‹ Les États Hypothermiques ExtrêmesChapitre 5 sur 11 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

firmé les expériences de Broca et de Richet (1897). Ils se ralentissent au-dessous de 350.

C’est également à cette température que les réponses du muscle aux excitations commencent à se faire moins fortes. |

Le cœur, enfin, continue à battre sans modifications jusqu’à 200, À ce moment ses contractions s’espacent et deviennent superficielles. Langedorff à noté une pulsation toutes les 100 secondes. D’après MM. Maurel et Lagriffe, expérimentant sur le lapin, la température rectale peut descendre à 300 sans inconvénients pour le sujet: les températures comprises entre 259 et 290 sont dangereuses; la vie, au dessous de 250 est compromise; au-dessous de 200 le sujet est condamné quoiqu'on ait pu.ranimer par la respiration artificielle persévérante un animal qui n'était resté que quelques secondes à ces basses températures. Le cas extrême est cité par le professeur Ch. Richet qui a pu ranimer de la sorte un lapin dont la température rectale s'était abaïssée à 150. Il s'ensuit que la limite dangereuse semble devoir être autour de 26° sans qu’il soit permis d'étendre à l’homme ces résultats expérimentaux observés chez le lapin.

Dans le laboratoire du professeur Roger nous avons eu la bonne fortune de pouvoir étudier avec le docteur L. Binet l'influence du froid sur les contractions el le cœur de la grenouille, Deux grenouilles, à moelle détruite sont fixées sur des plaques de liège. On ouvre le thorax. Le cœur de l’une d’elles est séparé du corps et placé

sur l’abdomen; le cœur de la seconde est en place. On

2s, DS

peut déterminer l'excitation musculaire avec l’appareil Dubois Raymon. Les deux animaux sont placés dans une boîte à double paroi avec enveloppement réfrigérant (glace et sel). Un thermomètre donne la

température de l’enceinte centrale.

0 18 contractions nettes des 2? cœurs. Réflexes musculaires persistent.

3° Cœur isolé s'arrête : 18 contractions —

1° | Contractions superficielles : 12. ee

je Oreillettes battent; quelques secousses ventriculaires: 12. Contractions moins fortes.

19 Seules contractions auriculaires Contractions très légères sur quelques secousses ventriculai- grenouille vivante. Peu de res. réponse sur la grenouille morte

Fa Contractions des oreillettes : 2 = par minute. —

Jo Contractions persistent mais rares Avec réaction pour la saine des el irrégulières; quelques secous- deux côtés; pour la morte du

| ses ventriculaires. seul côté droit par où sort le |. 8o 8 contractions auriculaires: 1 sou- courant. bresaut ventriculaire. | ——

On sort les animaux de la boîte. Le cœur, laissé en place, se contracte avec énergie; les contractions musculaires redeviennent intenses et énergiques tant pour la grenouille saine que pour la grenouille sans cœur.

L’on voit donc que, pour ces animaux, l’automatisme du cœur et la réponse musculaire se maintiennent intacts, jusqu’à une température extrêmement basse, avoisinant zéro.

La résistance au froid est sous la dépendance du système nerveux qui joue le rôle de régulateur thermique. Par son action sur les vaisseaux dont il détermine la vaso-

constriction ou la vaso-dilatation, il diminue ou aug-

mente la perte de chaleur par rayonnement. Par son action sur les poumons, il peut provoquer une période d’apnée ou au contraire une dyspnée intense. Enfin par son action, et c’est la plus efficace, sur les combustions et l’activité musculaire, il réduit ou amplifie les réactions chimiques. Etant donné que les trois quarts des calories proviennent des mouvements du muscle, ,on comprend que la première réaction de l'organisme au froid soit le irisson et que tout état d’anesthésie, impliquant une paralysie momentanée, soit pour l'organisme une cause de refroidissement notable. Des expériences ont prouvé le bien fondé de cette théorie. Sans parler de l’action des toxines, dont nous aurons l’occasion d'expliquer le rôle, des traumatismes du système nerveux, entraînant la paralysie, peuvent produire l’hypothermie. Les premières expériences de ce genre sont dues à Naunyn et Quincke (1869) qui firent des piqüres de la moelle et du bulbe. Charles Richet en 1884, Aronsolm et Sachs en Suède, Girard à Genève et Guyon à Paris ont cherché par piqüre, brûlure ou attrition, à trouver la localisation exquise des centres thermo-régulateurs. On ne peut dire jusqu'ici que l’accord sur ce point soit parfait. Par la piqûre profonde du cerveau, par la scission de la moelle à la région cervicale on a pu provoquer une chute de température, mais il semble bien cependant que le système nerveux tout entier, volontaire ou non, puisse participer à la thermo-régulation et en soit le facteur principal. Il s’ensuit que tout poison, toute toxine qui le mettra en déché-

ance sera cause par là même de troubles thermiques.

PPT

Cas d'Hypothermies extrêmes

Refroidissement cet inanition.

Maladies et trauma tismes du système nerveux.

Maladies infectieuses

Bain froid.

Froid extérieur

Inanition.

Athrepsie.

Fractures de colonne

vertébrale.

Démence.

Hystérie.

Hydrocéphale.

Myxædème.

Choléra.

Bronchopneumonie des enfants.

Currie.

Weiland.

Bourneville:

Glaser.

Peter.

Renicke.

Diday.

Desharreaux.

Arnould.

Jansen.

Reynold.

Teale.

Nieden.

Buckhardt.

Eœwenhardt.

Tomlison.

Tomlison.

Jansen.

Greenhow.

Thibierge.

Lorrain.

Magendie.

Mienot.

Guérison.

Mort.

Guérison‘ »

Mort.

Guérison.

Mort.

Survie.

fr Mort. »

Survie.

Mort,

relevés dans la Littérature Médicale.

Intoxications exogènes.

Intoxications endo-

gènes

Méningite tuberculeuse

Convalescence.

Intox. par le plomb.

— p:le phosphore.

— alcool avec som-

meil et froid extérieur

Coma diabétique.

Urémie.

Cyanose congénitale.

Œdème scléreux du nouweau-n6.

Mignot.

Lorrain.

Trousseau.

Gandiger.

Obermeyer.

Reinhardt.

Marceaux.

Lépine.

Jansen.

Reinhardt.

Mareaux.

Hulbert.

Bourneville.

Netter.

Lionville.

Tomiison.

Alvaranga.

Bourneville d’'Ollier.

Henning.

Roger

Parrot.

et

Guérison.

Mort.

Survie.

Mort.

Mort.

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