‹ Les états mélancoliques post-oniriquesChapitre 10 sur 19 · Gibert-Ballet, Trailé de pathologie mentale, p · texte numérisé non relu

Gibert-Ballet, Trailé de pathologie mentale, p

niaques qui résultent d'un désordre primitivement intellectuel ou psycho-sensoriel, et qui ont été longtemps et indüûment confondus avec elle; tels sont, par exemple, les états de tristesse et d'angoisse passagers ou durables conséculifs aux hallucinations de l'alcoolisme ou de l’hystérie, aux idées délirantes de persécution de damnation ou hypocondriaques qui se déve'oppent d'emblée chez les dégénérés. Dans ces cas la Ivpémanie est secondaire, non primitive, le côté affectif de l'être n’est touché que consécutivement; on a affaire à un délire mélancolique, non pas à la mélancolie proprement dite ».

Nous sommes entièrement de l’avis de ces deux auteurs, néanmoins nous pensons qu'il sérait plus exact de dénommer ces états de mélancolie secondaire des syndromes mélancoliques ou des élals mélancoliques « pour les différencier de la Mélancolie vraie » plutôt que des idées mélancoliques. Car le terme de délire ne traduit pas suffisamment la dépression générale psychique et physique, sans doute secondaire, mais cependant réelle et manifeste, que l’on rencontre fréquemment en pareil cas. : Fr On peut rencontrer le syndrome dépression psychique et générale et idée délirante, dans une foule d'états chniques; généralement à l’état plus ou moins épisodique : folie systématisée, dégénérescence mentale, démence précoce, paralysie générale, et démence organique, ete. Mais il n’a pas encore été fait d'étude de ce syndrome dans ces rapports avec l'onirisme toxi-infectieux.

On à pu voir par notre aperçu historique que p'usieurs auteurs, dont Delmas, ont indiqué comme séquelle fréquente du délire onirique les idées de formule mélancolique. Avant lui, Roubinovitrh avait décrit des cas où les idées de ce genre. succédant à un accès franchement onirique avaient un point de départ hallucinaloire. Le même auteur rapportait parmi les symptômes de ces malades, des signes de dépression générale et de ralentissement psychique, de l’asthénie avec diminu- Lion objective de la force, de la lenteur, de l’élocution, de l’insomnie, des troubles dyspeptiques, etc.

On voit que les cas de ce genre conduisent naturellement à rechercher l'existence d'états mélancoliques post-oniriques.

Avant de passer à l'étude des faits cliniques e& de rapporter les observations que nous avons pu recueillir, nous résumerons, brièvement, les conditions cliniques que nous paraissent devoir réunir des états que nous étudions pour justifier la dénomination d’élals mélancoliques post-oniriques

10 être-des états mélancoliques, c’est-à-dire, comporter, manifestement Les éléments psychiques et physiques des syndromes dépressifs, de nature mélancolique.

20 être des états délirants, au moins à l'origine, de manière à établir le lien entre le délire onirique primitif ét l’étal mé'ancolique secondaire, ou tout au moins reposer sur une base émotionnelle manifestement en rapport avec l’état émotionnel de l’onirisme antérieur dont elle serait le reliquat.

3° en résumé, présenter avec l'accès .onirique antérieur des relations manifestes de caractère et d’origine.

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