‹ Les États-Unis d'Amérique en 1863Chapitre 112 sur 118 · ADDITIONS PA» SUITE DS CONSTRUCTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS PA» SUITE DS CONSTRUCTIONS

oonibre.

canons.

tonnes.

Sloops d« guerre à hélice de 2'

■ classe. , 18

Canonnières à hélice

Canonnières à aul«s

Navires cuirassés en bois

Navires cuirassés en fer

Total

Naviret euirattü.

Littoral.

nombre.

canont.

tonnes.

Navires cuirassés en hois

Navires cuirassés en fer . . . « « Hitièrei de VOue^l.

Navires cuirassés en bois 4

Navires cuirassés en hois (cédés par le

ministère de la guerre) .. . . .

Navires cuirasses en fer

Total

Xavirei dans les eoux occidentales.

nombre.

canons.

tonnes.

Navires cuirassés

Canonnières en bois

Transports

Navires éperonnés

Remorqueurs armés

Total

Quand les bâtiments seront achevés, la flotte

actuellement comprendra :

sur le

chantier

nombre.

canons.

tonnes.

Navires à voiles

Navires à vapeur

ToUl

A la date de ce rapport^ le nombre des marins à bord des navires de l’État, y compris les vaisseaux-cayennos et les vaisseaux-écoles, était de *28 000 environ,- et il

n’y avait pas moins de 12 000 mécaniciens et ouvriers employés dans les divers arsenaux et stations maritimes; et encore ce dernier nombre ne comprend-il pas les ouvriers de toutes sortes occupés dans les chantiers particuliers, au compte de l’État, et par suite de marchés passés avec le ministère de la marine.

Les fonds votés par le Congrès, dan^ les sessions régulière et spéciale, pour l’année fiscale se terminant au 30 juin 1862, s’élevaient à 43 615 551 dollars 77 cents (218077 758 fr. 75). Sur cette somme, le ministère n’a dépensé que 42 200 529 dollars 96 cents^ laissant ainsi à disposition un excédant de 1 415021 dollars 81 cents. Ces dépenses comprennent le prix de construction de 52 steamers, l’acquisition, les modifications et l’armement de 175 steamers et voiliers; en un mot, les frais de toutes sortes occasionnés par l’augmentation de la flotte.

Les fonds votés pour l’année fiscale courante (se terminant au 30 juin 1863) se montent à 52 814359 dollars 07 cents (204071 795 fr. 35). Les prévisions pour l’année fiscale se terminant au 30 juin 1864, sont de 68 257 255 dollars 1 cent (341 286 275 fr. 05), à savoir :

dulitrs.

Marine propre 65096277 70

Corps de marine.. • 1248417 31

Arsenaux 1604 123 »

Hôpitaux 82400 «

Magasins 33522 >

Divers 192515 «

Ensemble 68 257 255 01

Ce fut en 1862 que, pour la première fois, les États- Unis donnèrent au monde le spectacle d’un combat entre navires cuirassés.

l>e 31 août 1861 le Congrès avait voté, une somme de

1 500000 dollars deslinés à la construclion de navires de ce modèle. Au commencement de mars 1862, le Monilor^ navire construit sur les plans du capitaine Ericcson, et le premier auquel ait été appliqué le vote du Congrès, quitta la rade de New-York et arriva à Hampton-Roads dans la nuit du 8. L’épopée postérieure de ce navire est décrite par le Ministre de la marine, dans les termes suivants '

» Son arrivée, quoique plus tardive qu’on ne s’y attendait, eut lieu, toutefois, au moment le plus opportun. Depuis quelque temps, le ministère suivait avec la plus grande sollicitude les progrès que faisaient les insurgés dans l’armement et l’équipement du grand steamer de guerre Merrimac, qui était tombé entre leurs mains lors de l’évacuation de Norfolk. Dans l’après-midi du 8 mars, ce formidable bâtiment, puissamment cuirassé et armé, et parfaitement approprié pour agir, soit comme navire éperonné, soit comme steamer de guerre, descendit la rivière Élizabeth, accompagné do plusieurs petits steamers, dont deux partiellement cuirassés, dans le but d’attaquer les bâtiments de la flotte de blocus mouillés dans les eaux d’Hampton. Quand parurent le Merrimac et son escorte, deux navires à voiles, le Congris et le Cumberland étaient mouillés au large de Newporl-News, et les autres navires se trouvaient dans le voisinage du fort Monroe, à une distance d’envirpn 6 milles. Ij! Minnesota, le Roanoke et le Saint-Laurent s’avancèrent immédiatement vers le théâtre de l'aetion.

a Le Congrbs, le plus rapproché du Merrimac, reçut son premier feu et y répondit par toute sa bordée ; les projectiles semblèrent glisser sur les flancs cuirassés de l’assaillant. Abandonnant le Congrh, le Merrimac se

1. Voir le rapport de l’honorable Gidéon Welles, ministre de la marine, en date du 1” décembre 1862.

précipita sur le Cumberland; ce dernier le reçut avec un feu bien nourri et bien dirigé, mais qui, comme celui du Congrès^ ne produisit malheureusement que peu d’efiet. Un combat aussi inégal ne pouvait être de longue durée; le Merrimac y mit lin en s’élançant violemment, l’éperon en avant, sur le Cumberland^ creva son bois et le fit sombrer presque immédiatement. Quand ses batteries arrivèrent à fleur d’eau, le jeune commandant, le lieutenant Norris, et son héroïque équipage, demeurés inébranlables à leur poste malgré l’imminence du péril, lancèrent une dernière bordée, et, aussitôt après, le brave navire disparut sous les eaux, son pavillon toujours flottant.

« Ayant ainsi anéanti le Cumberland^ le Merrimac s’avança contre le Congrès qui, pendant ce temps, avait engagé le combat avec les petits steamers et, après avoir perdu beaucoup de monde, s’était échoué afin d’éviter le sort du Cumberland,

« Le Merrimac prit alors position pour enfiler le Congrès de l’arrière à l’avant, tandis que l’un des petits steamers l’accablait de boulets par tribord. Deux autres steamers ennemis descendaient également la rivière James, en dirigeant sur la malheureuse frégate un feu continuel, avec une précision et un effet désastreux. Presque tous les canons du Cumberland étaient démontés, et son conunaudanl, le lieutenant Josepli B. Smith, avait été frappé sur son banc de quart. Ses ponts étaient jonchés de morts et de mourants ; le feu s’était déclaré en plusieurs endroits et pas un canon ne pouvait être mis en batterie contre l’ennemi.

« Dans cette extrémité, et n’attendant plus de secours, le plus ancien officier survivant, le lieutenant R'ndergrast, crut qu’il était de son devoir d’arrêter une effusion de sang désormais inutile, et il amena son pavillon. Il était environ quatre heures de l’après-midi. Le Con-

grès continua à brûler pendant quelques heures; vers huit heures du soir il sauta.

« Quittant le Congrès^ le Merrimac tourna son atten* tion vers les autres navires de la flottille. Le Roanole s’était échoué en s’approchant du théâtre de l’action, et quoiqu’il eût réussi à se dégager, il se trouvait dans une condition telle (son hélice s’était brisée) qu’il ne put prendre aucune part au combat. Le Saint-Laurent s’échoua également près du Minnesota. Il eut avec le Merrimac un engagement de courte durée; mais il n’éprouva aucun dommage appréciable et, après avoir été remis à flot, fut ramené au fort Alonroe.

n Le Minnesota qui, comme les autres navires, s’était échoué sur les bas-fonds du canal, devint dès lors le but spécial de l’attaque du Merrimac., du Yorktovjn et du Jamestoten. Le premier tirait trop d’eau pour s’approcher de bien près; aussi son feu ne produisit-il que peu d’effet. Les autres steamers choisirent leur position, et, tirant avec précision, causèrent au Minnesota des avaries considérables. Le navire attaqué parvint, toutefois, à forcer les deux petits steamers à s’éloigner, et l'un d’entre eux semblait fort endommagé. Vers sept heures du soir, le Merrimac se retira également, et les trois bâtiments allèrent mouiller près de Norfolk.

« On tenta vainement, pendant toute la nuit, de remettre à flot le Minnesota et de le conduire dans une position où il fût à l’abri d’une nouvelle attaque. On attendait avec anxiété le jour qui devait ramener le terrible assaillant. A ce moment critique, le Monitor, l’un des navires cuirassés récemment terminés, parti de New-York, sous le commandement du lieutenant John L. Worden, arriva dans les eaux d'Hampton, et vint, vers minuit, jeter l’ancre à côté du Minnesota.

a A six heures du matin, comme on s’y attendait, le Merrimac parut et ouvrit son feu contre le Minnesota.

LKS ÉTATS-UNIS D'aMÉIUQUE.

Obéissant au signal d’attaque qu’il reçut de terre, le Monitor, quittant le Minnesota, s’avança à toute vapeur et se rangea bord à bord avec le Merrimac, se plaçant ainsi entre ce dernier et U Minnesota.

« La lutte entre ces deux terribles adversaires fut aussi longue qu’acbarnée. En apparence, elle était inégale; le Merrimac semblait un géant comparé au Monitor. Mais, grâce aux nouveaux principes de sa construction, le Monitor possédait une armature formidable; il portait deux canons d’un énorme calibre, et il était manœuvré avec une incomparable habileté.

a Au bout de quelques heures, le Merrimac fut forcé de se reconnaître vaincu, et, s’éloignant du Monitor, chercha à renouveler son attaque contre le Minnesota. Le Monitor, forçant sa vapeur, réussit encore à se placer entre deux et rouvrit son feu contre le bâtiment sécessioniste. A midi, le Merrimac, sérieusement maltraité, abandonna le champ de bataille et se retira vers Norfolk avec les deux petits steamers.

« Ainsi se termina le combat naval le plus remarquable des temps modernes et, peut-être, de tous les âges. L’attaque la plus violente et la plus menaçante qui eût encore été faite par les insurgés contre les forces maritimes de l’Union fut héroïquement repoussée, et l’histoire de la guerre navale entra dans une ère nouvelle'. » Une école destinée à former des ofliciers de marine a été établie à Annapolis (Maryland) en 1845, et transportée à New-Port (Rhode-lsland) en avril 1861.

Par l’acte du 16 juillet 1862, le Congrès a fixé ainsi qu’il suit la liste active des officiers de marine de l’État, avec le chiffre maximum des officiers de chaque grade :

1. Quelques mois après le combat, les confédérés firent sauter le Merrimac, pour en prévenir la capture. Plus tard, le Monitor sombra en mer, pendant une tempête.

9 vice-amiraux;

1 8 commodores ;

3G capitaines ;

72 commandants;

144 lieutenants-commandants;

144 lieutenants;

144 masters;

144 enseignes.

Quant aux midshipmen (élèves de l’école de marine), le nombre en a été arrêté de la manière suivante : 2 par chaque membre et délégué de la Chambre des représentants; 2 pour le district de Columbia; 10 nommés par le Président ; et 3 choisis annuellement par le Président parmi les mousses enrôlés dans la marine.

Au commencement de l’administration du président Lincoln, des arsenaux maritimes étaient établis à Portsmouth (New-Hampshire), à Cbarlestown (Massachusetts), à Brooklyn et à Sacket’s-Harbor (New-York), à Philadelphie (Pennsylvanie), à Washington (district de Colombie), à Norfolk (Virginie), à Pensacola (Floride), et à l'île Mare (Californie). •

L’acte du 5 juillet 1862, réorganisant l’administration de la marine, ordonna la création de bureaux respectivement affectés aux services suivants ; arsenaux et bassins, équipement et recrutement, navigation, artillerie, construction et réparations, machines à vapeur, subsistance et habillement, médecine et chirurgie.

I,e corps des soldats de marine forme une brigade ; il est soumis aux lois et aux règlements de la marine, sauf quand, par ordrt! du Président des États-Unis, il est attaché temporiiireraent à l’armée de terre. Il a été réorganise par le Congrès, en 1861 , et comprend : 1 colonel-commandant, 2 lieutenants-colonels, 4 majors,

1 adjudant -inspecteur, 1 payeur, 1 quartier-maître,

2 aides-quartiers-maîtres, 20 capitaines, 30 lieutenants

en premier, 30 liinitenants en second, et 3074 sous-officiers et soldats. ‘

Voici quels sont les traitements annuels d’activité à la mer attribués aux officiers et hommes d’équipage de la marine de l’État :

Vicç-amiral

5 000 dollars.

Commodore

Capitaine

Commandant

Lieutenant-commandant

Lieutenant

Master

Cliirurpien

Midsliipman

Payeur

Maitre d’équipage, canonnier.

Charpentier, voilier

Chef mécanicien

1" aide-mécanicien

Matelots

de 1 4 îi 18

— par mois,

Chauffeurs

A la mer, tous les officiers ont droit à une ration, et à une autre ration en sus par cinq années de service. Les officiers de l’état-major du bord reçoivent une allocation mensuelle de 23 dollars 25 cents pour l’habillement et la nourriture de chacun de leurs domestiques.

APPENDICES

APPENDICE A

DÉCLARATION DE L’INDÉPENDAN'CE DES ÉTATS-UNIS D’aMÉRIQÜE Faite à rbiUdelphie le 4 juillet 1776.

Lorsque, dans le cours des événements humains, il devient néces.saire, pour un peuple, de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre, et de prendre, parmi les puissances de la terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu du la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité l’oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.

Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : Tous les hommes sont créés égaux; iis sont doués par leur Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir, et d’établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être cbangés pour des causes légères et passagères; et l'rxpérienre de tous les temps a montré, en effet, que les

APPENDICKS.

hommes sont plus disposés à supporter des maux supportables qu'à se faire justice à eux-mêmes, en abolissant les formes auxquelles ils sout accoutumés. Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future. Telle a été la patience de ces colonies^ et telle est aujourd’hui la nécessité qui les force à changer leurs anciens systèmes de gouvernement. L’histoire du roi actuel de la Grande-Bretagne est l’histoire d’une série d’injustices et d’usurpations répétées, qui toutes avaient pour but direct l’établissement d’une tyrannie absolue sur ces États. Pour le prouver, soumettons les faits au monde impartial.

Il a refusé sa sanction aux lois les plus salutaires et les plus nécessaires au bien public.

U a défendu à ses gouverneurs de consentir à des lois d’une imjwrtance immédiate et urgente, à moins que leur mise en vigueur ne fût suspendue jusqu’à l’obtenliou de sa sanction, et les lois ainsi suspendues, il a absolument négligé d’y donner attention.

Il a refusé de sanctionner d’autres lois pour l’organisation de grands districts, à moins que le' peuple de ces districts n’abandonnât le droit d’être représenté dans la législature, droit inestimable pour un peuple, et qui n’est redoutable qu’aux tyrans.

Il a convoqué des assemblées législatives dans des lieux inusités, incommodes et éloignés des dépôts de leurs registres publics, dans la seule vue d’obtenir d’elles, par la fatigue, leur adhésion à ses mesures.

A diverses reprises, il a dissous des Chambres de représentants, parce qu’elles s’opposaient avec une mâle fermeté à ses empiétements sur les droits du peuple.

Après ces dissolutions, il a refusé pendant longtemps de faire élire d’autres Chambres des représéntanis, et le pouvoir législatif, qui n’est pas susceptible d’anéantissement, est ainsi retourné au peuple tout entier, pour être exercé par lui, l’État restant, dans l’intervalle, exposé à tous les dangers d’invasion du dehors et de convulsions au dedans.

H a cherché à mettre obstacle h l’accroi.ssement de la population de ces États. Dans ce but, il a rais empêchement à l’exécution des lois pour la naturalisation des étrangers; il a refusé d’en rendre d’auti-es pour encourager leur émigration dans ces contrées, et il a élevé les conditions pour les nouvelles acquisitions de terre.

APPENDICES

U a entravé l’administralion de la justice, en refusant sa sanction à des lois pour l’établissement de pouvoirs judiciaires.

11 a rendu les juges dépendants de sa seule volonté, pour la durée de leurs offices et pour le taux et le payement de leurs ap> pointements.

U a créé une multitude de nouveaux emplois, et envoyé dans ce pays des essaims de nouveaux employés pour vexer notre peuple et dévorer sa substance.

11 a entretenu parmi nous, en temps de paix, des armées permanentes sans le conseutement de nos législatures. 11 a affecté de rendre le pouvoir militaire indépendant de l'autorité civile et même supérieur à elle.

11 s’est coalisé avec d’autres pour nous soumettre à une juridiction étrangère à nos constitutions et non recdbnue par nos lois, en donnant sa sanction à des actes de prétendue législation, ayant pour objet de mettre en quartier parmi nous de gros corps de troupes armées; de les protéger par une procédure illusoire contre le châtiment des meurtres qu’ils auraient commis sur la personne des habitants de ces États; de détruire notre commerce avec toutes les parties du monde; de nous imposer des taxes sans notre consentement ; de nous priver, dans plusieurs cas, du bénéfice de la procédure parjurés; de nous transporter au delà des mers pour être jugés à raison de prétendus délits; d’abolir, dans une province voisine, le système libéral des lois anglaises, d’y établir un gouvernement arbitraire, et de reculer ses bmites, afin de faire à la fois de cette province un exemple et un instrument propre à introduire le même gouvernement absolu dans ces colonies; de retirer nos chartes, d’abolir nos lois les plus précieuses, et d’altérer dans leur essence les formes de nos gouvernements ; de suspendre nos propres législatures et de se déclarer eux-mêmes investis du pouvoir de faire des lois obbgatoires pour nous, dans tons les cas quelconques.

U a abdiqué le gouvernement de notre pays, en nous déclarant hors de sa protection et en nous faisant la guerre.

11 a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brôlé nos villes et massacré nos concitoyens.

En ce moment même, il transporte de grandes armées de mercenaires étrangers pour accomplir l’œuvre de mort, de désolation et de tyrannie, qui a été commencée avec des circonstances de cruauté et do perfidie dont on aurait peine à trouver des exemples dans les siècles les plus barbares, et qui sont tout à fait indignes du chef d’une nation civilisée.

APPENDICES

U a excité paimi noos l’insarreclion domestique, et il a cherché à attirer sur les habitants de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe, ni de condition.

Dans tout le cours de ces oppressions, nous avons demandé justice dans les termes les plus humbles : nos pétitions répétées n’ont reçu pour réponse que des injustices répétées.

Un prince dont le caractère est ainsi marqué par toutes les actions qui peuvent signaler un tyran est impropre à gouverner un peuple libre.

Nous n’avons pas non plus manqué d’égards envers nos frères de la Grande-Bretagne. Nous les avons, de temps en temps, avertis des tentatives faites j)ar leur législature pour étendre sur nous une injuste juridiction. Nous leur avons rappelé les circonstances de notre émigration et de notre établissement daus ces contrées.

Nous avons fait appel à leur justice et à leur magnanimité naturelle, et nous les avons conjurés, au nom des liens d’une commune origine, de désavouer ces usurpations qui devaient inévitablement interrompre notre liaison et nos bons rapports. Eux aussi ont été sourds à la voix de la raison et de la consanguinité.

Nous devons donc nous rendre à la nécessité qui commande notre séparation et les regarder de même que le reste de l’humanité, comme des ennemis dans la guerre et des amis dans la paix.

En conséquence, nous, les représentants des États-Unis d’Amérique assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l’univers de la droiture de nos intentions;

Publions et déclarons solennellement, au nom et par l’autorité du bon peuple de ces colonies, que ces Colonies-Unies sont et ont droit d'être des États libres et indépendants; qu’elles sont dégagées de toute obéissance envers la couronne de la Grande-Bretagne; que tout lien politique entre elles et 1 État de la Grande- Bretagne est et doit être entièrement dissous; et que, comme États libres et indépendants, elles ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce, et de faire tous les autres actes ou choses que des États indépendants ont droit de faire ; et pleins d'une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, nous engageons mutuellement au soutien de cette déclaration nos vies, nos fortunes et notre honneur.

APPENDICES

APPENDICE B

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