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CHAPITRE XXVI

Caractère général du pays. — L'Alabama est un État étendu, fertile et florissant.

Montagnes. — Le nord de l'État renferme l'extrémité méridionale de la chatne de Kittatinny qui y entre venant de l'angle nord-ouest de la Géorgie ; c'est simplement une suite de hauteurs isolées et rapides, d'où s'échappe la principale brandie du fleuve Mobile.

Fleuves et rivières. — Toutes les eaux de cet État , si l'on en excepte une petite portion venant du nord, vont se rendre dans le golfe du Mexique. Le principal fleuve est le Mobile, qui reçoit YAlabama et d'autres affluents, et termine sa. course dans la baie du même nom, par deux bouches principales , le Tensaw et le Mobile. Les navires de mer remontent jusqu'à Saint-Stephens sur le Tombigbee et à Glaiborne sur l'Alabama. Les bateaux à vapeur remontent à une distance considérable au-dessus. Le Chattahoochee sur la frontière orientale et le Tennessee dans le nord ne reçoivent pas d'affluents considérables venant de l'État d'Alabama. Somme toute , les cours d'eau de cet État offrent beaucoup de facilités à la navigation à vapeur dans l'intérieur.

Baie. — Cet Etat n'a que soixante milles de côtes ; dans cet espace est comprise la baie ou estuaire du Mobile. Elle pénètre à environ 30 milles dans les terres et communique avec le Pascagoula-sound, mi moyen d'un. détroit peu profond par lequel les bateaux à vapeur et les petits navires maritimes se rendent à la Nouvelle-Orléans , en suivant une chaîne de lacs et de passes intérieures.

Produits naturels. — Les productions naturelles de cet État sont les mêmes que celles de la Géorgie.

Minéraux. — On dit que la bouille, le sel et le fer abondent dans le nord ; mais on ne les recueille pas avec extension. On y trouve aussi de l'or, mais en petites quantités.

calmât. — La partie nord de l'État est à 2,000 feet au-dessus de la partie maritime. Il en résulte des différences correspondantes dans le climat des deux régions. Cependant les rivières gèlent rarement 4 même dans le nord de l'Alabama ; quant à la partie méridionale, on ne peut guère dire qu'il y existe un hiver. Les chaleurs de l'été, dans cette région , sont adoucies par les brises de la mer j et le climat y est généralement sain ^ excepté dans les basses terres, qui sont humides.

Ml. — On trouve le long des cours d'eau des terrains d'aïluvion très productifs à côté de terrains intermédiaires ou de dunes sablonneuses. Les terrains intermédiaires sont de qualité inférieure, et les terrains stériles parsemés de pins (pine-barrem) couvrent une grande partie de l'État.

Aspect du pmfUi — Dans le nord , le terrain est montagneux et coupé ) il est ondulé dans le centre. Mais en approchant de la mer 4 on rencontre une sone de terres basses et unies , large de 5© à 60 milles, qui contient de vastes marais et de nombreux terrains souvent inondés.

Mtrtsfttinsi — L'Alabama renferme &8 cwntés , et plusieurs villes ëonsidérables.

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