INTRODUCTION
Au cours de notre bref passage, dans le service de clinique psychiatrique de la Faculté de médecine de Bordeaux, et durant la période de nos études où nous avons trouvé l'occasion d'appliquer le cours théorique à la Faculté nous avons été frappé de l'intérêt que soulève la question d’actualité des psychoses post-oniriques. Quelques cas intéressants, à ce sujet, ayant évolués sous nos veux à l'hôpital Saint- André, nous pûmes recueillir quelques observations.
M. le professeur Abadie voulut bien nous donner, comme sujet de thèse, l’étude d’un groupe d'états psychopath ques non encore décrits de façon explicite par les auteurs : les états mélancol'iques post-oniriques.
En recherchant, en effet, dans la littérature psvchiatr que, de ces dernières années, nous pûmes nous rendre compte, combien ! étude des idées fixes et des obsessions post-oniriques en général, celle des délires systématisés en général, celle des délires dépressifs en particulier avaient suscité de nombreux et intéressants travaux dans le chapitre des états psychopathiques post-oniriques. Mais nous n'avons trouvé, pour ainsi dire, aucune étude sur le sujet que nous avons choisi pour notre thèse inaugurale, en dehors de quelques allus ons à des états mentaux voisins des états mélancoliques mais non à proprement parler, mélancoliques.
ny pe
Nous avons donc cherché dans notre thèse à isoler ces élals mélancoliquds posl-oniriques.
Toute notre gratitude, va à M. le professeur Abadie, qui a bien voulu accepter la présidence, après avoir inspiré notre travail, en mettant à notre disposition deux belles observations de son service. s
Elle va également à M. le professeur agrégé Perrens que nous remercions pour les conseils qu'il nous à aimablement prodigués.
Enfin, nous remercions, très cordialement, notre. professeur de l'Ecole, M. le docteur Hemard, assistant du professeur Abadie, qui nous a guidé dans la conception et la rédaction de ce travail, en nous communiquant deux observations personnelles, et nous donnant les plus précieux éclaircissements sur ce sujet, dont il avait esquissé les grandes lignes en 1914. à
En terminant, nous remercions aussi bien vivement, M. le docteur Ducos, médecin-chef de l’asile de Cadillac, d’avoir bien voulu nous faire un excellent accueil et nous permettre de suivre dans son établissement un de nos plus intéressants malades.