‹ Les Êtats-Unis au xx' siécleChapitre 30 sur 92 · SB · texte numérisé non relu

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:tés sont exprimées en millions d'hectolitres, sauf 2S graines de coton, les betteraves et les cannes il le sont en millions de tonnes. — pour le tabac, le s raisins, où elles le sont en millions de kilopour lecoton, où elles le sont en millions de baltes pesant environ 500 livres anglaises soit 2i5 kilo-

oduit an total 6.440.000 tonnes de cannes, dont :té venduiis k l'état de canne et t. 450. 090 conscr- ^mence ; avec le reste on a fait 301.000 tonnes de hectolitres de mêlasses et 600.000 de sirops; c'est .ledecos divers proilnitsqui attemt39.300.000dol-

Surfaces. Quantités produites. Valeurs.

En milliers En millions En millions

d'hectares. d'hectolitres. de dollars.

Report . . . 113.025 2.729.3

Sorgho. ..... 117 »* 6.1

Betterave à sucre . 44 0.8 T. 3.3

Sucre d'Erable . . » » 2.6

Fruits^ 2.616 » 119.3

Vignes'.. .... 103 650 K. 14.1

Fleurs 3.7 » 18.8

Pépinières .... 24 » 10.1

Produits forestiers. » » 110.0

Divers 92 » 6.5

Total.. . 116.024.7 3.020.1

La surface totale couverte par les diverses récoltes est ainsi de 116 millions d'hectares, soit deux fois et quart environ l'étendue totale de la France ; c'est 50 millions d'hectares de moins que la surface des terres dites « améliorées » (improved land), le reste étant occupé par les herbages aménagés, fourrages mangés sur pied, jachères, etc. Les céréales ont, pour leur part, 63,8 p. 100 de la surface et 49,1 p. 100 de la valeur produite; les foins et les fourrages 21,3 p. 100 de la surface et 16 p. 100 de la valeur; le coton 8,3 p. 100 de la surface et 10,7 p. 100 de la valeur. Ces trois genres de culture réunis font donc 93 p. 100 de la surface, et 75,8 p. 100 de la valeur des produits.

La valeur totale, plus de 3 milliards de dollars ou de

1. Le sorgho sert aux Etats-Unis à faire du sucre : on a produit 292.000 tonnes de cannes vendues en cet état et 760.000 hectolitres de sirops sucrés dont Tensemble vaut 6 millions de dollars.

2. n a été extrait du suc des érables dans les Etats septentrionaux, 5.000 tonnes de sucre et 100.000 hectolitres de sirops sucrés.

3. Pour les arbres fruitiers et les vignes, la surface occupée est déduite du nombre des plants. Les 650 millions de kilogrammes de raisins comprennent ceux employés à faire le vin.

110 LES âlATS-DKIS AU XX' SIÈCLB

15 milliards et demi de francs, est énorme. Sur ce chiffre, dit le rapport sur le Census, 97S millions de dollars, 5 milliards de francs, représentent les produits 'tail pour l'alimenter sur les exploitations ; ont été recueillis; et 2.045 millions de roduits disponibles pour être vendus ou ar la famille de l'exploitant, os parlé, jusqu'ici, que des produits végé- )Our avoir le tableau complet de la richesse juter les produits animaux :

RODUITS DE l'élevage DES ANIMAUX B» 1899

fendus . , ,

iballus . . .

nit la valeur des animaux, tant vendus ries exploitations, on atteint un total de nillions de dollars; c'est plus qu'aucune prise isolement, mais sensiblement moins i céréales ensemble.

inant la valeur des produits animaux et 'égétaux, on obtientun produit brut global

43 soDt «D millions de kilogrammes, saur pour sont données en millions d'hectolitres, ot pour les lODt en millions de douzaines.

IMPORTANCE ET RÉPARTITION DES DIVERSES CULTURES lli

de 4 milliards 739 millions de dollars, soit 24 milliards et demi de francs; si l'on en retranche, pour éviter un double emploi, les produits employés à nourrir le bétail sur l'exploitation même où ils ont été récoltés, il reste encore 3 milliards 764 millions de dollars ou 19 milliards et demi de francs, qui représentent le véritable revenu brut de l'agriculture américaine.

A propos de ces statistiques, une importante question se pose : jusqu'à quel point peut-on compter sur leur exactitude ? On sait combien sont suspectes les statistiques agricoles en France. Les hommes les plus éminents parmi ceux qui ont eu à les manier, comme M. de Foville, l'ont souvent montré, en même temps qu'ils exposaient les projets faits pour les améliorer. Aux États-Unis, ces statistiques passent pour être composées avec plus de soin. Celles des Census en particulier, pour lesquelles les « énuméraleurs » questionnent directement chaque cultivateur, paraissent de nature h inspirer une assez grande confiance ; d'ailleurs, les populations rurales américaines semblent moins défiantes devant une enquête de cette nature que les populations européennes, lesquelles y voient parfois des préliminaires d'impôts, et sont moins habituées à faire connaître au public les affaires particulières de chacun. Le rapport sur le Census estime que les erreurs doivent être très faibles en ce qui concerne les principales récoltes : céréales, fourrages, coton, mais qu'elles peuvent être plus considérables pour les productions secondaires, qui ne tiennent sur un grand nombre d'exploitations qu'une place tout à fait accessoire, en sorte que l'exploitant néglige assez souvent de les déclarer. Dans le cas où les bulletins des recenseurs étaient manifestement défectueux, on s'est, du reste, efforcé d'y remédier par correspondance. Mais

ils LBS ÉTATS-UNIS AU XX' SIÈCLE

les évaluatioDS les plu3 sujettes à caution sont certainement celles relalives aux produits des jardins et vergers, aux légumes, aux fruits, et aussi à tous les prosommés en notable partie sur l'exploitation IX volailles, aux œufs, au lait, au beurre. On i des difficultés sérieuses à obtenir des rensei- , précis sur les animaux abattus dans les ons, et même sur les animaux vendus.

reurs par omission portant sur ces diverses } : bétail, basse-cour, laitage, fruits, légumes emprises entre 5 et 10 p. 100, dit le rapport 'ensus. Nous inclinerioDs même à croire que luation est plutôt trop faible. N'y a-t-il pas, art, quelques erreurs provenant de doubles par suite de questions mal comprises, voire ,tions volontaires d'agriculteurs enclins au it h la gloriole?

écessaire, en tout cas, de faire observer qu'il Erieuses différences entre les statistiques du les statistiques ordinaires du Département de ure. En voici des exemples : pour la récolte de î9, le Census donne 52.588.574 acres emhla. i8.5â4.25â bushels ' produits. Le Stattstical des États-Unis donne, d'après le Département iculture , 44.592.516 acres emblavés et 46 bushels produits ; la différence est énorme : pour les emblavements, 20 p. 100 pour le >Ité. Pour le maïs, on troave de même au Cen- 16.911 acres et 2,666.440.279 bushels, et au

^ssons ici, pour faire ressortir U divergence par tes mes des dent pnblicatione, les meauros américainua, it que Vacre vaut iO area et le bushel 36 iitres. Les Uatislkal Abstract sont extraits de la dernière édition 1903 et relaUve à 1902), p. 383 et snir.

Département de l'Agriculture, 82.108.587 acres et 2.078.143.933 bushels : les premières évaluations dépassent ainsi les secondes de 15 p. 100 en ce qui concerne les surfaces, de 28 p. 100 en ce qui concerne la récolte, ce qui est vraiment colossal. Pour le coton les divergences sont moindres : 24.275.101 acres et 9.534.707 balles au Census, 23.403.497 acres et 9.142.838 balles au Département de TAgriculture soit moins de 4 p. 100 sur les surfaces et à peine plus sur les quantités. On s'accorde, d'ailleurs, en Amérique, à considérer les données des Census comme plus exactes ; mais il résulte de là que les statistiques ordinaires pèchent gravement par omission.

Quoi qu'il en soit, les causes d'erreurs étant à peu près partout et toujours les mômes pour un genre de culture donné, bien qu'elles soient un peu plus fortes, dit le rapport du Census, dans le Sud et l'Ouest que dans le Nord et l'Est, ces statistiques peuvent utilement servir à examiner les variations des diverses récoltes dans le temps et dans l'espace, suivant les années et suivant les régions.

En comparant les valeurs de là production agricole des diverses régions, on obtient le tableau suivant :

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