INTRODUCTION
coup moins accusés, mais en revanche, il est plus riche d'idées, il fait des descriptions parfois très fines de son état, répond nettement aux questions et facilite l'observation.
C'est donc à la mélancolie dépressive et à la mélancolie consciente qu'on doit emprunter ses exemples, lorsqu'on veut étudier les associations, et c'est ce que j'ai fait dans le courant de ce travail.
On me reprochera peut-être d'y avoir confondu les formes différentes d'une maladie mentale, mais le reproche ne saurait être fondé : consciente ou non, la mélancolie obéit aux mêmes lois, comme on pourra bientôt s'en convaincre, et si le malade conscient est capable d'objectiver son état et de le juger, il ne le subit pas moins.