CHARPENTIER È
SA otre
subaigus de l'alcoolisme chronique. Les malades conservent la conviction qu'ils ont au cours de leur rêve hallucinatoire, perpétré un forfait épouvantable. Certains s’accusent d’avoir tué quelqu'un des leurs, et narrent avec des détails horrifiants la scène du meurtre.
D'autres hantés par le récit d’un crime retentissant s'accusent d’en être le triste héros et il arrive par un de ces hasards que réalise ‘a clinique de voir deux de ces malades revendiquer parfois contradictoirement la responsabilité du même crime 1 ».
Dans les délires permanents post-oniriques, Delmas note, en ce qui concerne la couleur des idées délirantes, des formes hypochondriaques et mélancoliques.
l' note — fait essentiel — que dans ces états, contrairement aux états durables, la rareté des idées d’auto-accusa- Lion, si fréquentes, au contraire, dans les idées fixes postoniriques ?. e
Mas cet auteur n'insiste à aucun moment, sur les symptômes mélancoliques ou dépressifs, qui accompagnent fré- uemment ces idées pathologiques.
Hesnard signale en 1914 l'intérêt chinique de ces syndromes mélancoliques qui peuvent « dans certains cas au même titre que le délire systématique succéder à un accès onirique, présenter avec ce dernier les relations les plus étroites de caractère. et d’origine, prendre ses racines mêmes dans. la trame des émotions, et idées délirantes de l'épisode psychique aigu antécédent »?