CHAPITRE XXV
€*f****re gésier*! du pays. — Cet État consiste presque uniquement en une grande péninsule et forme la partie sud-est de TU «ion.
jUwMttgae». — La Floride n'a pas de montagnes, Le plateau qui forme la ligne de partage des eaux ne s'élève que de $ftQ à 3ft>û feet au-dessua du niveau delà mer.
fleuves et rivières. — Le St-Johns sort du centre de la péninsule, et ressemble beaucoup plus à un détroit qu'à une rivière. Son cours est de près de 800 milles, sur les deux tiers des-
quefc il est navigable. L } Appakichicola, formé par la jonction du Flint et du Chattahoochee, coule au sud et se jette dans le golfe du ftfexique après un coups de \ 00 milles, navigable dans toute c#te étendue pour les navires de mer. Toutes les rivières de cette régWfl ont des bancs de sable 4 leur embouchure.
!#$#, — Ils sont nombreux; plusieurs sont (étendus et tous sont remarquables pour la transparence de j£ U rs eaux. VûkeeiJM&W dans le sud e$t le plus considérable.
jEYftrgiJHle»» — Il y a dans U Partie méridional des ter-; J^tjp marécageux couverts «te balljers, onéverglade*. Dans la dernière guerre avec les Séminales, les Indiens se réfugièrent dans cas halliers , et Je conflit se prolongea pendant plusieurs années.
Po^tn & jr|v«fp* — ta wer *ur la côte de pet État est généralement semée de hauts-fonds, mais elle forme quelques bons ports et quelques belles baies. Sur la côte de l'Atlantique, il y 9 des havres aux embouchures de la Sainte-Marie, du Saint-John et du Saint-Augustin. Sur la côte ouest pn rencontre les baies d y Appalachicola, à'Apalachee et de Pensacola.
Ile*. — Le rivage est bordé d'un grand nombre d'îles basses, séparées Tune de l'autre et du continent par des passes peu étendues et des détroits pleins de hauts-fonds. L'île PAmelia et celle à'Anastasie sur les côtes de l'Atlantique sont des langues de terre, basses et sablonneuses d'environ 4 5 milles de long sur 1 <Je large. Au sud-ouest est la chaîne de petites îles appelées les Keyt, de l'espagnol cavo (îlot rocailleux), parmi lesquels on distingue la Key West ou île de Thompson à 20 lieues du rivage. Elle contient un poste militaire des États-Unis et fait un commerce considérable. Les Tortugas (îles de la tortue) sont un groupe d'îlots à l'extrémité puesf, de la chaîne.
Sçurpe*. — Elles sont remarquables ; un grand nombre sont jaillissantes. La fontaine de Wakullfi q i% milles de Tallahassee est un vaste réservoir d'eau bleue et transparente de 4,500 feel
de profondeur. Une colonne s'élève constamment du fond comme d'une chaudière bouillante, et cependant l'eau en est extrêmement froide, même pendant Tété. Il est probable que c'est cette source qui a donné naissance à la légende indienne de la /oittaine de Jouvence, Près de la rivière Mosquito, il sourd une eau minérale chaude formant un bassin assez grand pour faire flotter un bateau. L'eau en est légèrement sulfureuse.
Produite végétaux. — La chaleur et l'humidité du climat compensent la pauvreté du sol et donnent à la Floride une végétation luxuriante et variée. Les arbres de ses forêts s'élèvent à une grande hauteur, et les fleurs de ses buissons sont remarquables par l'éclat de leurs couleurs. Le nord et le centre sont couverts' d'épaisses forêts dans lesquelles les pins dominent ; mais le palmier, le cèdce, le châtaignier et le chêne vert y atteignent une taille extraordinaire. On y rencontre aussi le magnolia tant admiré pour sa beauté , le cyprès , le pawpaw avec son vert feuillage et ses fruits aux riches couleurs, l'ombreux dog-wood, le titi avec ses fleurs magnifiques, etc. Les savanes sont couvertes d'herbes sauvages et de fleurs d'une prodigieuse vigueur, et dans les marais Je roseau arrive à une hauteur et une gros* seur remarquables. La figue, l'orange, la datte et la grenade sont récoltées dans les jardins.
Animaux. — Le caractère particulier de la faune de cette région c'est une immense quantité de perroquets et autres oiseaux des tropiques. Le daim, le dindon sauvage y sont communs et les reptiles y abondent.
Minéraux. — On dit qu'il existe en quelques endroits des mines de houille et des mines de fer.
Climat. — Il y a une grande diversité de climat dans la Floride; la zone du nord, celle qui borde l'Alabama et la Géorgie, est moins décidément tropicale que la portion péninsulaire. L'eau ne gèle jamais dans la presqu'île, la chaleur y est
quelquefois étouffante, même dans les mois de l'hiver et pendant la saison pluvieuse.
Sol. — Le sol est pauvre en général, mais il y a quelques exceptions favorables. On y rencontre beaucoup de terres mare* cageuses, mais les terres à pins forment la plus grande partie du territoire. La hummock-land (terre d'éminences), ainsi nommée parce qu'elle s'élève en petites collines au milieu des pins, constitue un bon sol.
Aspect du pays. — Le pays est généralement plat, mais dans quelques districts il est accidenté et même montueux. L'élévation de la ligne de faîte ou plateau entre les rivières n'excède pas de 200 à 250 feet.
BMatons. — La Floride avait été divisée par les Espagnols en Floride orientale et Floride occidentale, séparée par l'Appalachicola. Ces noms sont encore employés dans l'usage, bien que n'ayant plus de fondement politique. Cet État renferme environ 30 comtés ; mais il n'est pas riche en villes.
Agriculture. — La plus grande partie du pays est encore à l'état de nature. Les articles de culture sont le maïs, les patates, le riz, la canne à sucre, le tabac, le coton et l'indigo. Le sol en beaucoup de points est très bien adapté à la culture de la canne à sucre. L'olivier y fleurit et y fructifie. L'orange, la figue, la pêche, la grenade et le citron y croissent à merveille. La culture du caféier et celle du dattier y ont été récemment introduites.
Chemina de fer. — Il yen a plusieurs, mais ils ne sont pas d'une grande étendue.
Villes. — La plus considérable est Saint-Augustin, vieille ville espagnole, bâtie en 1564 ; c'est la plus ancienne des États-Unis. Elle est sur la côte de l'Atlantique et régulièrement bâtie, mais les rues en sont très étroites. Les maisons sont construites d'une pierre très douce formée d'une concrétionde coquilles, et toutes dans le style espagnol. Elles sont généralement à deux étages,
h Sa ETATS DU SUD.
couvertes d'un enduit épais, et ornées de balcons et piattus. La plupart des maisons ont leur jardin. La ville est entourée d'us fossé/ défendue par divers bastions et par le château de Saint- Marc. Aux alentours d'Augustin le sol est sàblorifleux ; le pays est beau cependant et produit des* oranges, des Citrons et des dattes. Le climat y est plein de charme, et Saint-Augusthï est habité comme résidence d'hiver par les malades affligés d'àPfections pulmonaires. Population estimative : 3,000 habitants. Pensacola, principale ville de la Floride occidentale, est située sur une pente douce au fond d'une vaste baie ; elle possède un port de la marine nationale. Tailaha8see i dans là Floride du milieu, est le siège du gouvernement ; elle a été iricorporée à l'État en qualité de cité. Saint- Marks; sur le Golfe, esttfn petit port de mer du voisinage; Le village de Quincy dans la même région, mais plus avant dans les terres, est une place florissante. Histoire. — Amiale*. — L'histoire de la Floride présente des scènes du plus haut et du plus romanesque intérêt. Cahot l'aperçut en 4 497, mais il ne débarqua pas sur la côte. Eft 4 312, Juan Ponce de Léon , vieux soldat espagnol et , de plus ; ancien gouverneur de l'Ile de Porto-Rico $ arma trois navires et se dirigea* au nord pour un voyage de découvertes. Il arriva aux îles dé Bahama et bientôt après il touchait uriè terre à laquelle il donné le nom de Floride à cause de la brillante floraison de ses arbres et de ses arbrisseaux. Dans cette expédition, Ponce de Léon chercha partout et avec anxiété une fontaine qui, disait-on, avait la propriété de rappeler dans les corps usés par la vieillesse la vigueur et la fraîcheur du jeune âge. Quelque étrange que cela paraisse j cette foi en la fontaine de Jouvence était générale à cette époque parmi les hommes les plus éclairés de l'Espagne: Ponce de Léon, explora les côtes de la Floride* depuis Saint- Augustin jusqu'aux îles de la Tortue, à la pointe méridionale. Inutile de dire qu'il n'atteignit pas l'objet principal de ses re-
cherches. 11 retourna à Porto-Rico, mais il visita une seconde fois la Floride quelques années plus tard. Enveloppé dans un conflit avec les naturels, il vit périr la plupart de ses compagnons et fut blessé mortellement lui-même. En 4528, Pan> philio de Narvaez arriva dans la Floride avec 300 hommes, en qualité de gouverneur. Il prit possession formelle, au nom du roi d'Espagne , de la presqu'île et d'une lisière le long du golfe du Mexique jusqu'à l'embouchure du Penuco dans le Mexique actuel. En descendant dans le pays k la recherche de l'or, qui était alors le rêve des Espagnols, les aventuriers errèrent pendant longtemps à travers marais et forêts, souvent attaqués par les sauvages qui alors fourmillaient dans ces parages. Après avoir perdu un tiers de leurs compagnons, ils regagnèrent la côte près de la baie d'Àpalachee où ils construisirent cinq navires sur lesquels ils s'embarquèrent pour les Indes occidentales. Narvaez et presque tout son équipage périrent dans une tempête. Quatre parvinrent à se sauver, et après avoir erré longtemps à l'ouest, ils arrivèrent enfin à Mexico. Le destin de Ferdinand de Soto, qui visita ce pays en 1539 avec un splendide cortège, fut encore plus malheureux, mais son histoire doit être réservée pour le chapitre sur la Louisiane. Les protestants français firent des établissements sur la côte de Floride près de Saint-Augustin après que les Espagnols eurent abandonné Je pays. Us lui imposèrent le nom de Caroline, de leur roi Charles IX. Les deux noms furent d'abord appliqués à la côte entière de l'Atlantique, mais avec le temps ils ont été resserrés en des limites plus étroites. Les Espagnols détruisirent la colonie française en 1 565 avec des circonstances atroces. Ils bâtirent Saint-Augustin en 4564 et dès lors ils gardèrent le pays. La colonie s'engagea dans une guerre avec la Caroline en 4702 et avec la Géorgie en 1740. En 1763 elle fut cédée à la Grande-Bretagne en échange de la Havane, dans l'île de Cuba, qui avait été prise par les Anglais. En 1 783 la
Floride fut rendue à l'Espagne, par qui en 4 84 9 elle fut cédée aux États-Unis. ,
Onerre avec lea Séminales* — Avant ce dernier événement les restes des diverses tribus d'Indiens s'étaient réunis sous le nom de Seminoles ou fugitifs. Ils devinrent menaçants, et, excités par deux Anglais nommés Arbuthnot et Ambrister, ils en vinrent en 4 84 8 à une guerre ouverte. Le général Jackson, commandant des forces américaines, marcha dans la Floride, les sauvages se soumirent, et les deux Anglais furent exécutés en vertu du jugement d'une cour martiale. En 4 835 la guerre recommençait dura jusqu'en 4 840. Les sauvages, cachés dans les èverglades, prolongèrent la guerre avec une grande opiniâtreté. Leur chef, nommé Osceola, fut pris et mourut en 4 838 dans la captivité. Cette lutte coûta aux États-Unis la vie de beaucoup d'hommes estimables et une somme de 40 millions de dollars. Quoique conquis, les sauvages continuèrent à se montrer insoumis et furent enfin renfermés dans le Territoire Indien. La Floride devint un territoire en 4 822, et en 4845 elle fut admise comme Etat dans l'Union.