Le fils du roi Philippe fut vendu comme esclave
dans le Massachusetts , dans le New-Hampshire, dans le Vcrmont et dans l’Ohio, nouvel État formé d’un territoire qui était un désert en 1776. En 1820, on comptait 1 538 038 esclaves; en 1830, 2 009 043; en 1840, 2 407 455; en 1850, 3204313; et en 1860, 3952801.
Voici la progression moyenne qu’a suivie l’accroissement du nombre des esclaves : de 1790 à 1800, 27,97; de 1800à1810, 33,40 ; de 1810 à 1820, 28,79; de 1 820 à 1 830, 30,61 ; de 1 830 à 1 840, 23,81 ; de 1 840 à 1850, 28,82; de 1850 à 1860, 23,39.
l>e dernier recensement a révélé un fait <[ui n’avait pas été complètement constaté encore : c’est que la plupart des tribus indiennes transplantées des États esclavagistes possèdent des nègres. Chez les Choctaws on en compte 2297 répartis entre 385 propriétaires; chez les Cherokees, 2504 possédés par 384 maîtres; chez les Creeks, 1651 appartenant à 267 Indiens, et chez les Chickasaws, 917 en la possession de 118 individus. Un propriétaire Creek possède 227 esclaves; mais il n’y en a qu’un petit nombre qui en possèdent 50. I.C8 esclaves constituent 12 et demi pour 100 de la population, non compris les blancs et les personnes de couleur libres, ou environ 1 esclave par 8 Indiens.
1^ petite tribu des Seminoles, quoicpie transplantée, comme les tribus dont nous venons de parler, d’États où l’esclavage s’est conservé, ne possède point d’esclaves ; mais ces Indiens contractent mariage avec la population de couleur.
D’après le recensement de l’année 1860, il apjiertque le nombre des esclaves émancipés dans les États-Unis dépassait 3000 : ce qui est plus du double du nombre de ceux qui avaient été alTranchis lors du recensement de 1 850 , et donne la proportion de 1 sur 1 309, tandis qu’en 1850 les émancipations étaient dans la proportion de 1 sur 2181 .
Proportionnelleiueut et numériquement, le nombre des esclaves fugitifs reste, pour 1860, au-dessous des statistiques de 1850. Cestdans les États de Mississipi, de Missouri et de Virginie qu’on a constaté le plus grand nombre de marrons; tandis (|ue le nombre en a surtout diminué dans le Delaware, la Géorgie, la Louisiane, le Maryland et le Tennessee; d’où l’on peut conclure que le voisinage des États libres ne portait aucune atteinte à la propriété esclavagiste. Jusqu’en 1860, le nombre des esclaves marrons s’était peu à p<;u élevé à un tel chiffre (juc la somme des pertes éprouvées, sous ce rapport, par les Étals du Sud est proportionnellement moindre, eu égard aux capitaux engagés dans ce genre de propriété, que la somme des pertes causées ])ar les variations quotidiennes (|ui, dans les temps ordinaires, ont lieu dans l’agio des bons de l’État ou du gouvernement général dans la seule ville de New-York.
On voit parles relevés ofliciels qu’en 1850, 1011 esclaves s’étaient enfuis de chez leurs maîtres, ce qui fait 1 sur 3165 (environ 1 trentième pour 100); tandis que pendant l’année de recensement finissant au 1" juin 1860, sur 3949557 esclaves il ne s’en est enfui que 803, c’est-à-dire 1 sur 5000 environ ou 1 cinquantième pour 100. Quelque faible que semble ce nombre, on ne saurait .prétendre (|ue tous les esclaves trouvés absents dans les États limitrophes, et encore moins qu’un nombre considérable de ceux qui ont quitté leurs maîtres dans les contrées plus méridioniales, se soient réfugiés dans les Étals libres; et lorsque l’on considère que dans les États limitrophes, sur un total de 1 million d’esclaves, il n’y a pas eu 500 marrons en 1860, tandis qu’en 1850 il y en avait eu près de 600 sur 910000, et qu’à ces deux époques il est constant que près de 800 se sont enfuis des États les plus méridionaux, il devient évident que, puisque la proportion diminue rapidement dans
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les États à esclaves limitrophes des États libres, le marronnage est un fait non-seulement indé|)(Midaat du voisinage d’une population libre, mais encore inhérent aux relations de maître à esclave.
La preuve ((ue les vicissitudes de la population esclave ont, d’année en année jusqu’à ce Jour, suivi une progression décroissante, ressort de ce fait que la population de couleur libre qui, de 1820 à 1830, avait augmenté dans la proportion de 36 1/5 pour 100, ne présentait en 18'i0 qu’un accroissement proportionnel de 20 4/5 pour 100; et cette diminution graduelle s’est continuée jusqu’en 1860, date à laquelle l’augmentation dans toute l’étendue des États-Unis n’était plus que de 1 pour 100 par an.
A l’époque où a commencé l’existence nationale des États-Unis, l’opinion était, en général, opposée à l’esclavage; cette opposition était même plus forte dans quelques-uns des États du Sud que dans la plupart des États du Nord. Le décret de 1787, qui exclut l’institution de l’esclavage du territoire situé au Nord-Ouest, reçut l’appui des hommes du Sud , et quelques États du Sud abolirent la traite africaine, tandis que les États du Nord la continuaient toujours. Le Vermont avait aboli l’esclavage en 1777, avant d’enti-er dans l’Union. La Pennsylvanie prit, en 1780, des mesures pour l’émancipation graduelle des esclaves ; et en 1 840 il n’en restait plus dans cet État que 64 sur les 3737 qui y existaient en 1790. Dans le Massachusetts, la cour suprême déclara que l’esclavage était aboli par l’acte d’adoption de la constitution locale de 1780, qui avait été rédigé de façon à réserver une décision analogue. Le Rhode-lsland procéda peu à peu à l’affranchissement de ses esclaves, et il n’en comptait plus (jue 5 en 1840; la même année, il n’en restait dans le Connecticut que 17 sur les 2759 que cet État renfermait en 1790. L’État
de New-York, qui, en 1790, possédait plus de 20000 esclaves, adopta, dans le cours de cette année, une loi décrétant l’émancipation graduelle; et, par une autre lui datée de 1 81 7, déclara que tous les esclaves existant encore dans l’État seraient libres à partir du 4 juillet de la même année. Le New-Jersey prit des mesures semblables dès 1804; il comptait 11 423 esclaves en 1790, et il n’en restait plus que 236 en 1850.
L’invention de la machine à nettoyer le coton, vers la fin du dix-huitième siècle, donna au travail servile une valeur et une importance inconnues jus(jue-là, et modifia peu à peu dans les Ktats cotonniers l’opinion publique, (jui précédemment était loin d’être opposée à l’émancipation progressive.
En Amérique, les champions de l’esclavage, bien différent lie celui qui existait en Grèce et à Rome, font valoir en faveur du maintien de cette institution la soi-disant infériorité de la race noire, et, s’appuyant sur des arguments puisés dans la Nature et dans laRible, ils en tirent cette conclusion que la Providence l’a condamna à servir la race blanche qui lui est supérieure. Mais il n’en était pas ainsi dans les premiers Jours de la république, et de pareils sophismes ne sont plus soutenus que par les quelques personnes sur ijui pèse principalement la responsabilité des mesures prises pour l’extension de l’esclavage. La logique leur fait une nécessite de trouver, pour justifier leur conduite, un raisonnement qui n’attaque point la race blanche.
Dès le principe, l’esclavage a rencontré pour adversaires des Américains éminents. Washington, Jefferson, Madison, Franklin, Jay, Hamilton, et beaucoup d’autres parmi les hommes qui ont joué un rôle distingué dans la constitution du gouvernement de l’Union, regardaient l’esclavage comme un grand mal, incompatible avec les principes énoncés dans la décla-
ration de l’indépendance et avec l’esprit du christianisme. Us étaient persuadés qu’il disparaîtrait peu à peu, repoussé par les progrès de la civilisation et de la liberté; et, reculant devant ce qu’ils considéraient comme des obstacles insurmontables à l’affranchissement, au moins de leur vivant, ils consentirent, dans la rédaction de la Constitution, à accorder certains avantages, qu’ils espéraient ne devoir être que temporaires et qui partant n’impliquaient aucun danger pour la stabilité du gouvernement. Il se forma dans beaucoup d’États des sociétés ayant pour but l’abolition progressive de l’esclavage. La Société abolitionniste de la Pennsylvanie, fondée en 1775, existe encore. Benjamin Franklin en fut le premier président, et Benjamin Rush le premier secrétaire. En 1790, elle adressa au Congrès un mémoire portant la signature de « Benjamin Franklin , président, » par lequel la Société priait la législature du pays « d’aviser aux moyens de délivrer le peuple américain de l’inconséquence de l’esclavage, » et « d’user de tout son pouvoir pour réprimer toute espèce de trafic ayant nos semblables pour objet. » La Société d’émancipation de l’État de New-York se forma en 1785; elle eut pour premier président John Jay, auquel succéda Alexandre Hamilton. Des associations analogues s’organisèrent dans le Connecticut , le Rhode-lsland , le Delaware, le Maryland et la Virginie. Toutes ces sociétés contribuèrent, dans une grande mesure, à l’extinction de l’esclavage dans plusieurs États du Nord.
En 1819 et 1820, les adversaires de l’esclavage opposèrent une résistance vigoureuse à l'admission du Missouri dans l’Union comme État à esclaves; mais ils eurent le dessous dans celte lutte. Cet événement fut suivi d’une période pendant laquelle toute la question resta dans un repos absolu. La publication à Baltimore, par Benjamin Lundy, quaker, d’un petit journal intitulé
Génie de Vémancipalion universelle^ fut presque le seul acte par lequel l’oppositiun esclavagiste donna signe de vie jusqu’au l'^janvier 1831 , époque à laquelle William Lloyd Garrison fonda le Libérateur, à Boston. Acceptant la définition de l’esclavage en Amérique telle qu’elle était donnée par les lois des États à esclaves, qui déclarent que les esclaves sont « des biens meubles, entre les mains de leurs maîtres et propriétaires, à tous égards, à toutes fins et à tous usages, quels qu’ils soient, » il affirma que la possession d’esclaves est un péché contre Dieu et un crime de lèse-humanité ; que l’affranchissornent immédiat est le droit de tout esclave et le devoir de tout maître. Le 1" janvier 1832, la première Société, établie sur ces principes, fut organisée à Boston par douze citoyens, sous la présidence d’un quaker nommé Arnold Buffum.
La Société américaine anti-esclavagiste fut constituée à Pliiladelpliie dans le mois de décembre 1833 ; Arthur Tappan en fut le premier président. Cette Société affirmait expressément par la voix de ses adhérents que le Congrès n’avait pas le droit d’abolir l’esclavage dans les États à esclaves; elle ne sollicitait point le concours du gouvernement national, attendu que ce concours avait toujours été considéré comme inconstitutionnel par les chefs de tous les partis dans le pays entier Elle proclamait que toutes les lois qui reconnaissent le droit de posséder des esclaves sont « absolument nulles et sans valeur devant Dieu. » Elle déclarait que ses principes l’engageaient à « repousser et à prier les opprimés de repousser l’emploi de toutes armes matérielles pour parvenir à l’alfranchissement ; leurs mesures actives devant avoir uniquement pour objet l’opposition de la pureté morale à la corruption morale, la destruction de l’erreur par la force de la vérité, et l’abolition de l esclavage par l’esprit du repentir. » Au
moyen de lectures publiques de journaux , de petits livres, d’assemblées et de pétitions au Congrès, cette Société produisit dans toute l’étendue du pays une vive émotion, dont les effets ne tardèrent pas à se manifester parmi les sectes religieuses et les partis politiques. Elle s’opposait à la formation d’un parti abolitionniste distinct, jugeant qu’il était plus sage de chercherà propager ses principes parmi les membres de tous les partis.
En 1 840, par suite de désaccord à ce sujet et à propos d’autres questions intéressant le programme de la propagande, une fraction des adhérents se détacha de l’association primitive et fonda la « Société anti-esclavagiète américaine et étrangère. » De la même année date l’organisation du parti « libéral, » recruté princi])alemcnt parmi les dissidents et leurs partisans. Ce parti fut presque entièrement absorbé par celui du « sol libre, » lors de l'élection présidentielle de 1848; cependant un petit nombre de personnes, qui étaient d’avis que le gouvernement tenait de la Constitution la faculté d’abolir l’esclavage dans toutes les parties du pays, ont continué, jus([u’à une époque toute récente, d’agir de concert sous le nom de « parti de la liberté. » Le « parti du sol libre » a été à son tour absorbé par le parti « républicain, I) qui, lors de l’élection présidentielle de 1856, avança, le premier, la doctrine de la restriction de l’esclavage.
I.a tentative faite pour introduire l’esclavage dans les territoires libres et le mettre, partout où il se répandrait, sous la protection du pavillon national, a entraîné forcément la presse et le peuple des États-Unis à discuter à fond l’esclavage sous toutes ses faces, et il s’en est suivi naturellement des divisions sur cette question parmi les partis politiques du pays.
Vers le même temps, un nommé lîelper, appartenant à l’État esclavagiste de la Caroline du Nord, publia un
livre, où il prenait principalement pour point de départ les révélations du recensement de 1850; cette publication, en exaltant, outre mesure, les sentiments esclavagistes, donna par contre-coup une impulsion extraordinaire à la propagande abolitionniste. L’ouvrage était écrit dans un style assez répréhensible , mais le contraste des résultats politiques et économiques du travail libre et du travail servile n’avait sans doute jamais auparavant été présenté sous des couleurs aussi saisissantes. L'auteur fut assez heureux pour conquérir l’approbation d’un grand nombre des principaux membres du parti républicain qui siégeaient au Congrès; ils recommandèrent son livre à leurs concitoyens. I>e leur côté, les membres du Congrès représentant les États à esclaves, cherchèrent à tirer avantage des f)aroles blessantes de certains passages , pour organiser uue croisade politique contre le parti républicain. Ils réussirent au point d’empêcher, en 1859, le candidat républicain d’être élu président (Speaker) du Congrès; mais, grâce à l’importance qu’ils lui prêtèrent, ce livre, qui autrement n’eûteu qu’une circulation fort restreinte et fût tombé promptement dans l’oubli, obtint une plus grande vogue que n’en eut jamais aucun livre en Amérique, à deux ou trois exceptions près j)cut-être. 11 eut même le privilège d’être saisi partout où on le découvrait dans le Sud, et c’était risquer sa vie que de voyager dans les États à esclaves avec un exemplaire du livre dans sa malle.
On ne saurait nier que, dans tous les endroits où ce livre a été lu, il a puissamment secondé l’œuvre des partisans de la liberté du travail : des milliers de personnes, qui conservaient des doutes ou profe.ssaienl de l’indilTérenee concernant l’esclavage au point de vue de la morale et de la philanthropie, qui étaient plus qu’à demi persuadées que l'esclave dans les États du Sud
jouisiinit d’une meilleure condition que le nègre en Afrique ou dans les États libres du Nord, commencèrent, pour la première fois, à se demander si la question de l’esclavage n’intéressait pas les blancs plus que les noirs, et si les inconvénients du travail servile, au point de vue économique, ne surpassaient pas réellement tous les avantages qu’il serait possible d’en retirer.
Parmi les données présentées par le livre dont il s’agit, ou plutôt extraites, par l’auteur, du recensement de 1 860 et d’autres documents officiels, voici celles qui, probablement, ont eu le plus de poids sur l’opinion publi(|uc :
En 1790, l’État de New-York renfermait 340120 habitants; la Virginie, 748308, ou plus du double. En 1850, juste soixante ans plus tard, le New-York, devenu État libre depuis trente ans environ, avait une population de 3097 394 âmes, tandis que la Virginie n’en contenait que 1 421 661, ou moins de la moitié.
Dans le recensement fait en vuc'dc l’assiette des impôts en 1850, la valeur des propriétés mobilières et immobilières en Virginie, y compris les nègres, avait été estimée à 391 646 438 dollars (1,958 232190 fr.); et à 1 080 309 216 dollars (5401 519080 fr. ’l dans l’Étal de New- York.
En 1850, la valeur en espèces de toutes les exploitations agricoles, avec leurs machines et ustensiles, était de 223 423315 dollars (1117116 575 fr.) dans la Virginie, et de 576631 568 dollars (2883157 840 fr.) dans l’État de New-York.
En 1790, le Massachusetts, d’une étendue de 7800 milles carrés (20 124 kilom. c.), contenait 378 717 habitants, et la Caroline du Nord, d’une étendue de 50704 milles carrés (130816 kilom< c.), 393751. Eu 1850, la population du Massachusetts était de 994 514 habitants, tous libres, tandis que celle de la Caroline du Nord n’était que de 869639, dont 288548 esclaves.
En 1850, toutes les propriétés mobilières et imniobilièiTS dans le Massachusetts étaient évaluées à 573342286 dollars (2 866 71 1 430 fr. ) , et dans la Caroline du Nord, y compris les nègres, et avec un territoire six fois plus étendu, à 226800472 dollars ( 1 134 002 360 fr.) seulement.
Les Étals du Michigan et de l’Arkansas, l’un État libre et l’autre État à esclaves, furent admis dans rUiiion la même année, en 1836. Au bout de vingt ans le Michigan avait trois fois la population de l’Arkansas, une valeur imposable d’exploitations agricoles et matérielles cinq fois plus forte , et un nombre d’écoles publiques huit fois plus considérable.
I.a Virginie était riche et prospère, lorsque l’Oliio n’était encore qu’un désert. Elle a une su|)erficie de 61 000 milles carrés (157 380 kilom.c.), tandis que celle de l’ühio n’est que de 40000 (103 200 kilom. c.). Cependant, malgré son tabac renommé, ses terres à froment, ses vastes houillères et ses ports spacieux sur l’océan Atlanticpie, la Virginie ne contient pas, par mille carré, la moitié de.la population que renferme l’Ohio; et, quoique la Virginie fût entiw dans rUnion avec 10 représentants au Congrès, elle n’en avait que 13 en 1850, tandis que l’Ohio, qui ne compte pas encore cinquante ans d’existence comme État, avait 21 représentants au Congrès à la même époque.
KELEVÉ COMPARATIF DES PRODUITS DES ÉTATS LIBRES ET DES ÉTATS A ESCLAVF.S, TELS QUE BLÉ, AVOINE, MaIS, POMMES DE TERRE, GAZON, ETC., AU BOISSEAU.
Valeur
boift^^iux *. do'lar», francs.
États libres W91900<il 351709 703 1 758548515
États à esclaves... 481 766 889 356 927 067 1 534 635 335
Différence 17 423152 44 782 636 223 913 280