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suivant qu'ils ouvrent ou ferment les yeux; comme les somnambules aussi, ils sortent de leur délire par un véritable réveil, n'ayant en généra! qu’un souvenir vague ou nul de leur accès ; comme eux enfin, ils gardent souvent implantée dans leur esprit, plus où moins longtemps après la guérison, quelque idée fausse iso 6e, obsédante, tenace, reliquat d’une des conceptions principa es de leur rêve hallucinatoire sorte de monoïdéisme, d'idée fixe post-onirique. »
C’est de cette description qu'est née la notion de /roubles psych ques posl-oniriques dont nous étudierons une certaine forme au cours de ce travail.
Le trouble psychique post-onirique ne consiste pas toujours en effet, dans une simple idée fixe; il peut être une idée fran- -chement délirante, et plus même une véritable psychose postonirique.-
On appelle onirisme, tout état délirant de nature onirique, que! que soit l’aspect c inique des idàes délirantes, qui le caractèrisent ou des symptômes associés.
Il est habituellement lié à la confusion mentale et donne lieu généralement à des réactions anxieuses d’où la définition récente de Delmas !.
L'onirisme, est « un syndrome d'origine toxi-infectieuse caractérisé c'iniquement par l’éclosion brusque ou rapideau cours d’un état de confusion mentale, d’un délire ha lucinatoire aigu ou suraigu accompagné la plupart du temps d'une émotivité anxieuse ét de réactions panophob ques. »
L'histoire des psychoses post-oniriques est loin d’être terminée actuellement. Elle a donné cepnedant lieu à d’intéressants travaux (Ang'ade, Ballet, Vallon, Garnier, Legrain, Dupré, Régis).
Les cas de psychoses post-oniriques se sont multipliés au cours des années qui ont précédé la guerre. Mais les auteurs ont avant tout insisté sur celles qui sont de beaucoup
1. Delmas, Rapoort au Congrès de Luxembourg, août 1914, sur les psychoses post-oniriques.
les plus fréquentes à savoir — en dehors des idées fixes postoniriques transitoires — les psychoses chroniques délirantes et systématiques, généralement à base hallucinatoire, telles sont certains délires « à éclipse.» décrits par Legrain et certaines psychoses hallucinatoires chroniques des vieux éthyliques.
Nous nous occuperons, dans notre travail, de formes psychopathiques beaucoup plus rares, mais, qui n’en existent pas moins : de psychoses à évolution habituellement favorable, fréquemment délirantes, mais non ou peu hallucinatoires et s’accompagnant de troubles particuliers du fonctionnement psychique dans son ensemble, et de la réaction générale : les états mélancoliques post-oniriques.
2 Aperçu historique.
Delasiauve, ainsi que les premiers auteurs, qui ont déerit l'onirisme ont fait allusion à certains délires partiels, basés sus des impressions délirantes, survivant à l'amélioration de la psychose aiguë. Mais ils avaient surtout en vue les idées de persécution. :
C’est à Facrel (1896) qu'il faut faire remonter la première indication des états psychopathiques succédant aux psychoses toxiques, qui sont souvent confondus, disait-il, même par les praticiens les plus exercés avec la mélancolie anxieuse.
Chaslin note en 1892, une observation de Séglas, d’une psychose plus ou moins nettement systématisée, dans laquelle domine des idées délirantes d'hypocondrie et de négation.
Régis à plusieurs fois insisté dans son enseignement sur les idées fixes post-oniriques d’auto-accusation, d'indignité, de culpabilité imaginaire et indique brièvement que ces idées de nature spéciale pouvaient avoir un retentissement net sur la réaction générale (1899-1901).
En 1894 Roubinovilch, consacre une étude très intéressante
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sur Le délire de persécut on avec aulo-accusalion, dans l’alcoolisme. Il insiste sur la réaction médico-légale importante de l’auto-dénonciation des alcooliques, qui viennent s'accuser auprès du commissaire de police, ou des-magistrats d'avoir commis un crime.
Ce cr me peut n'avoir Jamais été réel. ou même n'avoir jamais eu aucune espèce de point de départ dans la réalité en pareil cas ils l'ont souvent rêvé dans leur délire et cette aubto-dénonciation post-onx que, peut déterminer chez le sujet des réactions franchement mélancoliques, y compris l’auto-punit'on ef le suicide.
Pus tard des auteurs comme Legrain, ont noté des faits de ce genre à propos des délires à-éclipse ou des délires permanents consécutifs à l'alcoolisme. |
Cependant la plupart des auteurs comme Delmas et Gallais Vallon el Bessière, Mallet, Livel, Delmas el Boudon-Allamagny, n'ont guère attiré l'attention que sur les formes post-oniriques à prédominance ou exclusivité des idées de persécution.
Delmas à repris récemment dans un remarquable rapport, la question des psychoses post-oniriques. Concevant la question d'une manière très large, et, qui paraït d’ailleurs trop dépasser le cadre des états psychopathiques, auquel il faudrait réserver légitimement le terme de psychoses post-oniriques, il comprend parmi ces étabs :
19 des psychoses transitoires (idées fixes post-oniriques)
20 des ébats durables:
a) d’origine toxique (syndrome de Korsakoff, démence précoce post-confusionnelle).
b) d'origne vésanique (déhre à éclipse ou réviviscent, psychose hallucinatoire chronique).
Dans les états transitoires, il note des idées d’auto-accusation et d’auto-dénonciation : « Parmi les idées mélancoliques il convient d'insister sur les idées de eu'pabilité et d’autoaccusation, particulièrement fréquentes à la suite des accès,