‹ Les États-Unis contemporainsChapitre 1 sur 61 · RUE GARANCIÈRE · texte numérisé non relu

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A Monsieur F. LE PLAY

Monsieur, — Permettez-moi de placer sous votre patronage ce livre consacré à V étude des Etats-Unis contemporains et des transformations qu'ils ont éprouvées depuis un siècle, particulièrement depuis la guerre de la Sécession.

Si mon travail, tout entier fondé sur des faits impartialement recueillis, peut être de quelque utilité à mes concitoyens , il le devra uniquement à cette sûre et puissante méthode d'observation , dont vous avez défini le principe et tracé les règles.

Votre bienveillance indulgente m'a guidé dans mes études depuis le jour, éloigné déjà, où la publication de la Réforme sociale vint avertir les Français de la catastrophe nationale, dont bien peu alors soupçonnaient l'approche, Aujourd'hui, j'offre à

tous les hommes de bonne foi ce tableau fidèle des vicissitudes d'un peuple, dont les institutions, généralement mal connues, ont exercé une profonde influence sur la direction de l'esprit public dans notre pays. Mon but serait atteint si, par là, j'avais pu contribuer , dans la limite de mes forces, à la grande œuvre de /'Union de la paix sociale, que vous avez fondée, et qui doit perpétuer le jruit de vos travaux patriotiques.

Daignez agréer, Monsieur, avec l'expression de ce vœu, celle de la profonde reconnaissance et du respectueux attachement que vous a voués

Votre très-humble et très-obéissant serviteur, Claudw JANNET.

Aix en Provence, 25 novembre 1815.

A Monsieur CLAUDTO JANNET

Monsieur, — La communication des épreuves de votre livre me donne un agréable privilège. Je puis vous dire le premier ce que vos lecteurs vous rediront souvent : Vous êtes arrivé au but que le patriotisme vous avait indiqué pendant la dernière catastrophe. En peignant dans un tableau tidèle la décadence morale des États-Unis contemporains, vous nous faites remonter a l'une des causes de notre ruine. Vous démontrez l'erreur qui nous a donné le change sur le principe de la prospérité qu'on admirait chez ce peuple, sous les premiers successeurs de Washington. Par Ta enfin , vous écartez un des obstacles qui s'opposent le plus au salut de notre patrie.

Cette erreur n'est pas la seule qui nous ait conduits a l'abîme; mais elle s'est introduite en France a une époque où nos pères se révoltaient contre la tradition nationale , où les esprits se livraient sans règle et sans frein aux plus malsaines nouveautés. Au milieu de ce désordre social , elle a pris tout d'abord un ca-

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