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Nombre île banques et de succursales
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Itessources: l'rèts, escomptes
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Immeubles
Autres placements . .
8, 323, Ml
Créances sur d'auires banques
KfTets (i'aulres baiiqueb
Valeurs de caisse
I’>pècfvs
En^ngemenli. — Effets en cir culaûon
Dépits .
Di] à d'autres banques
Autres engagements
Total des engagements exigibles, à savoir :
Billets eu circulation, dépits et dettes envers d'autres banques
Total des ressources réalisables, à savoir :
espèces, valeurs de caisse, eiïels d'autres banques et créances sur d'autres banques
Or et argent déposés au Tràor.
3,6O0JMO
Total des especes, (laits les Banques et au Trésor
Les Caisses d’Épargne sont actuellement, aux États- Unis, en très-grande faveur auprès des classes nécessiteuses, qui y portent de préférence leurs économies. C’est à Philadelphie, en 1816, que fut ouverte la pre-
mière Caisse d’Épargne, quoique, cinquante ans auparavant, Franklin eût déjà proposé la création d’un établissement à peu près de la même nature. La seconde fut fondée à Boston, la même année, et la troisième à New- York (Caisse d’Épargne de la rue Cliambers) en 1819. Depuis cette époque, ces banques des pauvres se sont extraordinairement multipliées. Tous les États ont voté en leur faveur des lois réglementaires. Dans quelquesuns, chacune de ces caisses a une charte spéciale; dans d’autres, elles sont soumises à une loi générale; mais toutes doivent adi'esser à la législature un rapport annuel. Dans la plupart des États, elles sont placées sous la surveillance de commissaires ou directeurs des banques, qui, plusieurs fois dans l’année, examinent leurs opérations et en rendent publiquement compte.
L’intérêt servi par les Caisses d’Épargne flotte entre 3 et 7 pour cent. Le plus grand nombre accorde G pour cent sur les dépôts de 500 dollars ou au-dessous, et 5 pour cent sur les sommes plus considérables. En général, les dépôts ne peuvent être supérieurs à 1000 dollars par tête, mais certaines banques ne possèdent aucun règlement qui limite la quantité du dépôt. Autrefois, le dépôt minimum devait être de 1 dollar; toutefois, depuis quelques années, des caisses ont été instituées sous la dénomination de «Caisses d’Épargne de 5 cents, de 1 dîme (50 centimes), de 6 pence. »
Les dépôts de ces diverses caisses sont capitalisés par les soins de leurs directeurs, qui possèdent, géné- • râlement, une grande fortune, et qui n’ont ou sont supposés n’avoir aucun intérêt pécuniaire dans les bénéfices de ces placements. Dans les petites localités, ces fonds sont ordinairement placés en première hypothèque, sur des immeubles, et Jusqu’à concurrence de la moitié ou du tiers de la valeur de ces immeubles. Dans les grandes villes, on les convertit en rentes des
LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRiyOE. 495
États-Unis, en bons du Trésor, ou autres valeurs de banque. Quelques caisses avaient l’autorisation tacite de convertir leurs capitaux en effets de commerce, en actions ou obligations de Compagnies de chemins de fer ou d’assurances; aujourd’hui, cette latitude leur a été retirée.
Les directeurs sont responsables des déficits résultant de leur négligence, et, dans ce cas, ils sont soumis à un dépouillement rigoureux de leur comptabilité. 11 &iut ajouter que l’administration de ces établissements est généralement excellente; grâce à la prévoyance et à l’habileté avec lesquelles les fonds sont placés, grâce aussi à la somme des capitaux morts, accumulés pendant une série d’années, les Caisses d’Épargne sont bientôt en possession d’un excédant qui en fait substantiellement des maisons de banque du premier ordre.
Il n’existe pas de statistique bien exacte des Caisses d’Épargne des États-Unis; mais on peut dire, en termes généraux, qu’elles sont beaucoup plus nombreuses dans les États du Nord que dans les États du Sud. Dans l’État de New-York, il y en avait, en 1861 , 72 dont le capital, 67 450 397 dollars, avait été constitué par 310 693 déposants. Sur ces 72 banques, la ville de New-York et son faubourg , Brooklyn , en possédaient 25 , avec 55 780 572 dollars fournis par 255 485 déposants.
Le tableau suivant montre l’accroissement des opérations de ces institutions, pendant une période de cinq années :
Itete. Nombre de banques. Ddp6is.
Janvier 1857 66 41 699 502 dollars.
En 1860, ces banques avaient un exciidant en numé-
raire de 2 552 055 dollars. Les dépôts de deux d’entre elles, la « Banque Bowery » et la « Caisse d’Épargne, » dépassaient 10 millions de dollars, pour chacune, et ceux de la « Caisse des Marins » atteignaient presque 9 millions de dollars.
Dans la même année, les 86 Caisses d’Épargne du Massachusetts tenaient 39 424 41 9 dollars de 205 409 déposants; l’intérêt moyen a été, pour l’année, de 5.01 pour 100, et pour les cinq dernières années de 6.62 pour 100. Sur ce capital, 8 554264 dollars ont été prêtés sur garantie personnelle ; le reste a été placé sur hypothèques, en rentes de la ville, de l’État, des États- Unis, sur diverses banques, et en obligations ou actions des chemins de fer.
I.e Connecticut avait 64 Caisses d’Épargne, avec 18132 821 dollars appartenant à 88 925 déposants; 1 317103 dollars étaient placés sur garantie personnelle, et le reste sur hypothèques, en rentes des États-Unis et de l’État, et en obligations et actions de chemins de fer.
Le Vermont avait 12 Caisses d’Épargne, avec un capital de 1 145 263 dollars. Le New-Hampshire en avait 26, avec un capital de 4860 025 dollars et un excédant de 207 491 dollars; et le Rhode-lsland, 21 , avec un capital de 7765 771 dollars.
Ainsi, en 1860, dans les seules Caisses d’Épargne de l’État de New-York et des cinq États de la Nouvelle- Angleterre, la somme des dépôts s’élevait au chiffre de 139 millions de dollars.