‹ Les États-Unis d'Amérique en 1863Chapitre 99 sur 118 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Service postal.

Le système postal des colonies anglaises, devenues par la suite les États-Unis, projeté, dès 1692, ne fut définitivement organisé qu’en 1710. D’après un acte du Parlement, portant la date de cette dernière année, le Directeur général des postes ( Postmasler General ) devait « avoir son bureau principal à New-York et d’autres « bureaux auxiliaires, dans une ou plusieurs localités « convenables, dans d’autres provinces ou colonies de n Sa Majesté en Amérique. » Le revenu fut minime pendant quelques années. En 1753, Benjamin Franklin fut nommé directeur général des postes pour les colonies; on lui garantissait un traitement minimum defiOO livres Bterl. (15000 francs) par an pour lui et pour son aide. Grâce à son activité dévorante et aux facultés extraordinaires d’exécution qu’il apportait en toutes choses, Franklin eut bientAt refondu , amélioré et développé toute son administration ; en quelques années, il en avait considérablement augmenté les revenus. En 1760, il jeta les populations dans l’ébahissement, c’est le mot propre, en proposant de faire circuler une malle destinée au transport des dépêches, entre Philadelphie et

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Lettre simple, pesant une demi-once (pas tout à fait 15 grammes), jusqu’à 3 000 milles (4827 kil.), affranchie 3- cents (1 5 centimes), non affranchie 5 cents (25 centimes); au delà de 3 000 milles, 6 et 12 cents (30 et 60 cent.). — Non affranchie, au delà de 3 000 milles, 10 cents (50 centimes). — Pour les pays étrangers, au-dessous de 2 500 milles (4020 kilomètres), sauf dans le cas de convention postale, 10 cents (50 cent.); au-dessus de 2500 milles, 20 cents (1 franc); lettre de bureau à bureau, 1 cent (5 centimes); lettres d’outre-mer ou distribuées dans la localité où elles sont déposées, 6 cents (30 centimes); lettres expédiées par les malles, le port ordinaire en sus.

Journaux hebdomadaires envoyés aux souscripteurs, dans le comté où lesdits journaux sont publiés, sans frais; au-dessous de 50 milles (80 kilomètres), et hors du comté, 5 cents (25 centimes), par semaine; de 50 milles à 300 (484 kilomètres), 10 cents (50 centimes); de 300 à 1 000 (1 609 kilomètres) 15 cents (75 centimes); de 1 000 à 2 000 (3 218 kilomètres) 20 cents (I franc); de 2000 à 4000 (6436 kil.) 25 cents (1 franc 25 c.); au-dessus de 4000 milles, 30 cents (1 franc 50 centimes).

Les journaux mensuels payent le quart et les journaux bimensuels la moitié de ce tarif; ceux qui paraissent deux et trois fois par semaine , le double et le triple du tarif; et ceux qui paraissent plus souvent, le triple.

Les petits journaux et les périodi<[ues, publiés mensuellement ou plus souvent, et les brochures de 16 pages in-8 au plus, expédiés en un seul paquet d’au moins 8 onces (225 grammes), payent un demi-cent (2 centimes et demi) par once (28 grammes) affranchis, et 1 cent (5 centimes), non affranchis. Les livres, par paquet pesant moins de 4 livres (1 kilogramme 813 grammes), au-des-

LKS ÉTATS-UNIS U’AMÉRIUUE.

SOUS de 30ÜÜ milles, 1 cenl par once; au-dessus de 3 000 milles, 2 cents (10 centimes) par once; 50 pour cent en sus pour les livres non alTrancbis.

Au 30 juin 1862, il y avait, dans toute l’étendue de l’Union, 28875 bureaux de poste, dont 19973 dans les États et districts loyaux, et 8902, dans les États et districts insurgés. Le nombre de ces bureaux dépassait de 121 celui de l’année 1861.

Le revenu postal régulier, pour 1862, n’a été que de 49 470 dollars 50 cents (247 352 fr. 50 c.) de moins que pendant l'année Cscale 1861, durant une grande partie de laquelle tous les États de rUnion ont participé à ce revenu. Ce fait, ditle Directeur général des postes, dans son rapport soumis au Congrès le 2 décembre 1 862, prouve que la correspondance, dans les États loyaux, s’est considérablement augmentée. Tandis que les recettes se maintenaient aussi près du cbilTre le plus élevé , les dépenses ont baissé dans une grande proportion. Les dépenses de l’année qui vient de s’écouler ont été de

2 481 394 dollars 98 cents (12 406974 fr. 90 c.) inférieures à celles de l’année précédente. Les comparaisons suivantes sont intéressantes à établir ;

« Dépenses, en 1860, pour le service dans touslesÉtats, 14874772 dollars 89 cents; recettes, 9218 067 dollars 40 cents; déficit, 5656 705 dollars 49 cents. Déjjenses, en 1861 (service interrompu), 13 606759 dollars 11 cents; recettes brutes (service interrompu), 9 049296 dollars 40 cents; déficit, 4557 462 dollars 71 cents; Dépenses , en 1 862 , 11125 364 dollars 1 3 cents ; recettes, 9 012 549 dollars 56 cents; déficit, 2112 814 dollars 57 cents. Réduction dans les dépenses sur 1860,

3 749408 dollars; sur 1861, 2481 394 dollars.

« Jamais, depuis de longues années, l’administration n’a été aussi près de se suffire à elle-même. Ce résultat est dû en grande partie à la suspension des dépenses

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postales dans le Sud, lesquelles dépenses étaient de beaucoup suj)érieure8 aux reoeMes. >*

Au 30 juin 1861, il y avait 6340 routes de poste en opération dans les États libres et Territoires, y compris le Delaware, le Maryland, la Virginie occidentale, le Missouri , le Kentucky et le Tennessee. La longueur de ces routes était de 140399 milles (225900 kilomètres) et la circulation annuelle s’élevait à 54 455 454 milles (87 618825 kilomètres), répartis comme suit :

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