz les baillis de Normendie pour bailler les impositions jusqnes à m moys par Estienne Toustain, Colinet de Rouen et Richart Rrisetourte, pour ce XL s.

Pour lettres d(! Monseigneur le duc envolez de Rouen à touz les baillis de Normendie pour bailler les impositions jusques à ix moys par Henry de Preis, Jehan Aumont et Garin Toustain, pour ce xl s. (Fol. 26 v°.)

Pour lettres de Madame de Navarre par le dit trésorier, envolez le mardi xvii" jour de juing l'an xlviii aux baillis de la dicte dame, c'est assavoir aux baillis d'Evreux, de Mortaing et de Longueville, faisant mention que elle mandoit aus dis baillis que il feissent lever le dit prest ou subside et impositions en sa terre pour Monseigneur le duc, par Colin le Courant, Colinet de Rouen et GuiflVoy le Rourssier, pour ce xl s. (Fol. 26.)

Pour lettres envolez du dit trésorier de Rouen à Paris le mardi xvii'jour de juing, l'an xlviii par devers Monseigneur le Chancelier et maistre Guillaume du Bois, pour cause de ce (jue le linilii de Monseigneur le duc d'Orliens à Ponlorson ne voulloit souffrir que les genz du dit bailliage paiassent ne prest ne imposition aux genz de Monseigneur le duc de Normendie et par semblable condition au bailli Monseigneur d'Aumalle, pour avoir lettres aus diz baillis alTîn qu'il ne meissent enipescliement que le dit prest ou subside et imposition

ne fut paie, par Jehan Auzere homme à cheval pour vi jours que le dil Jehan demoura pour avoir letlres adreches aus diz baillis, pour les despens de lui et de son cheval, par jour vi s., valant xxivi s. (Fol. 26 v".)

Pour Jehannot Pierres par le dit trésorier envoie de Rouen à Paris par devers Monseigneur larchevesque de Rouen qui y estoit le xxiiii' jour de juing Tan dessus dit pour avoir lettres de lui que il mandast à son bailli de Dieppe que il feist bailler à Jehan Gehe, receveur du subside ou bailliage de Caux ix" livres, à quoy la ville de Dieppe estoit tauxee pour le dit prest, pour ce XV s. (Fol. 26 v°.)

Pour Pierre Père, Robert le Sot, Laurent Gosse et Jehan TAbbe par le dit thresorier envoiez de Rouen porter lettres de Monseigneur le duc à touz les baillis de Normendie et aus commissaires estubliz sur le fait de cest présent subside et impositions èsdiz bailliages, affin que yceulx tournassent par devers les baillis de Madame de Navarre et que il baillassent les impositions et levassent le subside en la terre de la dite dame et aussi que yceulx baillis baillassent les impositions jusques à ix moys, ja soit ce que autreffoiz leur avoit este mande, de laquelle chose eulx n'avoient rien fait, pour ce pour tout, tant alant porter les lettres aus commissaires là oti il demouroient que ailleurs, viii 1. (Fol. 27.)

Pour lettres du dit seigneur envoiez par le dit trésorier le v' jour de jullot de Rouen as diz baillis alBn que il feissent cuillir et lever les diz subsides et impositions non conlrestant ce que la commune de Rouen i'avoit contredit pour ce iii 1.

Pour lettres closes de Monseigneur le duc envoiez le ix° jour de jullet à touz les evesques de Normendie pour faire certaiiies choses contenues en icelles, pour ce vu 1.

Pour vP^ paires de lettres scellées du seel Monseigneur de Rouen, envoies à pluseurs prelas, bonnes villes, baillis et autres pour l'assemblée du Pontaudemer pour ordenner sur la rébellion des impositions, pour ce vu 1.

Pour vii"xvin paire de lettres scellées des seaulx Monseigneur de Harecourt et Monseigneur Robert Rertren, envoiez à touz les nobles de Normendie pour la dicte cause, pour ce vu 1. x s.

Pour lettres envoiez aus bonnes villes affin que il fussent à la journée du Pont Audemer, pour ce xl s.

Pour lettres de Monseigneur de Rouen , envoiez par Pierre Lepere de Rouen , c'est assavoir aux nobles qui ensuivent : premièrement à Monseigneur d'Esneval, à Guiffroy du Plesseiz, à Monseigneur Jehan d'Estouteville, au seigneur de Railleul, Monseigneur Regnault de Rraquemont, Monseigneur Pierre de Goschet, messire Jehan TAbbe, messire Jehan de Reuzeville. et pluseurs au-

1res nobles, afliii que yceulx fcussenl à certaine journée devant rarchevestjin! de Rouen à Harelleu, pour certaine cause, pour ce xxx s. (Fol. 27.)

Pour lettres de Monseigneur l'arcbevesque envolez à touz les commissaires et receveurs des bailliages de Gisors, de Caux, de Caen, de Costentin, faisant mention que ce est l'entente de Monseigneur le duc que l'imposition se lieve pour paier ceulx qui ont fait le prest, pour ce c s.

Pour lettres envolez à Monseigneur de Itouen à Pontolse, le merquedi xvi° jourde juilctpour corriger les lettres du commandement de Monseigneur le Cliaucelier faisant mention que rimposltion soit cuillie pour satisfiere les gens qui ont fait prest, pour ce viii s.

Pour les dites lettres renvoier au dit chancelier que Monseigneur de Iloen les eut corrigées, le vendredi xviu' jour de juUet, pour ce viii s.

Pour lettres envolez par Estienne Toustain au Chancelier le merquedi xxiii" jour de jullet, faisant mention que le receveur du subside et impositions du bailliage de Caux n'escrivoit que les genz du dit bailliage ne voulloient paier les diz subsides et impositions affin que le chancelier y pourvoist de tel remède comme bon lui semblera, pour ce xviii s.

Pour pluseurs messages envolez à pluseurs chevahers le vin" jour de jullet par Monseigneur l'arcbevesque de Rouen pour estre à lui à certaine journée à Harfleur, pour ce lx s.

Pour XII messages envolez à touz les nobles de Normandie et aus baillis et vicomtes du dit pais faisant mention que la journée de Pontaudemer fust retardée jusquos à viii jours, pour ce xvi 1. (Fol. 28.)

Pour deniers par le dit trésorier bailles à niaistre Jehan de Mareul, clerc du duc nostre seigneur, pour faire escrire à pluseurs clercs vn"xviii paires de lettres closes qui furent portées aus baronz et autres nobles de Normendie pour cause du dit subside et impositions, et furent scellées des seaux Monseigneur de llarecourt et Monseigneur de Briquebcc, pour ce lxx s. (Fol. 29.)

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