‹ Les États-Unis au XXe [i.e. vingtième] siècleChapitre 11 sur 94 · XVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XVIII PREFACE

tissement de Tactivité des afiaires. C'est ce qui est arrivé, il y a une douzaine d'années, à une première floraison de trusts^ c'est ce qui arrive de nouveau à l'heure où nous écrivons. Ce ne sont pas les trusts qui ont fait le prodigieux développement de l'industrie américaine ; ce ne sont pas eux qui la rendent menaçante pour l'industrie du Vieux-Monde.

Les vraies causes des progrès de l'Amérique sont autrement profondes. Ce sont bien celles qu'indique le rapport sur le Census et elles peuvent toujours se résumer en ceci : les ressources naturelles du pays sont immenses ; sa population est le produit d'une sélection d'énergies que développe encore l'influence du milieu, de ce milieu neuf où tout croît vite, où le travail et la hardiesse intelligente peuvent gagner, bien plus rapidement, une récompense bien plus grande qu'en Europe. Si l'on veut entrer dans le détail, on admirera la souplesse de l'industrie américaine, la rapidité avec laquelle elle se transforme, la bonne organisation du commerce et des transports, la rareté de la routine et des préjugés contre le machinisme chez les ouvriers, la hardiesse des capitaux, l'esprit d'initiative des chefs d'entreprise et des employés supérieurs, toujours à la recherche des améliorations techniques et des collaborateurs bien doués*.

1. Ce dernier point est très important. Il n'y a pas de forces perdues en Amérique et l'homme capable y fait toujours son clie-

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