PRONOSTIC DES HYPOTHERMIES EXTRÊMES
Nous ne parlerons que pour les éliminer des abaissements de température que l’on voit normalement chez l’enfant nouveau-né, ou qui, salutaires, font partie des phénomènes critiques de la convalescence. Nous éliminerons également tous les cas bénins, si fréquents, et n'’envisagerons que les hypothermies extrêmes autour de 300 ou au-dessous.
Ces états sont toujours graves, car ils traduisent l'intoxication profonde du système nerveux ou impliquent une notable diminution des phénomènes physicochimiques.
Le pronostic peut dans une certaine mesure être basé sur l’abaissement thermique, et l’organisme ne peut supporter pendant un temps appréciable la température de 309 sans danger immédiat. |
Mais plus que le degré d’abaissement de la température, ce,sera surtout la cause efficiente qui déterminera le pronostic. Et il faut distinguer ici les hypother-
mies qui n’ont pour cause qu’une mauvaise circulation
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ou une carence passagère d'aliments ou de sang : causes physiques qui ne lèsent en rien l'organisme et n’empéchent que passagèrement son fonctionnement normal
19 Dans les maladies infeclieuses el les intoxications tant endogènes qu’exogènes sur 29 cas cités on ne compte que deux survies : l’une dans un coma alcoolique, l’autre à la défervescence du typhus exanthématique. C'est dire que dans ces maladies l’hypothermie extrême et prolongée est du plus fâcheux pronostic : il est vrai que les chiffres relatés se rapportent à des cas vraiment exceptionnels : la clinique, néanmoins, infirme la sévérité d’un tel jugement.
20 Dans les maladies du syslème- nerveux, les trois cas se rapportant à un traumatisme furent tous suivis de mort. Dans les maladies mentales le pronostic n’est pas aussi sombre, et sur les huit cas cités on compte trois guérisons. |
30 Le tableau relatif aux hypothermies de cause physique (inanition, froid extérieur, cyanose congénitale, atrepsie et œdème du nouveau-né) nous donne sur 19 cas, 10 guérisons. Et il faut remarquer que les cas fâcheux ne se sont trouvés que dans l’athrepsie et l’œdème du nouveau-né. Dans les autres cas, en effet, l’hypothermie n’est que fonction du mauvais fonctionnement de l’appareil ciculatoire ou digestif : elle n’implique en rien une altération ou déchéance de l’organisme. La cause efficiente une fois réduite le malade se rétablit rapidement : c’est ce que l’on constate particulièrement pour les hémorrhagies, l’inanition et
l’asphyxie par manque d'oxygène.