‹ Les États-Unis d'Amérique;Chapitre 15 sur 91 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ie. — Les États-Unis tirent leur origine de treize colonies anglaises qui , s'étant liguées en \ 775 contre la métropole, conquirent leur indépendance par une guerre de huit années. Le premier acte de guerre ouverte fut la bataille de Lexington , escarmouche entre les habitants de Lexington et de Concord, dans le Massachusetts , et les troupes anglaises stationnées à Boston, qui marchèrent contre ces places pour détruire quelques magasins militaires. La guerre qui s'ensuivit et les divers actes qui en furent la conséquence s'appellent la Révolution dans l'histoire américaine.

Découvertes et établissements des Normands. — On croit généralement que vers Tan 4 000 des aventuriers de Suède et de Norwége, connus sous le nom de Normands (hommes du Nord ), découvrirent les côtes de l'Amérique du Nord , et firent des établissements dans le Massachusetts et à Rhode-Island ; mais ces établissements furent abandonnés après deux ou trois ans, sans avoir jamais été connus en Europe ; du moins ils y étaient complètement oubliés à l'époque de Christophe Colomb.

Découvertes modernes. — En 4 498, six ans après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, un Italien au service de l'Angleterre, Sébastien Cabot, découvrit la Virginie. En \ 524 , un autre Italien, nommé Verrazani , envoyé par la

France, aborda dans la Caroline du Nord ; il y prit terre et eut quelques entrevues avec les naturels. Il débarqua aussi prés de New-York et à Newport. Un Espagnol, nommé Narvaes, visita, en 4 528, la Floride, dont il prit possession au nom du roi d'Espagne. La rivière d'Hudson fut découverte en 4 609 par Henri Hudson, navigateur anglais, qui avait été envoyé dans ce pays par des spéculateurs hollandais.

Etablissements. — Différents essais de colonisation sur ces côtes furent tentées à diverses reprises , mais ils restèrent sans succès jusqu'en 4 607. À cette époque, une centaine de codons venus d'Angleterre fondèrent la colonie de la Virginie. Ce fut le premier établissement permanent anglais dans les États- Unis. La colonie de New-York fut fondée par des Hollandais, en 4 64 4 ; celle de Massachusetts par des puritains, en 4 620 ; celle de Rhode-Island par Roger Williams, en 4 636 ; celle de Gonnecticut, vers le même temps. La Géorgie, la dernière des treize colonies, date de 4733. L'histoire particulière de chacun de ces États, ainsi que celle des autres, sera racontée à leurs chapitres respectifs.

Fondation des établissements. — La fondation de ces établissements anglais fut le résultat de prétentions élevées par le roi d'Angleterre, Jacques I", par suite des découvertes de Sébastien Cahot et autres navigateurs sur tout le territoire compris entre Halifax et la Floride. L'établissement des Hollandais à New-York fut regardé comme une violation de leurs droits, et cette colonie fut prise par les Anglais en 4 664, et resta en leur possession , excepté pendant un très court espace de temps , jusqu'en 4775.

Guerre avec les Français et les Indiens. — On-se souvient que les Français avaient possédé eux-mêmes tout le pays, depuis le golfe de Saint-Laurent jusqu'au Grand Lac. Leurs colonies dans cette partie étaient fort importantes, et elles

commençaient à s'étendre vers le sud et à occuper la grande vallée du Missiasipi. Cela excita la jalousie de l'Angleterre, et en \ 754 il s'éleva une guerre entre les nations anglaise et française, dont la frontière devint le principal théâtre. Pendant quelques années, la contestation Ait sanglante et acharnée. Des deux côtés on employa des guerriers indiens, qui exercèrent les plus terribles barbaries sur les frontières septentrionales du Maine, du New-Hampshire et de l'État de New-York* Des centaines de villages forent réduits en cendres, des milliers d'hommes tués ou traînés en captivité. Un grand nombre d'entre ces derniers lurent soumis aux plus cruelles tortures* •

EiwlMtaa Am ealMten française*. — Enfin, eri 47501 les Anglais, sous le commandement du général Welfe, escaladèrent les hauteurs rocailleuses de Québec au milieu de la nuit; la ville lut prise le lendemain après Un combat sanglant contre l'armée française. Les autres parties du pays ne tardèrent pas a être soumises; et, à la paix de 4763, les possessions françaises de l'Amérique du Nord furent définitivement cédées à l'Angleterre. C'est ainsi que les Anglais arrivèrent à posséder la plus grande partie de ce vaste territoire, connu sous le nom d'Amérique Anglaise.

Caaaèa ée la tfévolttttoMê — Vers Tan 4764, lé gouvernement anglais commença à lever de durs impôts sur lés colonies. Les colons firent des remontrances, et envoyérentdes pétitions, & la Ibis au roi et au gouvernement , mais sans succès. Comme 11 f avril dé l'agitation, surtout dans le Massachusetts, des troupes furent envoyée* peur rétablir l'ordre. En 4776, des soldats, insultés dans les rués de Boston , firent feu sur lé peuplé et tuèrent et blessèrent plusieurs personnes. Une grande fermentation s'ensuivit.

En 4773, le peuple, très irrité de la taxe imposée si» le thé, refusa de laisser débarquer eelui qu*on apportait sur des vate-

seau* anglais. A Boston , une troupe d'hommes déguisés en Indiens se rendit à bord de quelques vaisseaux qui se trouvaient dans la rade, et jeta à l'eau le contenu de 640 caisses de thé. Le port de Boston fut déclaré fermé par le parlement anglais. Cet acte hâta la crise. Les assemblées de quelques unes des colonies firent des préparâtes de guerre, et des forces anglaises considérables , réunies à Boston sous le commandement du général Gage, élevèrent ûe$ fortifications et se préparèrent pour la défense.

Bvéttèmeattf de 4775. — Le 49 avril de cette année, le général Gage envoya 800 hommes détruire quelques magasins militaires à Concord, à 40 milles de Boston. Sur leur chemin, h Lexington, ils rencontrèrent quelques gens armés, firent feu sur eux et en tuèrent ou blessèrent quelques uns. Us s'avancèrent alors jusqu'à Concord ; mais ils furent accueillis à coups de fusil par les habitants, cachés derrière les maisons et les clôtures. Ils firent retraite après avoir eu trois cents des leurs tués ou blessés. La nouvelle qu'une bataille avait eu lieu à Lexington se répandit rapidement dans le pays ; les habitants des contrées voisines accoururent de toutes parts à Boston , et leur nombre s'éleva bientôt à plusieurs mille. Us prirent possession d'une hauteur, à Charleston, dans la nuit du 4 6 juin ; ils y élevèrent des retranchements, et le lendemain matin Us firent hardiment face à l'armée anglaise qui se trouvait à Boston. Cette dernière commença l'attaque. Un combat sanglant ne tarda pas à s'engager. Les Américains ftirent forcés de faire retraite, faute de munitions ; mais les Anglais perdirent *4 ,000 hommes, qui furent tués ou blessés : la perte des Américains ne s'éleva pas à la moitié. Telle fut l'importante bataille de Bunker-Hill. D'autres événements intéressants suivirent bientôt. Un congrès assemblé à Philadelphie nomma George Washington commandant des forces américaines. Arrivé à Cambridge, près Boston, le % juil-

let, Washington y trouva en armes 44,000 Américains dont il prit le commandement.

Evéaemeats de 4776. — Au mois de mai, Washington prit possession des hauteurs de Dorchester qui dominaient la ville de Boston en même temps que la rade. Les troupes anglaises furent en conséquence forcées de se retirer le 4 7 juin, emmenant avec elles 4 500 familles américaines qui restaient opposées à la révolution et fidèles au roi d'Angleterre. Le i juillet, le congrès fit une déclaration formelle d'indépendance qui, reçue avec joie par le peuple, fut répandue au loin. Le 27 août eut lieu Ja bataille de Long-Island dans laquelle les Américains furent défaits et perdirent 4 ,000 hommes. Washington fut obligé d'abandonner New-York, qui fut immédiatement occupée par les Anglais et gardée par eux jusqu'au terme de la guerre. Vers la fin de l'année, la cause des Américains sembla tout à fait désespérée; mais les espérances du pays furent ravivées par deux brillantes victoires remportées par Washington dans le New-Jersey, et connues sous le nom de batailles de Trenton et de Princeston.

Evénements de 4777. — A ce moment la guerre s'alluma dans tout le pays. Le 26 septembre, les Anglais entrèrent dans Philadelphie après plusieurs rudes combats. Le 8 octobre, le général Burgoyne, qui s'avançait du Canada, fut forcé de se rendre, avec son armée de 6,000 hommes, au général américain Gates, après des engagements obstinés à Stillwater et à Saratoga. Cette importante victoire releva les courages dans tout le pays, et permit aux autres nations d'espérer un succès pour les armes de l'Union.

Evénements de 4778. — En février de cette année, la France reconnut l'indépendance des Etats-Unis, et bientôt après elle envoya des troupes et des navires à leur secours. Le 4 8 juin, les Anglais sortirent de Philadelphie et se replièrent sur New-

York ; mais surpris par Washington à Monmouth, le 28 de ce même mois,' ils eurent à soutenir un rude combat dans lequel ils essuyèrent des pertes considérables.

Evénements ée 4779. — Pendant cette année, la guerre prit un plus grand développement. Au nord , les troupes an- . glaises s'employèrent principalement à brûler les villes et les villages, et à d'autres moindres entreprises. Au sud , dans la Géorgie et la Caroline, divers combats s'engagèrent, mais aucun n'eut un caractère décisif. Les Indiens de la partie ouest de l'État de New-York , dits les Six nations , étant devenus très turbulents , furent attaqués par le général Sullivan. 40 villages furent brûlés et 450,000 boisseaux de blé détruits. Les sauvages se trouvèrent ainsi réduits à l'état de soumission. La flotte française, sous le commandement du comte d'Estaing, fit diverses évolutions en mer, mais sans avantages remarquables pour la cause américaine. L'Espagne, qui s'unit avec la France, se décida à la plus formidable démonstration contre l'Angleterre. Les Anglais firent énergiquement face aux circonstances, et déployèrent une vigueur égale au danger.

Evénements de 4780. — Ce fut une année de crise et d'agitation violente. L'armée anglaise était fort augmentée, et mise en mesure de conduire les opérations avec vigueur. Le général Clinton , quittant New-York pour prendre le commandement de l'armée du sud , alla mettre le siège devant Charlésion, défendue par le général Lincoln, et la prit le 4 2 mai. Dans le midi , la guerre était soutenue par des bandes de patriotes américains, commandés par Sumter, Marion et autres ; mais la défaite et le découragement accompagnaient partout la cause américaine. Dans cette triste période, Benedict Arnold , général qui s'était battu bravement au service de la révolution, commandait un fort important à West-Point, sur la rivière d'Hudson; il trahit son pays et chercha à livrer le fort aux An-

glais. Le complet fut découvert et Arnold prit la fuite. U reçut pour sa trahison environ 60,000 dollars et une commission de général dans l'armée anglaise, Nais la bonté et l'ignominie l'accompagnèrent toute sa vie. Les Anglais eu*mémes le méprisaient et le haïssaient. Le major André, jeune et brave Anglaif qui négocia l'affaire avec Arnold, fut pris et eiécuté comme espion. En somme, Tannée 4780 peut être regardée comme la plus triste et la plus décourageante de la guerre révolutionnaire.

Evénements de \ 784 . — Dés le commencement de cette année, les affaires des Etats-Unis devinrent plus brillantes. Le général Greene, à la tête de l'armée du midi, accomplit une série de manœuvres remarquables, très dommageables et destructives pour l'ennemi. A la fin, le général Corawallis, qui commandait l'armée anglaise» se dirigea au nord et prit station à Yorktown, dans la Virginie. Washington' marcha vers le sud avec l'armée du nord réunie à un corps considérable de troupes françaises. Cornwallis fut rapidement cerné par ces forces et par la flotte française, sous les ordres du comte de Grasse. Ainsi environné de toutes parts, le général anglais se défendit bravement; mais le 49 octobre, trouvant ses redoutes démolies et toute retraite coupée pour lui , il se rendit avec son armée, composée de 7,000 hommes. Cet événement décida de la guerre ; car le peuple anglais était fatigué de cette lutte, et le gouvernement sentit la nécessité de mettre un terme à une résistance qui avait coûté tant de sang et tant d'argent, et qui n'offrait plus que peu de chances de succès,

Evénement* de 4782*83. — Après la soumission de Cornwallis, on ne se battit plus guère d'un côté ni de l'autre. En novembre 4782 , des articles préliminaires furent signés à Paris entre les agents de la Grande-Bretagne et ceux de l'Amérique; et le 3 septembre de la même année un traité définitif fut conclu entre l'Angleterre, la France, l'Espagne, la HoUaftfe

et tes États-Unis. L'Union fut dès lors reconnue nation Hère, Momtrain* H indépendante.

La «**«tltu4i*a. — 4713 * 47*9. — Pendant toute la guerre, le congrès demeura en permanence. Cette assemblée se composait des délégués des divers États. Elle établit une constitution sous le nom de confédération. Lorsque la guerre lut terminée et que de nouveaux intérêts surgirent, ce système fat trouvé imparfait et insuffisant. Une Convention fut convoquée ; elle se réunit à Philadelphie en mai 4787, et, après une session de quatre mois, les représentants votèrent et recommandèrent au peuple la eonêUtution actuelle. Elle lut adoptée par la majorité des États ; et c'est en vertu de cette constitution que Washington fut, le premier* élu président de l'Union.

La constitution , dans sa forme primitive, avait été trouvée imparfaite à plusieurs égards, et diverses modifications y forent apportées pendant les premiers temps de l'administration de Washington. Ainsi perfectionnée, et après une vingtaine d'années d'expérience, la constitution a continué, sans changements, à être la base du gouvernement national.

AdmiaUtratloa 4« HfmmhlmcUtn,— 4789 A 4797. — Le premier congrès éhi en vertu de la nouvelle constitution se réunit à New-York le 4 mars 4789, et le 30 avril Washington prêta le serment qui lui était prescrit. Le nouveau gouvernement acquit en mémo temps une action facile. Washington , comme président , déploya plus complètement encore les vertus el l'habileté qui avaient, illustré sa vie militaire. Il fut réélu à la fin des quatre années. Pendant son administration, les Indiens, qui s'agitaient le long des frontières, furent définitivement soumis; on échangea des traités avec les nations étrangères ; la marche gouvernementale fut organisée' et perfectionnée; et la société, plus à l'aise, sortant q> l'état de pauvreté, d'anxiété et de chaos produit par la guerre, se trouva conduite à un état normal de

prospérité et de paix. Les sentiments d'amour du pays et de fierté nationale grandirent sous l'administration paternelle de Washington, et ils n'ont pas diminué sous ses successeurs.

Admlalttrattoa dCAdra». — 4797 * 4 801. — John Adains, de Quincy (Massachusetts), jurisconsulte d'une grande habileté, membre du congrès continental , habile et éloquent défenseur de la cause américaine pendant toute la révolution , fut élu président, et prêta le serment de sa magistrature le 4 mars 4797. — La Révolution française avait éclaté Tannée même de l'élection de Washington. Elle produisit une immense agitation dans tout le monde civilisé. Gomme les Français avaient aidé l'Union dans la conquête de son indépendance, le peuple américain sympathisait ardemment avec un mouvement qui semblait promettre à la France les bienfaits de la liberté. Mais la révolution y prit une tournure malheureuse; des hommes pervers s'emparèrent du pouvoir, et le pays éprouva de ce côté de sérieux embarras. Une guerre semblait, inévitable ; le congrès s'y préparait, lorsque la crise se dénoua heureusement et sans qu'il fût besoin d'en appeler aux armes. En décembre 4799, Washington mourut après une courte maladie ; sa mort causa un deuil général. Ses concitoyens se souviennent toujours de lui et lui ont décerné le doux nom de Père du pays. En l'an 4800, le siège du gouvernement fut transféré de Philadelphie à Washington, qui, depuis lors, est resté la capitale des États-Unis. Administration é> Jeflerson.— 4804 a4809. —Thomas Jefferson, de Virginie, qui avait été l'un des chefs de la révolution et vice-président sous J. Àdams, fut élu président, et prêta le serment le 4 mars 4 804 . En avril 4 803, l'immense territoire appelé la Louisiane fut acheté à la France moyennant 4 5,000,000 de dollars. En juillet 4804, le général Alexandre Uamilton, de New-York, fut tué en duel par le colonel Burr, de la même ville. C'étaient deux hommes éminents, et Burr se

trouvait en même temps vice-président des États-Unis. A la fin de sa première administration, Jefferson fut réélu à la présidence. Quelques événements dignes d'intérêt se passèrent pendant cette période, mais la place nous manque pour les énumérer. Nous devons dire cependant que la France et l'Angleterre, se trouvant en guerre , prirent des mesures blessantes pour le commerce. Le congrès américain y répondit en mettant, le 22 décembre 4 807, un embargo sur tous les navires de ces deux nations qui se trouvaient dans ses ports : il fut levé en mars 4 809, et un acte de non-intercourse fut rendu pour interdire le commerce avec la France et l'Angleterre .

Administration de Madlson. — 48 09 a 4847. — James Madison , éminent légiste et homme d'État, de Virginie, devint président des États-Unis le 4 mars 4809. Les difficultés avec la France et l'Angleterre continuèrent. Le général Harrison, qui avait été envoyé pour subjuguer les Indiens de l'ouest, fut violemment attaqué, le 7 septembre 4 844, par un corps nombreux de guerriers sauvages. Le combat fut acharné et sanglant ; les Américains à la fin l'emportèrent , mais la perte fut considérable de part et d'autre. Cette rencontre est connue sous le nom de bataille de Tippecanoe , de la petite rivière sur les bords de laquelle elle fut livrée. Le 48 juin 4 84 2, le congrès déclara la guerre à la Grande-Bretagne. Les principaux événements de cette hitte se passèrent sur les frontières du nord. Beaucoup de combats furent livrés sans résultat décisif d'un côté ou de l'autre. Mais, d'autre part, la petite marine de l'Union remporta une série des plus brillantes victoires. Les flottes anglaises furent capturées sur le lac Champlain et sur le lac Erié. Le 8 janvier 4 84 5, le général Jackson , à la tête de l'armée américaine de la Nouvelle-Orléans, repoussa 42,000 hommes de troupes anglaises conduites par le général Packenham à une attaque contre cette ville. La perte des Anglais fut d'environ 2,000 hommes, y corn-

pri* les officiers qui commandaient en premier et en deuxième. Les Américains n'eurent que sept hommes tués et sa blessés. Avant cet événement , p'ast-è-dire le 84 décembre 4 84 4 , un traité de paix avait été signé par les représentants de l'Amérique et de l'Angleterre k Gand, dans les Pays-Bas. La nouvelle n'en fut connue a la Nouvelle-Orléans qu'après la bataille. Cette guerre était à peine terminée que, le gouvernement jugea nécessaire d'envoyer une escadre dans, la Méditerranée pour châtier Alger et les autres États barbaresques qui avaient commis des pirateries à rencontre du commerce. Ces forces, commandées par Decatur, déterminèrent proipptement Algtr, Tuni$ et Tripoli à faire leur soumission et à payer des sommes considérables pour racheter leur violation de neutralité pendant la guerre avec l'Angleterre,

A4mlmllwtlim «eBfcmre* — 4 81 7 * 4825. — James Monroe, de Virginie, fut élu président le 4 mars 4 847. Sous son administration de huit années, )es Indiens Séminoles, qui avaient commis des déprédations, furent subjugués. En 4849, un traité conclu avec l'Espagne donna la Floride a l'Union. D'autres États furent également admis dans l'Union. Lafayette, le brave et généreux Français qui avait servi dans les armées pendant la révolution, visita les États-Unis en 4824; il f ut accueilli par tout le peuple avec des acclamations de bienvenue. Le pays, délivré des désastres de la guerre, se reût promptement à l'abri des bienfaits de la paix et de la prospérité.

Administration 4e 41. Q, Adam*. — 1825*1829. — John Quincy Adams, de Massachusetts, fils de l'ancien président du même nom et homme d'État distingué, devint président le 4 mars 4 835. Le 4 juillet 4 826, cinquantième anniversaire de l'indépendance* John Adam et Thomas Jefferson moururent tous deux. Aucun événement national de grande importance no s'accomplit sous cette administratipn,

Adn*ftnistrnts»n d» SmmUmm. — 4839 * 1137, —John Quincy Adam* et ton père échouèrent dan» une seconde élec* tion. Jusqu'alors tous les présidents avaient été réélu» ; ce août )@» deux premiers qui aient administré moine de huit années, Le général Jackson Ait élu président à eause de ses grands services militaires, et prêta serment le 4 mars 4 S 29. Son administration se signala par son hostilité contre la banque des États-Unis qui existait depuis quarante ans. Une nouvelle charte lui ayant été refusée, elle termina son existence en 4886. Une opposition aux impôts existants s'éleva dans le sud ; J, C, Calboun, de la Caroline du Sud, qui se mit à la tète, fit adopter les prin» ripes de nvllifimtion en vertu desquels un seul État aurait eu le droit d'annuler ou de mettre de côté les lois des ÉtatSrUnis, Cette difficulté fut apaisée le 4i février 4833 par le célèbre bill de compromiê proposé par Henri Clay, du Kentucky, qui déter* minait une réduction graduelle des droits. Une guerre formidable avec les Séminoles commença en 4 835, et ne lut terminée qu'en 4844 . Cette guerre coûta au pays la mort d'un nombre considérable d'hommes recommandableset 40 millions de dollars,

Administration de van Bnron. — 4 837 * 4 844 . —Martin van Buren, de New-York, devint président le 4 mars 4 837. Son administration fut marquée par la continuation et la fin de la guerre des Séminales ? et par de grands embarras commerciaux,

Administration de Harrftson et de Tyler. — 4 844 * 4845. — William Henry Harrison, de l'Ohio, devint président le 4 mars 4844 . Un mois après il mourut. Le vice-président, John Tyler, de Virginie, lui succéda. Pendant son administration, une sérieuse difficulté s'éleva dans le Rhode-Island, la rébellion de Dorr, rébellion qui cependant fut apaisée par l'adoption d'une constitution nouvelle. La frontière du Maine, qui avait été longtemps en discussion , fut fixée dans un traité négocié ji Washington par lord Aabburton pour l'Angleterre, et M, Webster,

secrétaire d'État, pour les États-Unis. En février 4845, le Texas fut annexé à l'Union, et dès l'année suivante il formait un État distinct.

Administration de Polie. — 4845 a 4849. — James K. Polk, de Tennessee, devint président le 4 mars 4 845. Le grand événement de son administration fut la guerre avec le Mexique. Cette guerre commença en 4 846 et finit en 4848. Pendant cette période, le général Taylor se distingua par plusieurs brillantes victoires , et le général Scott prit les villes de la Vera-Cruz, Puebla et Mexico, capitale du pays. Le Mexique fut complètement réduit; et, par le traité de 4 848, les vastes territoires du Nouveau-Mexique et de la Californie furent cédés aux États-Unis. Pendant cette administration, en 1846, les frontière* de l'Orègon , qui avaient donné lieu à une discussion irritante avec la Grande-Bretagne, furent déterminées.

Administration de Taylor et de FlUmore. — Le général Zachary Taylor, du Mississipi, fut nommé président le 4 mars 4849. Il mourut le 9 juillet \ 850, après une courte maladie. Milland Fillmore, de New-York, vice-président, a été appelé immédiatement à lui succéder.

Présidents des Etats-Unis*

Noms.

Résidence.

te de ssance.

ntrée ictions.

à cette Mme.

urée nctions.

Date de

fi'S

sa

la mort.

George Washington.

Virginia . . .

14déc. 1799

John Adams ....

Massachusetts.

4juU1.1826

Thomas Jefferson . .

Virginia . . .

4juiU.1826

James Madison . . .

Virginia . . .

28 juin 1836

James Monroe. . . .

Virginia . . .

4 juiU. 1831

John Quincy Adams.

Massachusetts.

23 fév. 1848

Andrew Jackson . .

Tennessee . >

8 juin 1845

Martin Van Buren. .

New-York . .

William H. Harrison.

4 avril 1851

Virginia . . .

James K. Polk . . .

Tennessee . .

15 juin 1849

Zachary Taylor . . .

Massachusetts.

9 juill. 1850

Milland Fillmore. . .

New-York . .

ÉTATS PARTICULIERS

GHAPITRE VI.

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