PREFACE III
sur ses côtes. Les bornes du pays cédé par la France étaient d'ailleurs tout à fait indécises vers TOuest et le Nord-Ouest, et s'il n'est pas certain qu'elles englobassent le territoire d'Oregon compris entre les Montagnes Rocheuses et la mer, toujours est-il que c'est la possession de la Louisiane qui permit aux Américains d'arriver dans cette contrée et d'en revendiquer la possession contre les Anglais. De là toute une nouvelle série de conséquences, que nous voyons seulement se développer aujourd'hui. Les effets purement américains de l'annexion de la Louisiane sont à peu près complets au moment où l'on en fêle le centenaire, les effets universels commencent à s'en faire sentir. Riverains du Pacifique, les États-Unis veulent en devenir les maîtres. La guerre avec l'Espagne leur a donné les Philippines en 4898; la* même année, ils ont annexé l'archipel des îles Hawaï, négligeable par son étendue, pré cieux par sa position ; en 1900, ils ont acquis une partie des îles Samoa ; de toutes parts leurs postes jalonnent ainsi le Grand Océan. Le canal de Panama, qu'ils vont maintenant pouvoir construire et exploiter à leur gré, y augmentera énormément leurs moyens d'action. Enfin, les révolutions dont l'Asie orientale est le théâtre depuis dix ans leur fournissent l'occasion d'affirmer leurs intérêts et de développer leur influence sur cette rive opposée du Pacifique, dont ils sont plus rapprochés que l'Europe.
' temps que commence celle expansion I produit un phénomëne important de mique de l'Union. Elle était, depuis I premier pays agricole du monde ; elle [uelques années, le premier pays inné se classe plus seulement à la tête lys du globe pour la production du blé, et du coton, mais elle a enlevé la preà l'Angleterre pour la production du )0, pour celle de la houille depuis 1899; voir le jour prochain où elle la lui si pour la fabrication des cotonnades, :8t sur le point, malheureusement, de la France pour celle des soieries. Et, si ente, avec la population et la richesse >asommation intérieure, l'essor de l'inlourtant plus rapide encore, en sorte Unis commencent à déverser au dehors I leur production. Les articles manulent un tiers de leurs exportations au izième il y a vingt ans, et en 1901, le exportations a été, pour la première vé qu'en aucun autre pays du monde, sance économique nouvelle des Ëtatsms doute l'Angleterre qui paraît avoir indre, et ainsi se justifient les paroles . du Premier Consul que rapporte lis : « Je connais tout le prix de la j'ai voulu réparer la faute du négocia-