JA
MVfEH 1883
PRIX DE LA VOIE et du MATEaitL.
Maine
millM.
milles.
dollars (,b).
în:i
New-Hampshire
Vermont
Maa&acbuselta
Hhode-Iiland
Connecticut
22,519,Vè6
New-York
New-Jersey
Penn-ylvaüie
Delawire
Maryland
Viririnie
Caroline du Nord
Caroline du Sud
Géorgie
Floride
Alatiama
Missisiipi
Louisiane
Texas
Arkansas
Tennessee
Kentucky
Ohio.
Oü
Michigan
Indiana
Illinois
Wisconsin
Minnesota
2,OOU,UüO
lowa
Missouri
ÜÜ
Kansas
Californie
Orégon
fotaux
t«) Le mille Tint isoe métrei.
(b1 Le dollar vaut i frtoci.
Ou a constaté que les chemins de fer américains transportent annuellement 850 tonnes (8G2 750 kilofçr.) de marchandises par mille (tüüü mètres) en exploitation. (]e qui donnerait un total annuel de 26 millions de tonnes (26390 millions de kilogr.); et, en calculant la tonne (lOinkilogr.) à 150 dollars (750 fr.), la somme
totale de 3900 milliona de dollars (19500 millions de francs).
On lit dans le rapport du directeur du recensement en date du 1 9 mai 1 862 :
« Tandis que l’augmentation dans la quantité de milles construits dans ces dix dernières années a été de près de 300 pour cent, et que les capitaux engagés dans cette branche d’industrie ont été encore plus considérables, les avantages résultant de ces travaux ont augmenté dans une proportion bien plus grande encore.
« Jusqu’au commencement de la période, les chemins de fer des États-Unis étaient sans importance, comparativement au commerce intérieur du pays. Presque toutes les lignes alors en exploitation étaient des entreprises locales ou isolées, et n’avaient pas commencé, tant sous le rapport de l’étendue que sous celui de l’ensemble, à former ce vaste système continu, composé de parties toutes reliées entre elles, dont le réseau couvre et embrasse aujourd’hui toutes les régions de cet immense territoire, fait contribuer chaque entreprise à la circulation générale et à l’avantage de tous, et fournit à presque tous les citoyens des États-Unis des moyens de locomotion et un marché pour ainsi dire à leur porte.
« Avant la dernière décade, il n’y avait qu’une ligne d’achevée entre la mer et les grands bassins intérieurs du pays, dont les produits jouent un rôle si important dans notre commerce intérieur et e.xtérieur ; et même cette ligne, formée des divers tronçons dont se compose aujourd’hui le chemin du centre de l’État de New-York, était assujettie, pour le transport des marchandises, à des droits de péage sur des canaux, et à d’autres charges et restrictions qui équivalaient à une véritable prohibition. Le commerce résultant des chemins de fer des États-Unis a donc , à peu d’exceptions près, pris naissance dans le courant des dix dernières années
LES ÉTATS-UNIS D’ AMÉRIQUE. kki
« La ligne qui a été ouverte en second lieu, et qui relie à la naer les lacs, les fleuves et les rivières de l’Ouest, est celle qui va de Boston à Ogdensburg, et qui est composée de tronçons distincts, dont le dernier a été achevé en 1850.
« La troisième ligne est celle de New-York au lac Érie; elle a été livrée à la circulation le 22 avril 1851 .
« I.a quatrième, dans l’ordre géographique, est celle de la Pennsylvanie, achevée en 1852; mais la partie qui traverse les montagnes n’a été livrée qu’en 1854. Avant cette année, on franchissait les faîtes au moven d’une série de plans inclinés pourvus de machines Axes construites par l’État.
« cinquième grande ligne, de Baltimore à l’Ohio, a été livrée à la circulation en 1853, et prolongée dans la direction du Sud. En 1850, la rivière Tennessee, affluent du Mississipi , a été atteinte par le chemin de ter de l’Ouest et de l’Atlantique, qui a son point de départ dans l’État de la Géorgie; et le .Mississipi lui-même l’a été, en 1859, par le chemin de Charleston à Memphis.
« Dans l’extrême nord, le chemin de ferde l’.Vtlantique et du Sakit-Laurent, connu actuellement sous la dénomination de Grand-Tronc, était déjà terminé en 1853.
« En 1858, le réseau de la Virginie est venu s’emhrancher avec le chemin de Charleston à Memphis et avec celui de Nashville à Chattanooga.
«La sixième grande ligne, qui relie l’intérieur à la mer, est l’artère du vaste réseau qui embrasse maintenant le pays tout entier. Elle a ouvert des débouchés aux produits de l’intérieur, qui n’eussent eu presque aucune valeur commerciale sans ces voies de communication perfectionnées, sur lesquelles le prix de transport n’est pas le dixième de celui des chemins ordinaü'es.
« Les lignes que nous venons d’énumérer, complétées en quelque sorte par le canal d’Érie, fournissent actuel-
lement d'amples ressources à l’expédition et au transit à bas prix des denrées qui se vendent sur les marchés de l’Est, et pourraient, sans frais supplémentaires; transporter tout le surplus des produits de rinlérieur. »
On s’occupe actuellement de la construction d’un chemin de fer qui doit relier les Etats situés sur l’océan Atlantique aux Étals situés sur l’océan Pacifique; lorsqu’il sera achevé, ce sera une des merveilles du monde. La compagnie qui a entrepris ce grand travail a été constitué-een vertu d’uneloiduCongrès, passée le 1 "juillet 1862, autorisant ladite compagnie à construire, entretenir et exploiter une voie ferrée et une ligne de télégraphe se continuant sans interruption à partir d’un point situé sur le 100* degré de longitude ouest du méridien de Greenwich, entre la lisière méridionale de la vallée de. la Rivière-Républicaine et la lisière septentrionale de la vallée do la Rivière-Plate dans le territoire de Nebraska. Le fonds social est divisé en 100 000 actions de 1000 dollars (5000 fr.), dont aucun actionnaire ne peut posséder plus de 200. La loi accorde à la compagnie le droit de j)assage à travers les terres publiques, la jouissance de 200 pieds de terrain de chaque côté du tracé, et la faculté d’approprier à son usage tous les matériaux nécessaires à la construction du chemin, qui peuvent se trouver sur les terres publiques riveraines. Elle lui donne, en outre, la jiropriété d’une section de terre sur deux (650 acres), des deux côtés du chemin, jusqu’à concurrence de cinq sections, ainsi alternées, par mille(1 609 mètres) de chaque côté et dans un rayon de 16 milles( I6kilomètres) do la voie ferrée, pourvu que ces sections ne soient point des terres vendues, réservées ou autrement aliénées, et surtout des terres minières. »
De plus, le gouvernement, pour venir en aide à la compagnie, lui accorde, dès que 40 milles (64 kilom.) non interrompus de voie ferrée et de télégraphe seront
mis en étal de fonctionner, une subvention en obligations remboursables en 30 années, portant intérêt à C pour 100, à raison de lOobligations par mille pour chaque section de 40 milles ainsi spéciflée. Ces obligations constitueront une première hypothèque sur le chemin et les propriétés de la compagnie.
La loi pourvoit également à la construction d’embranchements sur la ligne principale; cependant aucun de ces embranchements ne sera probablement mis à l’entreprise qu’après l’achèvement de la voie directe. Celle ci aura, dit-on, environ 1500 milles (2414 kilom.) de longueur, et lequarl n’en coûtera pas plus de 6000 dollars (30000 francs) par mille. Malgré la guerre, qui n’a pas empêché d’adjuger certaines parties des travau.\, il y a tout lieu d’espérer que le chemin sera en exploitation en 1872 : espérance qui ne saurait guère être taxée d’extravagance, car le parcours des chemins de fer construits aux États-Unis s’est accru dans les dix dernières années de 22000 milles(353ü8 kilomètres), c’est-à-dire de plus de 14 fois la longueur projetée du chemin du Pacifique, moyennant un déboursé de 838192781 dollars (4190 963905 francs) et sans aide du gouvernement, sauf l’allocation de terres publiques pour une partie des chemins.
On a calculé que lorsque le chemin du Pacifique sera construit, à part l’accroissement probable du commerce, il en résultera pour les négociants américains, rien que dans le change sur la Chine, une économie de 3 600 000 dollars (18 millions de francs); et que le transport des voyageurs et des marchandises entre les États situés sur l’océan Atlantique et les États situés sur l’océan Pacifique, qui coûte aujourd’hui 75 807 000 dollars (37935000 francs), ne coûtera plus que 22970466 dollars (114852330 francs).