‹ Les états mélancoliques post-oniriquesChapitre 3 sur 19 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au moment de terminer nos études médicales qu'i nous soit permis, de nous reporter en arrière, très en arrière, pour revivre ces longues années en que'ques m nutes, pendant lesquelles nous en profiterons pour remercier nos naîtres et nos chefs.

Nous débutions il y a 12 ans, avec ‘’ardeur et l’entrain du jeune étudiant de 17 ans pour lequel l’avenir semble prometteur et le monde aisé à conquérir. Nous voulions faire bien et aller vite, mais bientôt des raisons de santé d’abord, un service militaire de plus de 2 ans ensuite et enfin la guerre, venaient interrompre nos études. Aussi, bien souvent, nous désespérions d'arriver au but et c’est avec quelque étonnement que nous nous voyons à l’heure de soutenir notre thèse.

Nous nous souvenons de l’enseignement si fécond qui nous fut donné à la Faculté des Sciences de Nancy, en particulier par M. le professeur M. Bouin qui nous guida aimablement au début de nos études et qui depuis cette époque nous honore d’une amitié dont nous sommes fier.

A Paris, nos maîtres furent, principalement MM. les professeurs agrégés Auvray et Lardennois et M. le docteur Bergé; c’est grâce à ce maitre affable qu'après une longue interruption de 5 ans pendant laquelle les choses de la médecine nous étaient devenues bien étrangères, nous pûmes nous

remettre rapidement au travail e& acquérir de nombreuses et solides connaissances.

Bien que n’ayant passé qu'une année fort courte à Bordeaux nous y avons beaucoup appris et nos remerciements vont à tous les maîtres de la Faculté, des hôpitaux et de l'Ecole de Médecine navale et coloniale dont nous avons suivi les cours.

Nous remercions nos médecins chefs de la bienveillance qu'il nous ont toujours manifestée, les médecins principaux Aune et Dor, les médecins majors Hochwelker, Hérisson et Chagnaud qui, depuis notre service du temps de paix nous a sans cesse encouragé et témoigné beaucoup d'estime.

Notre souvenir va à tous les camarades de guerre avec lesquels nous avons passé les durs et pénibles instants mais aussi les bons moments qui composaient la vie du front, en particulier parmi les médecins ; à Delestre l’ami fidèle, avec lequel nous avons passé les trois premières années de guerre et qu'à l'armistice nous retrouvions dans une formation voisine de la nôtre, à Genevray, colonial gai et p'ein d’allant, à Gaillure,aux pharmaciens Malis, Soullier, Degruson et Philardeau aux dentistes Lemercier et Beausillon.

En terminant notre gratitude va à nos chefs de la marine, pour tous les encouragements qu'ils nous ont donnés et les facilités qu’ils nous ont procurées qui nous ont permis de ne pas augmenter le tempsperdu par les années de guerre.

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