CLIMAT, SOL, AGRICULTURE
Le climat des pays situés à l'ouest des Montagnes- Rocheuses est en général beaucoup plus doux que celui des pays situés à l'est. Le climat de la partie du territoire de l'Orégon, placé entre l'Océan-Pacilique et les Montagnes-Californie, est aussi chaud, en été, que le climat des États du milieu de l'Union; seulement les nuits sont plus froides.
D'avril à octobre il tombe peu de pluies, d'octobre à avril, les pluies sont presque incessantes.
L'hiver n'est pas froid ; il n'y gèle presque jamais.
La température, dit M. Washington Irving , dans son astoria, est aussi douce qu'en Europe, sous les mêmes latitudes. Les noirs et même les blancs peuvent, sans danger, coucher en plein air.
11 règne, durant l'été, une chaleur si tempérée, qu'on se sert des mêmes vêtements en été qu'en hiver.
Le sol est très-fertile : il produit des fleurs, des fruits, des grains et des pommes de terre , des légumes de toute espèce, des citrons, des oranges, des
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cotonniers , du tabac et tout ce que produisent les États-Unis d'Amérique.
Les chevaux et le bétail y viennent bien. — On y trouve des bois, des prairies niagnilicjues et d'une immense étendue.
Le nombre des castors y était considérable; mais il diminue tous les jours, et ils disparaîtront tout-àfidt, au grand préjudice du commerce, si on ne s'empresse d'en interdire la chasse , durant certains temps, aux Indiens.
L'Orégon produit les espèces les plus variées d'oiseaux.
Les rivières y sont, en général, très-poissonneuses; le saumon y est d'une qualité supérieure aux meilleurs saumons des États-Unis.
La compagnie anglaise d'Hudson-Bay s'arroge le gouvernement de tout le pays et de tous ses habitants, Européens et Indiens. — Elle s'oppose avec une constante énergie aux établissements commerciaux des Américains.
Si M. Lée ou tel autre négociant ouvre un magasin sur la Wallamatte, et veut se livrer à un commerce de pelleterie avec les Indiens, aussitôt la compagnie lui suscite un négociant de Vancouver, avec l'ordre de vendre à tout prix, jusqu'à ce qu'on ait achevé sa ruine.
La compagnie d'Hudson-Bay est, en réalité, la maîtresse du pays; elle ne tient aucun compte des droits des États-Unis d'Amérique, et traite les Américains comme des intrus et des sujets.
H y a Irop long-temps que nous supportons une domination incompatible avec notre honneur, fatale aux intérêts de nos nationaux , et ((ui (iniront par fonder, au profit de l'Angleterre , un c*ioit contre notre droit.
DEFENSE ^AT10NALE.
lîl
L'Angleterre possède, dans le golfe du Mexique, la Jamaïque et ses autres Antilles.
Par la Nouvelle-Écosso et les Bermudes, elle peut opérer sur tout le littoral de l'Amérique du nord.
La Trinité touche à l'Amérique méridionale et lui permet de tenir en échec la Colombie, les possessions hollandaises et françaises de la Guiane, et l'empire du Brésil.
L'Angleterre possède la Nouvelle -Hollande, la terre de Vandiémen, une grande partie de l'Océan- Pacificpie
Par les lies Falklands elle domine le cap Ilorn.
Elle a un pied dans le céleste Einpire, et pour s'assurer le monopole du commerce chinois, pour nous l'interdire, elle convoite la possession exclusive des cotes septentrionales de l'Océan-Pacilique. Elle veut tourner les chutes du Niagara et de Saint-Laurent. Si elle y réussit, elle domineia depuis l'embouchure de Saint-Laurent jusqu'à la poiute méridionale du lac Ontario el sur toute l'étendue de nos limites septentrionales.
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Les trois quarts de nos cotes et de nos frontières sont déjà à sa merci ; si nous lui abandonnons l'Oré- "on et ne nous empressons de nous annexer le Texas, elle va y implanter son influence, et nous serons alors enfermés licrmétiqucment, sans qu'il nous reste une seule issue.
Gardons du moins l'Orégon; ne permettons pas à l'Angleterre d'y déployer la bannière de Saint-George; car si elle en est un jour maîtresse, elle commandera tout r Océan-Pacifique, ruinera notre commerce avec les îles Sandwich , nous interdira toutes relations commerciales avec la Chine.