I .OOO.OOOd
Totaux
2 ,.500,000 12,.500,000fr.
3,500,000 17 ,500.0ü0fr.
5,. 500 .000 27 ,500,000fr.
63,000,000fr.
Le même écrivain évalue les produits de la librairie américaine pour l’année 1856 à la somme de 16 millions de dollars environ (80 millions de francs), qu’il
répartit ainsi :
dollars. francs.
Ville de New-York 6 000000 30000000
Boston 2 500000 10 000000
Étals de la Nouvelle-Angleterre. . . 600 000 3 000 000
Philadelphie 3 400000 17 000000
Cincinnati 1300 000 5 300000
dollars.
fraocs.
États du Nord-Ouest
District de Columbia (publications
du gouvernement)
États du Sud et du Sud-Ouest. . . .
De 1851 à 1857 inclusivement
, il a été importé aux
États-Unis des livres pour une
valeur annuelle ainsi
répartie :
dollar!.
fraocs.
l’nu particiilarilc à signaler à propos du commerce de la librairie aux États-Unis, c’est qu’il se tient deux fois par an à New-York, à Pliiladelpliie et à Cincinnati, des ventes à l’encan, alimenUVs par les éditeurs, et auxquelles assistent les libraires détaillants. Ces ventes ont beu depuis trente ans avec un plein succès, et il s’y débite annuellement de Ct)ü 000 dollars (3 millions de francs) à un million de dollars (5 millions de francs) de livres.
Classification de tous les livres publiés aux Etats-Unis du I" janvier 1856 au 1" mars 1858.
Nombre des Ouvrages. Volumes
Éducation 748 761
Histoire naturelle, physique, agriculture 160 168
Biographie 213 247
Essais, poésie et fiction 1667 1914
Théologie 842 877
Histoire 231 276
Livres pour la jeunesse 117 151
Musique 154 154
Voyages 157 169
A reporter 4289 4717
Nombre des Ouvrages. Volumes.
Heport 4289 4717
Médecine 138 147
Droit 28 28
Classiques 61 62
Sciences mécaniques 80 91
Divers 290 317
Totaux 4886 6362
I.a presse est nécessairement le bras droit de tous les itouvêrnements populaires; c’est ce qui explique l’immense développement du journalisme aux États-ünis. Le dernier recensement de 18G0 constate qu’.à cette époque, la circulation annuelle des journaux, revues et publications périodiques était de 927 9.il ô48 exemplaires, ou dans la proportion de 84. .90 pour cbaque bomme, femme ou enfant blanc faisant partie de la population. En I8.â0, elle était de 420 409 978: ce qui donnait la proportion de 21.81 exemplaires pour cbaque personne blanche; de sorte que l’accroissement proportionnel dans rintervalle de ces flix années, a été de 1 17.61 pour cent, tandis que l’au{.;mentation de la population blancbe pendant la iiUMne période n’a été que de .98.12 pour cent. Sur le chiffre total des numéros de journaux qui circulent dans le pays, les trois États du New-York, de la Pennsylvanie et du Massachusetts fournissent .539 026 124 exemplaires, c’est-à-dire bien plus de la moitié.
En outre de ces publications indiiiènes , il entre aux Éitats-Unis une quantité considérable de journaux étrangers. Le British Almanac ami cornparuon (Almanach et Guide antjlais) de 1862 répartit cette importation de la manière suivante : journaux d’Angleterre, 1 .5.57 689 exemplaires; de France. 570 655; de Brême, 41 171; de Prusse, 83 349. Ces ebiffres ne comprennent que les journaux, sans tenir compte des revues, dont quelques-unes sont réimprimées aux Etats-Unis.
Clia(|ue numéro des journaux quotidiens de New-York et de plusieurs autres villes contient, en texte imprimé, la matière de 64 pages in-8° ordinaire. »
Le gouvernement n’a aujourd’hui aucun organe officiel; mais, au besoin, il se sert de la presse indépendante pour se mettre en rapport avec le public. Autrefois, un journal fondé à l’aide de capitaux privés était reconnu comme officiel par le gouvernement; mais cet usage a été abandonné.
Aux États-Unis, en 1860, on portait le nombre des
journaux quotidiens à 386
Tri-hebdomadaires 146
Semi-hebdomadaires 164
Hebdomadaires 3ir>3
Mensuels et semi-mensuels 280
Trimestriels 29
Littéraires et variés 521
Religieux 191
Les États même dont la colonisation est la plus récente sont loin d’être dépourvus d’une presse locale. Il se publiait, en 1859, 99 journaux en Californie, et 86 au Texas, en 1860.
Des 4052 journaux et revues publiés aux États-Unis, lors du recensement de 1860, 3242 ou 80.02 pour cent s’occupaient plus ou moins de questions politiques; 298 ou 7.58 pour cent étaient consacrés à la littérature, et 277 ou 6.83 pour cent à la théologie et à la religion.
I.a presse religieuse des États-Unis se distingue en général par une grande dignité et un talent littéraire incontestable.