CHAPITRE XVI
He«tAf*c«, — Deux des branches 4e la chalpe des Apal*cM traversent le nord de l'État, sous le nom général de montagnes Bleues. Une éminence nommée la montagne fo SchoQley, dans la partie ouest de l'État, est très souvent visitée en été, à cause de ses beaux points de vue. Jl y a des sources minérales dans le voisinage. Les Pâli 'wdoez forment une sorte de précipice rocailleux d'une profondeur considérable qui domine la rive ouest de l'Hudson sur une longueur de 20 milles.
Fleuve» •* rivière», — ? I/ffwtaon arrose la frontière est,
et le Delaware la frontière ouest de l'État. Le Raritan porte des navires de 80 tonneaux sur une longueur de M milles. Le Passaic est navigable pour les petits navires sur une longueur de 4 milles, le Hackensaek sur une longueur de 4 5 milles, et la rivière de Grèat-Egg-harbor est navigable pendant 20 milles pour les navires plus petits.
Baie» et havres. — Quoique cet État ait une longue étendue de côtes, il manque de havres. Newark bay est une espèce de lac qui communique par des passes avec la mer. Raritan bay
ÉTAT D£ NEW-JEftSSY. 434
oflre un abri précieux aux vaisseaux. Detawart tay, entre îe. New-Jersey et te Delaware, a €5 milles de long sur 30 mâles dans sa partie la phis large.
Cwamwetm. — Les ekutet du Postoie, à Paterson, sent formées par le passage de la litière sur un mur naturel large de 40 mètres et haut de 70 fêeU II y a aux environs des paysages d'une beauté sauvage.
VroëmÊim végétant. — Les arbres communs des forêts n'atteignent qu'une élévation médiocre. Le froment, le seigle, le mais, le sarrasin, les pommes de terre» etc., prospèrent en quelques parties de l'État. Les champs de pommiers sont communs, et Ton fait d'excellent cidre dans le voisinage de Newark.
AstaMMn. — Quelques petits quadrupèdes abondent dans les régions montagneuses, tels que le raccoon, le renard, le chatsauvage, l'opossum, le lièvre et l'écureuil. Le daim n'y est 1 pas rare. Les grues et les cailles y abondent.
JHIaéMHUfe — Les minéraux de cet État sont la marne employée en agriculture, l'argile, le sable blanc pour faire du verre, les mines de fer (Jtmom'te, bog-ûron) et la pierre de taille' pour les constructions. Quelques mines de sine y ont été découvertes dernièrement. '
CHnat. — La plus grande partie du New-Jersey, étant placée sous l'influence de la mer, joint d'un climat plus doux que le. New-York et la Pensylvanie.
£•!• — Dans le nord le sol est propre au labour et au pâtu* rage. Dans le sud le terrain est plat, sablonneux; et en quelques: endroits, marécageux. *-
fiapecf ém pmjn* — Il est montagneux dans le nord , semé' de collines au centre, et plat au midi.
■■■■factiiit». — Elles ont une grande importance et em* brassent les articles de cuivre, de fer, de coton, de bois, de verre, etc. C'est à Pttferao» que se trouvent les fabriques les
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plus considérables. Newark fait de grands travaux de cuir, de charronnerie , de chapeaux , de meubles, de malles, de vêtements, et une grande variété d'autres articles*
Agrl— !*«■* — L* stérilité du sol dans les comtés méridionaux n'est guère de nature à encourager , les fermiers; mais dans le centre et le nord, la plus grande attention est apportée à la culture des légumes, des fruits, etc. On y élève aussi beaucoup de bêtes bovines et l'on y récolte de grandes quantités. de grains.
C«nMeree. — Le commerce direct du New-Jersey avec l'extérieur n'est pas considérable, la plus grande partie des transactions de cette nature se concluant à New-York ou à Philadelphie; mais les habitants de cet État sont propriétaires de navires, et jouent un rôle notable dans ht navigation de long cours. Ils font un actif commerce de cabotage dans les nombreuses passes et dans les petites rivières.
Féefce*. — 11 y a sur la côte , près de Staten-hland , de larges bancs d'huîtres qui sont d'un grand rapport, la pêche de l'alose, sur les côtes de l'Atlantique et sur les rives du Delaware, est aussi très étendue et emploie une grande partie de la population des comtés méridionaux.
Cmww. — 11 y en a plusieurs, parmi lesquels on distingue le Morris canal , qui s'étend de New-York à la région houillère de la Pensylvanie, sur un espace de 400 milles, et le canal de Delaware et Raritan, qui s'étend de New-Brunswick à Bordentown sur un espace de ,43 milles.
Chefelns de fer. — Plusieurs chemins de fer favorisent la rapidité des' communications entre New-York et Philadelphie, avec des embranchements qui mènent en d'autres directions. Ils forment ensemble a peu près 226 milles achevés, et 4 H miHes en construction.
u — Le collège de Princeton (Nassau^Hall) es
une institution digne d'estime, et qui possède une bette fciblio* thèque. Il y a dans la même ville un séminaire théologique près» bytérien. Rittger's collège, dans le New-Brunswick , est un éta+ blissement prospère. L'éducation élémentaire n'a pas été dans cet État l'objet des mêmes soins que dans les États de l'est.
Villes principales. — Trenton y siège du gouvernement, est agréablement située sur le Delaware, au point où s'arrête la marée. — Newark , sur le Passaic, à 9 milles de New-York , est une fort jolie ville renommée pour ses manufactures de cuir, de voitures, et pour le cidre récolté dans son voisinage. — Elizabethtoton, Burlington, Morristown et Piew-Brunswick sont des villes agréables. — Paterson se distingue par ses manufactures ; elle est située près de la chute. — Princeton est le siège du collège de New-Jersey. — Amboy est connu pour son excellent havre, et Long-Branch est célèbre pour les bains de mer en été.
Histoire. — Anales. — Le New-Jersey a été d'abord colonisé par des Hollandais, en 1 624. Des Suédois, en 1 627, achetèrent aux Indiens le territoire sur le Delaware, et en 1640 des Anglais commencèrent un établissement dans les mêmes limites à Elsingburg ; mais ils furent bientôt chassés par les Suédois et les Hollandais. Les Suédois bâtirent à Elsingburg un fort qu'ils gardèrent jusqu'en 4 655 : à cette époque, les Hollandais de New-York s'emparèrent de tous leurs établissements , et renvoyèrent les Suédois en Europe. En 1664, les Anglais, après avoir réduit New-York , tournèrent leurs armes contre ces établissements, qu'ils ne tardèrent pas a soumettre. Le duc d'York Ht don de ce pays à lord Berkely et à sir George Casteret , et le pays fut nommé New-Jersey, en l'honneur de ce dernier, qui avait été gouverneur de l'île de Jersey. Le siège du gouvernement fut ûxé â Elizabetbtown. Plus tard , les Hollandais reconquirent tout le pays, mais ils le perdirent presque aussitôt.
En 4 676, le territoire fui divisé en Est-Jersey e( enUuesWerssyt Mais, en 4 702, les propriétaires rendirent ces deux pays à la cm* ronne, et il en fut formé un seul gouvernement par la reine Anne. 11 n'y eut d'abord qu'un seul gouverneur, mais on cor tinua à élire deux assemblées, et en 4738 on y établit deux gouverneurs* En 4776, la constitution de l'État a réuni les deux gouvernements en un seul.
1* ré*otatlM. — Le New-Jersey fut le théâtre de quelques uns des plus intéressants événements de la guerre de rindépen» dance. A Trenton , Princeton et Monmouth, il se livra d'importantes batailles où Washington commandait en personne. La dernière, qui fut une des plus célèbres de la guerre, fut livrée en un lieu nommé aujourd'hui Fnehold, le 28 juin 4778.
Étendue, 46,215 milles carrés.
Population, 9,314,881 habitant».
Population par mille carré, 50.