‹ Les États-Unis d'Amérique en 1863Chapitre 75 sur 118 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Sucre et miel. — Tabac. — Vin. — Animaux domestiques et instruments aratoires. — Glace. — Térébenthine.

SucKK DE CANNE. — Lit Louisiiine est le seul des États de rUnion qui ait jamais cultivé la canne à sucre sur une vaste échelle. D’après le recensement de 1860, sa récolte s’est élevée à 302000 barils (do 1000 livres chacun) de sucre, et à 14 535 157 gallons de mélasses. La Floride vient ensuite, avec 1761 barils de sucre et 435890 gallons de mélasses; puis la Géorgie, avec 1167 barils de sucre et 546 770 gallons de mélasses. Le Texas, le Mississipi, la Caroline du Sud et l’Alabama produisent également une petite quantité de sucre.

La production du sucre, dans la Louisiane, pour 1862, est estimée à 459 410 barils de 1150 livres chacun en moyenne, soit un poids total de 528321 500 livres, fourni par 1291 sucreries, sur lesijuelles 1027 sont mues par la vapeur et 264 par des chevaux. La récolte de l’année précédente s’élevait à 228 753 barils, pesant 263 065 000 livres, ce qui donne une augmentation, pour 1862, de 230 657 barils ou 265 266 500 livres. Suivant les calculs faits à la Nouvelle-Orléans, le prix moyen de la récolte de 1860-61 fut de 4 3/4 contre 4 1/2.6 en 1859-60. D’après cette moyenne, et en pre-

nant 1150 livres comme le poids d’un baril, la valeur totale de la récolte de 1861 (459410 barils) serait de 25095271 dollars (125476355 fr.), contre 14 468 627 dollars (72343135 fr.) produit des 228753 barils de 1860, soit une augmentation de 10 626644 dollars (53133 220 fr.).

Le rendement des mélasses provenant de la récolte de cannes de 1861-62 est estimé à 70 gallons par millier de sucre, contre 18 414 550 gallons en 1860-61, ce qui fait ressortir une augmentation de 18 567955 gallons, ou de plus du double.

Sucre d’érable. — En 1860, la récolte totale de sucre d’érable a été de 38863884 livres, sur 1 944 594 gallons de mélasses; dans ce nombre de gallons, la Caroline du Nord entre pour 392 932; le iMicliigan, pour 384521; rillinois, pour 203 028; le Kansas, pour 139 036,; le New-Y’ork, pour 131 840, et la Pennsylvanie, pour 127 455. L’augmentation de cette production, depuis 1850, a été de 4610448.

Sorgho. — On a fabri(|ué, eu 1860, 7235025 gallons de mélasses de sorgho; l’Iovva en a fourni 1993474; l’iiidiana, 827777; l’Illinois, 797 097; l’Ohio, 707416; et le Tennessee, 485 828.

Quoique récemment introduit auv Etats-Unis, le sorghoestdéjà cultivé dans tous les ÉUits, excepté dans ceux de Verrnont, Khode-lsland, New-Hampshire, Michigan, Maine, Louisiane, Floride et .Vrkansas.

Dans son rapport pour 1861, le Directeur du bureau des patentes porte à 6000 le nombre des moulins alïectés à la fabrication du sucre de sorgho. En admettant, pour chaque moulin, une production moyenne de 20 barils, et évaluant le contenu de chaque baril à 20 dollars (100 fr.), on arrive à un produit total de 120 000 barils et à une valeur de 2 400 000 dollars (12 millions de francs).

Le même fonctionnaire estime que la production, pour 1862 sera quatre fois plus forte; dès lors, on peut rai> sonnablement affirmer que le sucre de sorgho deviendra, dans quelques années, un article important d’exportation .

Les frais de culture et de fabrication pour un acre de sorgho, aux États-Unis, varient de 45 à 50 dollars (225 à 250 francs); le rendement, par acre, étant de 1 500 livres de sucre et de 115 gallons de mélasses, valant 146 dollars (730 francs), on voit que tous les frais se trouvent plus que couverts.

Miel. — Le recensement de 1850 porte la production totale de cire vierge et de miel, pendant cette année, à 14853 128 livres; celle de 1860 s’élevant à 26370 813 livres, la production a presque doublé en dix années. Cette augmentation est due, en partie, à l’introduction de races d’abeilles améliorées provenant d’Italie et de Suisse.

Tabac. — Cette plante se cultive avec succès dans tous les États et tous les territoires de l’Union américaine. Les principales variétés sont celles qui sont connues dans le commerce sous la dénomination de tabac de Virginie, de Maryland, de Kentucky, de Missouri et de l’Ohio. Le rendement est ordinairement de 600 à 700 livres par acre. En 1860, il a été en moyenne de 660 livres par acre dans la Virginie, de 650 dans le Maryland, de 575 dans le Kentucky, de 730 dans l’Ohio, de 750 dans le Tennessee, et de 775 dans le Missouri. La même année, le nombre total des acres consacrés à la culture du tabac était de 400 000, qui, à raison de 600 livres par acre en moyenne, ont dû produire 240 millions de livres. La valeur totale de la production pour cette année s’est élevée à la somme de 13982686 dollars (69913 430 fr.)

Le tableau suivant donne les chifires de la production du tabac aux États-Unis pendant les années

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1840, 1850 et 1860, d’après les relevés des recensements.

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