ÉTAT DU C0NNECT1CUT
meure dans cet État, et les premiers colons eurent à souffrir de leur hostilité pendant un grand nombre d'années. La destruction de cette tribu et de leur fort, sur la rivière Mystique ( Mystic river), dans la ville actuelle de Groton, est un des plus tragiques événements que présente l'histoire de la Nouvelle-Angleterre. Le capitaine Mason, avec quelques blancs du Connecticut et plusieurs centaines d'Indiens, tomba tout à coup sur les Pequods qui n'avaient aucun soupçon du danger. Les blancs se précipitèrent dans le fort ; ils allaient tHre accablés, lorsqu'ils mirent le feu aux frêles cabanes des Indiens. En un instant, tout le village fut enveloppé dans les flammes; six cents Indiens y périrent, hommes, femmes et enfants, et presque tous dans l'incendie. On alla à la chasse des autres sauvages, qui furent tués à coups de fusil comme des daims dans les bois. Il ne resta de toute la tribu que deux cents hommes qui se soumirent de désespoir. Ces événements arrivèrent en 4 637. / La révolution. — Pendant la guerre révolutionnaire, plusieurs villes florissantes, Fairfield, Danbury, etc., furent réduites en cendres par les troupes anglaises. New-London fut brûlé et pillé par l'infâme Benedict Arnold en 4 784 . A la même époque, un détachement des troupes d'Arnold attaqua le fort Griswold sur l'autre rive de la Thames. Après une courageuse résistance, le colonel Ledyard rendit son épée. On la prit dans sa main, on la lui plongea dans le corps, et toute la garnison fut égorgée de sang-froid ! Ces atrocités ont laissé après elles un profond et amer souvenir qui ne s'est pas encore effacé ; elles n'avaient pas peu contribué à exciter l'ardeur des partisans de l'indépendance.
Étendue, 448,906 mille» carrai.
Population, 6,573,905 habitants.
Population par mille carré, 58.