CHAPITRE II
Émigration.
Peu de temps après la découverte de l’Amérique , quelques émigrants appartenant à la race latine vinrent s’établir sur le nouveau continent ; mais la plupart de ces aventuriers y débarquèrent dans l'intention de faire une prompte fortune, puis de s’en retourner.
Les premiers émigrants anglais furent attirés en Amérique par un espoir analogue; de 1585 à 1590, .‘lüO hommes périrent et 40 000 Iivre.s sterling (un million de frîmes) furent jærdues dans des expt'ditions de ce genre.
En 1006, plus de 2000 émigrants lurent envoyés d’Angleterre dans l’Amérique du Nord à la recherche de l’or; mais ils moururent misérablement , et en 1609 il n’en resliit plus que (iO. compagnie Hakluyt, formée en vue de la colonisation de la Virginie, perdit 9000 hommes et 100 000 livres sterling (2 500 000 fr.}. Enfin les disputes religieuses contribuèrent grandement à asseoir sur des bases solides et durables la colonisation du continent de l’Amérique du Nord. L’émigration des Puritains et le succès de leur établissement dans la Nonvelle-.Angleterrre servirent d’exemple à tous ceux qui, en
Europii, étaient persécutés à cause de leur religion. De plus, le défrichement de la contrée qifi forme aujourd'hui les États du Sud de l’Union ayant commencé, la fertilité du sol, la douceur du climat, Joints à l’espérance toujours vivace de s’enrichir tout d’un coup par la découverte de métaux précieux, attirèrent une foule de colons. Des émigrants allemands vinrent en nombre considérable s’établir en Pennsylvanie vers la fin du dixseptième siècle et dans le cours du dix-huitième. Les Hollandais colonisèrent l’État de New-York; les Suédois, le Delaware; le Canada et la Louisiane furent colonisés par des aventuriers français. Toutefois, le courant de l’émigration en Amérique, pondant les 170 ans de l’époque coloniale, fut lent et peu actif, comparativement à ce qu’il a été après la guerre de l’indépendance, et surtout lorsque l’expérience d’une génération eut assuré le succès des institutions américaines.
Ce n’est qu’en 1819, en vertu d’une loi du Congrès en date du 2 mars de la même année, qu’on a commencé à faire le relevé officiel du nombre des immigrants étrangers. Le docteur Adam Seybert évalue à (5000 le chiffre moyen de l’émigration jicndant les vingt années de 1790 à 1810. Pendant les dix années comprises entre 1806 et 1816, les progrès de l’émigration aux États-Unis furent arrêtés par les hostilités qui divisèrent alors la Grande-Bretagne , la France et les États-Unis ; mais, bientôt après le rétablissement de la paix, l’émigration reprit avec plus d’activité que Jamais. On vit arriver plus de 20 000 émigrants dans le coufant de l’année 1817. Nous n’avons aucune donnée certaine sur le chiffre de l’émigration pendant les vingt et un mois qui s’écoulèrent du 1*" janvier 1818 au 30 septembre 1819. A partir de cette dernière daU* jusqu’en 185,5, le nombre des étrangers, et de 1856 à 1858, le nombre total des personnes arrivées par mer
Î78 LES ÉTATS-UNIS ü’AMÉRIOUE.
aux Élals-Uiiis, tant étrangers que natifs des divers États, se réjiartlssenl de la manière suivante, d’après les relevés oiliciels :
PSKIODES
stndis.
Année finissant au
30 septembre ....
15 mois finissant
le 31 décembre
Année finissant le
31 décembre.,.
ik:i9
Les trois premiers
trimestres de. .
Année finissant le
30 septembre.
IS'i8
15 mois finissant
le 31 décembre
Année finissant le
.31 décembre...
rCMIIBs.
Sans
DISTlNCrtOH
de
sexe.