INTRODUCTION
Pendant la durée de l'occupation anglaise , de 1421 à 1449, les assemblées d'états se succédèrent en Normandie avec une rapidité dont jusqu'alors il n'y avait point eu d'exemple. A première vue, ce simulacre de représentation nationale pourrait faire croire à un beureux progrès de la liberté politique ; mais un examen plus approfondi conduit à un autre sentiment^ et nous dispense. 4^- toute reconnaissance envers le gouvernement angl^i^Iy^Jej^^é^tats furent souvent convoqués^ ce fut unïquewJ^^^I^^ finances ne
furent jamais en proportiom^fj||er ^iiîif^^ (l). Même au début de la guerre , rAngleVê^^ vj^iSi^ipùdk qu'à regret aux charges de la conquête (2)-. a^lusi^i^^/aison en dût-il être de même lorsque de rudes échle^^une résistance de plus en plus énergique eurent affaibli le prestige des premières victoires, que les factions commencèrent à se former et à détourner l'attention des affaires étrangères. Il fallait craindre, malgré l'éclat de la journée d'Azincourt, que la guerre ne finît par sembler au peuple anglais plus onéreuse que profitable II était naturel, dans de telles circonstances^ de s'adresser de préférence à ceux qu'on tenait sous le joug, aux habitants du duché de Normandie et pays de conquête.
Il est vrai , le gouvernement eût py imposer les subsides au lieu de se les faire octroyer; mais à quoi bon violer la pro-
(4) M. Cliéruel, dans son Histoire de Rouen sous la domination anglaise, a apprécié avec beaucoup de justesse le rôle des états de Normandie.
(2) On sait que Henri Y, pour conquérir la France, fut obligé de mettre en gage ses meubles, ses bijoux et jusqu'à sa couronne.
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