PRÉFACE V
leur français qui l'abandonna en 17G3. Quelques lig-nesd'un traité me l'ont rendue, et à peine je l'ai recouvrée que je dois m'attendre à la perdre. Mais si elle m'échappe, elle coûtera plus cher un jour à ceux qui me forcent à m'en dépouiller qu'à ceux à qui je do'S la remettre. » Toutefois les autres nations du Vieux-Monde ont bien lieu aussi de s'en pré,)ccuper.
' .H coïncidence de tant de grands événements fait q '.^ ;*-e début du xx** siècle et ce centenaire de l'annexion de la Louisiane marquent dans l'histoire de rUnion américaine et, par contre-coup, dans celle du monde une date de première importance. La colossale Exposition de Saint-Louis, qui couvre 500 hectares, le quadruple de notre Exposition de 1900, et coûte 250 miUions, quatre fois plus que ne fut paj'ée il y a cent ans la Louisiane entière, vient opportunément nous le rappeler. Au début de l'ère nouvelle qui s'ouvre devant les États-Unis, il est bon de dresser l'inventaire de leurs forces et de leurs ressources. C'est ce que nous avons tenté de faire dans le présent volume, en nous aidant principalement des renseignements fournis par la plus récente de ces gigantesques enquêtes décennales que sont les Census américains.
Bien plus compréhensifs que nos recensements français, ces Census n'ont pas en vue seulement l'analyse de la population, mais encore celle de la production sous toutes ses formes. Des dix volumes