‹ Les États-Unis d'Amérique;Chapitre 14 sur 91 · C-eorgie · texte numérisé non relu

C-eorgie

Alabama

Mississipi

Louisiane

Teia»

Arkansas

Tennessee

Kentucky,

Ohio

Michigan

Indiana

Illinois

Miuouri

Wiacoitfiu

lowa

Californie

District de Colombie

Total....

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9ft>

io,r8H

VUE D ENSEMBLE

Progrès des États-Unis en 57

Nombre des Etats

Membres du congrès

Population des Etats-Unis

— de Boston

— de Baltimore

— de Philadelphie

— de New- York (ville)

de Washington

— de Richmond

— de Charleston

Recettes du trésor

Dépenses de l'Etat

Importations

Exportations

Tonnage de la marine marchande. . . .

Etendue des Etats-Unis en milles carrés.

Personnel de l'armée

Milice enrôlée

Marine des Etals-Unis (vaisseaux) ....

— armement (artillerie)

Traités avec les puissances étrangères . .

Phares et bateaux-phares

Dépenses pour —

Surface du capitole

Milles de chemins de fer en activité . . .

Dépenses desdits

Milles de chemins de fer en construction.

Lignes télégraphiques, en milles

Nombre des bureaux de posto. .....

Milles de routes de poste

Revenu des postes

Dépenses du département des postes. . .

Nombre de milles des transports

Collèges

Bibliothèques publiques

Volumes de la bibliothèque

Bibliothèques des écoles

Volumes de ces bibliothèques

Emigrants de l'Europe aux Etats-Unis. .

Fabrication de minerais

(aucun).

$12,061 demi- acre, (aucun).

4 1/3 acres.

(1) Les renseignements ci-dessus ont été empruntés à un discours prononcé le 4 juillet 1851, à Washington, par M. Webster, secrétaire d'État. Comme les évaluations sont générales, et faites pour Tannée 1851 , elles diffèrent en quelques points peu importants des chiffres donnés dans d'autres parties de ce livre sur les mêmes sujets. Nos chiffres ont été pris, pour la plupart, à de* sources officielles, et se rapportent à Tannée 1850.

Le tableau suivant indique la date de la colonisation des divers États, et le nom de la nation colonisatrice.

Etats.

Date.

Capitales des colonies.

Nation. |

New-Hampshire. . . .

Sainte-Angustine . . .

Espagnols.

Anglais.

Hollandais.

Anglais.

Anglais.

Danois.

Suédois et Finnes.

Anglais.

Cape Hcnlopen ....

York

Ohio

Fort near Mobile . . .

Sainte-Geneviève . . .

Anglais. - Anglais.

Anglais.

Anglais.

Anglais.

Français.

Anglais.

Français.

Français.

Français.

Français.

Français- Français.

Anglais.

Anglais.

Français.

Anglais.

D. Boone de V*.

EHÛgrants de la N-. A.

On voit par le tableau ci-dessus que parmi les établissements faits par les Européens, plus de la moitié sont l'œuvre des Anglais. Aussi le langage et la littérature de ees derniers ont-ils prévalu aux États-Unis.

Les Français ont formé près du tiers de ces établissements ; mais leur nombre a toujours été limité, et ils n'ont pas exercé une influence permanente et étendue sur le caractère national. Leurs descendants sont plus nombreux dans la Louisiane que dans aucun autre État, et beaucoup d'entre eux parient «nowe la langue française.

VUE d'ensemble. m

Les descendants dea Hollandais sont confinés frâejpakment §ur les bords des rivières Hudson et Mohawk, Les nombreux Allemands qui ont émigré plus tard aux États-Unis se sont ré* pandus principalement dans la Pensylvanie, l'Ohm et l'État de New-York. Il y en a beaucoup aussi au Texas, dans le Mkhigan, l'IUinois et l'Indiana.

Les Irlandais sont nombreux dans toutes les grandes villes, et Ton en trouve beaucoup de répandus dans un grand nombre de parties du pays. H y a également un nombre considérable d'Ecossais en divers peints, et des hommes appartenant à toutes les nations de l'Europe.

Quoique le sang anglais prédomine, le peuple des États-Unis s'est si grandement mêlé avec les autres nations, qu'il constitue une race distincte dans laquelle l'élément anglo-saxon entre pour d'un tiers. L'élément celtique, apporté par les Irlandais, les Écossais, les Gallois et les Français , y entre probablement pour un quart ; l'élément germain, représenté par les Allemands ci les Hollandais, avec les Suédois et les Danois, y figure probablement pour un quart.

fltovra et oMt«aM«. — Les États-Unis, fondés par i\e$ colons d'origine anglaise, ont dû adopter tout d'abord les mœurs de l'Angleterre. Dans la construction des maisons, dans l'économie domestique, dans les rapports sociaux, dans les opinions morales et religieuses qui sont les fondements de la société, les mœurs des États-Unis se rapprochent beaucoup plus de celles de l'Angleterre que de celles de la France. Cependant les influences du climat, le mélange de diverses nations, et puis des institutions politiques nouvelles , ont profondément modifié les caractères physiques et sociaux du peuple actuel.

Les' mœurs et coutumes varient quelque peu dans les différentes parties des États-Unis.

Les habitants de la Nouvelle-Angleterre se distinguent gêné-

iO • ETATS-UNIS.

raleniént par leur bonne éducation, leur esprit d'entreprise, leur ingénieuse et persévérante activité, leur exactitude dans les transactions pécuniaires , leur rigide moralité, leur observation du dimanche, et la ténacité avec laquelle ils s'attachent aux opinions, aux principes et aux mœurs dans lesquels ils ont été élevés. On les accuse d'avarice ; il est certain cependant qu'il n'est aucun pays au monde où autant d'argent soit volontairement donné pour le culte religieux ou pour les institutions de bienfaisance et de charité.

Les habitants des États du centre, quoique originaires de divers pays étrangers, se sont intimement mêlés avec ceux de la Nouvelle-Angleterre, et les manières anglaises ont considérablement déteint sur eux. 11 y a moins d'homogénéité sans doute dans ces États que dans les autres parties du pays. Cependant une appréciation sage de l'importance de l'éducation, un vif désir du progrés, le sentiment de la nécessité des institutions religieuses^ le respect du dimanche, forment le caractère prédominant de la masse. A New-York une certaine partie de la population possède de grandes richesses ; et beaucoup de maisons de cette ville déploient un luxe qui rivaliserait avec celui des maisons de la haute aristocratie en Europe. On y voit même quelques livrées d'équipages; mais ce genre de faste est contraire au goût général. Gomme il n'y a pas de classes privilégiées, les distinctions de costume et les insignes qui tendraient à diviser les citoyens en castes sont regardés de mauvais œil. Une des différences les plus frappantes à la vue , entre l'aspect des villes des États-Unis et celles de l'Europe, c'est qu'en Amérique il est fort rare de rencontrer quelqu'un eu costume militaire.

Dans les États tlu sud, les planteurs sont connus pour leur franchise et leur -hospitalité, ainsi que pour leurs sentiments d'honneur et pour l'indépendance et la dignité de leur caractère.

VUE d'ensemble. il

Dans quelques portions du sud , les rapports sociaux se distinguent par un haut degré de politesse. Mais l'institution de l'esclavage semble avoir donné aux hommes quelque chose d'impérieux et de dictatorial, et l'impétuosité de leur caractère les jette trop souvent dans les duels et autres conflits. Quant aux femmes du sud, on dit qu'elles rivalisent avec celles de France pour la grâce et la sensibilité. La chaleur du climat a eu pour effet de diminuer l'activité et l'énergie des habitants, et la bonne administration domestique, si remarquable dans le nord , ne se retrouve plus dans le midi ; les maisons, les meubles et le sol , tout accuse la négligence et l'oubli de l'élégance et du confortable.

Les États de l'ouest ont été colonisés trop récemment, et par des colons trop divers/pour que l'on y rencontre des mœurs homogènes. Ce qui prédomine dans l'Ohio, ce sont les idées et les habitudes de la Nouvelle-Angleterre; dans le Kentucky et le Tennessee, les mœurs sociales ressemblent à celles de la Virginie avec beaucoup de leur raffinement , de leur indépendance et de leur caractère hospitalier.

Dans les États plus nouveaux et plus occidentaux , les rudes et sauvages coutumes des chasseurs, trappeurs et habitants des bois, n'ont pas complètement disparu. Les actes de violence, les duels, les rixes n'y sont pas rares ; mais ces restes de barbarie sont condamnés par la masse de la société, qui en souffre, et ils diminuent chaque année. La politesse et la civilisation vont étendant leur empire à mesure que la population s'accroît et que le pays progresse.

La liberté de la presse, dans les États-Unis, a développé une opinion publique active et puissante qui constitue le grand tribunal social. Elle exige en général , comme qualités essentielles du caractère de tout homme public, la vérité, la justice, l'intégrité, avec la conscience de la responsabilité envers les lois de la morale, de la. charité et de l'humanité. Tout homme qui aspire

à un emploi , depuis le plus élevé jusqu'au plui humble, est forcé de s'incliner devant celte opinion publique ; et l'ambition la plus ardente, peu scrupuleuse d'ordinaire, se trouve ainsi averti* de payer son tribut de respect à la vertu. Dans les plus humbles rangs de la vie, tout citoyen qui désire un avancement trouve son intérêt à conserver un caractère de véracité, d'honnêteté et de moralité.

La situation des femmes aux États-Unis est un indice de l'état général de la société et du caractère des mœurs. Dans les rues, dans les réunions publiques, au théâtre, à l'église, dans les voitures des chemins de fer, il n'est pas un homme qui n'offre et ne cède le choix du passage ou de la place à la femme, et cela aussi bien dans le Wisconsin , le Texas et la Californie, que dans le New-York et le Massachusetts. Partout une femme, mariée ou non, peut faire seule un voyage de 4,000 milles, d'une frontière des États-Unis à l'autre, par bateaux à vapeur ou par chemins de fer, sans avoir à souffrir ni insulte, ni humiliation.

Il est à remarquer que dans les États-Unis les femmes demeurent beaucoup plus dans leurs maisons , et prennent beaucoup moins de part aux affaires du dehors qu'elles ne le font en Europe.

Les familles en Amérique se réunissent ordinairement trois fois par jour à table, pour le déjeuner, le dîner et le souper. La mèrcr est à la tète des soins domestiques, et le père s'occupe des affaires du dehors. La mère a l'entière surintendance des vêtements de la famille, de la cuisine, de la conserve des viandes et légumes, dont on s'approvisionne ordinairement en grandes quantités, et enfin de tous les soins du ménage. Elle surveille ordinairement l'éducation des enfants , veille à ce qu'ils se rendent aux écoles et fassent les progrès convenables dans leurs études. Elle n'est jamais employée aux ouvrages de la ferme, et l'on n'en voit point travailler dans les champs , excepté parmi les émi-

VUE D ENSEMBLE. 43

grants, qui ont apporté avec eux les coutumes européennes. Dans les familles religieuses, dans celles surtout qui habitent la campagne, on commence ordinairement la journée par la lecture d'un chapitre de la Bible, et par une prière faite par le père. Le soir, une autre prière précède l'heure du repos. Ces observations s'appliquent plutôt à la population du pays qu'à celle qui a reçu la naissance ou l'éducation en Europe. Dans les pauvres familles, il est ordinaire que les enfants, à l'âge de quinze ans et au-dessus , aillent travailler une partie du jour pour subsister et aider leurs parents à soutenir la maison. Dana quelques uns des Étals cependant il y a des lois qui interdisent aux enfants de travailler dans les manufactures , s'ils ne vont pas à T école une partie du jour.

Ces remarques s'appliquent aux gens de la campagne, des villages et des villes. Dans les grandes cités, les mœurs et cou» tûmes ressemblent davantage à celles des grandes capitales de l'Europe.

Le mariage, au point de vue légal , est regardé comme un contrat civil , et les magistrats peuvent accomplir la cérémonie du mariage ; mais , en fait , cette cérémonie est ordinairement présidée par un homme du clergé et accompagnée d'une sanction religieuse. Dans les campagnes, les mariages se font le plus souvent au domicile de la fiancée ; dans les villes, la cérémonie a souvent lieu à l'église. Dans le New-York, le Rhode-Island , etc., aucune publication de bans n'est requise ; mais elle est nécessaire dans la plupart des autres Etats. Dans tous les États cependant, un mariage accompli selon les lois du lieu où il a été solennisé est tenu pour valable ; il en est mêine ainsi toutes les fois qu'il peut être prouvé que deux personnes ont vécu ensemble, se reconnaissant pour mari et femme.

Les devoirs du mariage sont rarement violés, et jamais ils ne le sont impunément, Comme il est facile de, nourrir une famille

par son travail , le nombre des célibataires est très restreint.

Quant au divorce, les lois varient avec les États ; mais dans tous le divorce est autorisé pour infidélité, et dans la plupart pour désertion de la demeure et du Ht conjugal, et pour diverses autres causes. Les demandes de divorce sont portées devant les tribunaux civils supérieurs. Dans quelques Etats, la législature seule peut prononcer sur cette question. Les lois de succession varient également. En général, un homme peut disposer de ses propriétés comme il lui platt, réserve faite du douaire de la femme. Si un époux meurt intestat, ses propriétés, une fois le douaire et un tiers du mobilier payés à sa veuve , sont partagées également entre ses enfants ou leurs représentants. La propriété des personnes non mariées est ordinairement divisée par parts égales entre les frères et sœurs et leurs héritiers. Dans quelques États, les père et mère interviennent comme héritiers. Le douaire consiste habituellement en une rente viagère égale au tiers du revenu des immeubles. Après la mort de la veuve, ces biens immeubles sont partagés entre les enfants par égales portions. La substitution des biens n'est légalement permise qu'entre-vifs, dans la plupart des Etats.

Les habitants des États-Unis ont beaucoup moins d'amusements publics que ceux de l'Europe, parce que des occupations d'affaires plus absorbantes déterminent chez eux un plus haut degré d'intérêt que dans les autres pays. On ne croit pas non plus q*ic, pour être plus respectable, un homme riche doive passer sa vie à ne rien faire. La classe des chasseurs aux plaisirs, commune en Europe, est à peine connue aux États-Unis ; cependant dans les grandes villes , les théâtres sont très fréquentés. Les cours publics attirent de nombreux auditeurs dans les villes et dans les villages. Les citoyens de tout ordre sont surtout portés aux manifestations oratoires ; d'où il résulte que les discours, les harangues, spécialement dans les occasions politiques.

VUE d'ensemble. 45

attirent toujours un public nombreux et enthousiaste. Les journaux sont une lecture presque universelle, et les discussions politiques forment, un des grands amusements de presque tous les âges et de toutes les conditions.

Les grands partis politiques ne sont pas divisés sur les questions fondamentales. Tous approuvent les institutions républicaines et le système établi par la constitution. Jamais un parti monarchique n'a existé dans le pays. Les grands partis qui se sont manifestés sous les noms de républicains et démocrates d'un côté, et de fédéralistes et whigs de l'autre, peuvent être caractérisés par les appellations modernes de progressistes et de conservateurs. Les deux seuls partis importants qui existent en ce moment , les démocrates et les whigs , ne diffèrent que sur des questions de moyens et d'expédients , et non pas sur les principes fondamentaux. Les discussions politiques sont animées, et les grandes élections sont précédées par des conventions, des assemblées, des processions avec discours, bannières et devises ; mais, le jour d'après, tout rentre dans le calme. Quelque chaleur que Ton ait mise dans la lutte politique, les divisions de parti n'affectent nullement les rapports de société. On doit remarquer que les institutions du pays sont devenues beaucoup plus démocratiques depuis cinquante ans. Le droit de suffrage, qui était fort restreint il y a quelques années encore, est maintenant universel dans la plupart des États ; et, animé de tendances démocratiques, le gouvernement a grandi dans la confiance du peuple comme dans celle du monde entier.

Les maisons, dans les grandes villes , sont de brique et de pierre. Dans la campagne , elles sont généralement de bois. Chaque famille habite une maison entière. Dans les villages, presque toutes les maisons ont leur jardin. Les fermiers ont leur maison sur leurs fermes, et ils sont généralement propriétaires des terres qu'ils cultivent. A la campagne, ceux qui

exercent des professions mécaniques possèdent souvent les maisons qu'ils occupent. Dans les grandes villes, les maisons des riches sont ornées avec le luxe et l'art de Paris. Celles des classes moyennes et inférieures sont généralement confortables, autant sous le rapport du logement que sous celui de l'ameublement. Dans le sud , la chaleur du climat rend les habitants moins jaloux de la décoration et du soin de leurs habitations. Dans les nouveaux États, la cabane de bois ( log-hut ) est le premier abri des familles, mais elle est généralement .remplacée en peu d'années par un logement plus luxueux.

La nourriture des Américains est à peu près celle des nations civilisées; mais on prétend qu'ils mangent une plus grande quantité de viande. Dans toutes les campagnes, la nourriture est à bon marché, comparativement au salaire. Un certain nombre de mets favoris y sont fabriqués avec le maïs, dont on cultive plusieurs variétés. Les principaux marchés sont bons et abondamment approvisionnés. Le gibier abonde dans l'intérieur et les oiseaux de mer sur les côtes. Les personnes étrangères à l'Amérique remarquent que les habitants se distinguent plus par l'abondance que par la délicatesse de leur cuisine.

Les habitants des États-Unis dépendent des contrées étrangères surtout pour le vin , quoique la production de cette liqueur ait été dernièrement chez eux l'objet d'une plus grande préoccupation. Les liqueurs spiritueuses du pays sont une mauvaise espèce de rhum et le whisky, qui y est souvent excellent. Lés États du milieu produisent abondamment du cidre ; on boit aussi beaucoup de bière. D'immenses quantités de liqueurs étrangères, eau-de-vie, esprit-de-vin, genièvre, whisky, etc., y sont importées. Les Américains ont le douteux mérite d'avoir inventé plusieurs boissons séduisantes, dans lesquelles l'alcool , le sucre et la glace pilée entrent comme ingrédients essentiels. Les habitants eux-mêmes admettent que chet eux l'intempérance est assez

vue d'ensemble. 47

commune pour être un grand mal , et l'on a fondé pour la suppression de ce vice des sociétés actives et nombreuses.

Les modes pour les vêtements sont à peu près celles de Paris, que les citoyens de toutes les classes adoptent aussitôt après leur introduction à New-York , Philadelphie, .Boston et autres grandes cités. Il y a à New-York, principalement pour les articles de parure, des magasins qui surpassent tous ceux de l'Europe pour la variété, la richesse et la quantité de leurs marchandises. Dans toutes les grandes villes, on trouve des établissements dans lesquels des produits de luxe sont étalés sur une vaste échelle.

Il n*y a pas de costumes provinciaux , ni de vêtements indiquant la classe ou la profession , si nous en exceptons la soutane et le surplis portés par les ministres de certaines communions religieuses et les uniformes militaires. Les habitants de toutes les classes s'habillent confortablement ; et la mode , qui est à peu près la même pour tous, donne un aspect d'uniformité à toute la masse de la nation.

Il est sans doute inutile d'ajouter que ces esquisses sont très générales et tracées à grands traits. L'observateur attentif trouvera dans les États-Unis beaucoup d'exceptions à ces remarques d'ensemble , et le critique étranger qui prendrait pour point de comparaison certains aspects de l'exquise politesse européenne pourrait sans doute trouver dans le peuple américain de quoi exercer abondamment sa verve satirique. Nous croyons cependant que le tableau d'ensemble que nous venons de faire sera généralement accepté comme juste et vrai.

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