CHAPITRE XLVII
Caractère général du pays* — C'est un nouvel État situé sur l'océan Pacifique, et célèbre pour ses mines d'or.
Montagnes. — Les montagnes caractéristiques de cette région sont la sierra Nevada , ou montagnes Neigeuses , ainsi nommées parce que leurs sommets sont toujours couverts de neige. Cette chaîne se compose de plusieurs petites chaînes parallèles , et fait partie de la grande arête qui , de la péninsule de la Californie , s'étend jusqu'à l'extrémité de l'Amérique russe , sur une longueur de 3,000 milles. Elle est remarquable pour sa
longueur, son parallélisme avec la côte voisine, sa grande élévation , — souvent plus grande que celle des montagnes Rocheuses , — et ses nombreux pics volcaniques dans la région des neiges perpétuelles. Ces monts s'élèvent isolés, comme des pyramides au milieu de plateaux bien boisés, jusqu'à une hauteur de 44 à 47,000 feet au-dessus de la mer, et offrent un caractère tout différent de ce que Ton rencontre dans le reste des États- Unis. On distingue entre eux le mont Shaste, dans le nord de la Californie, vers le sud de l'Orégon. La chaîne des montagnes Neigeuses, qui, dans la Californie, se trouve à environ 400 milles de la mer, est frappée par les vents tièdes de l'océan Pacifique. Saturés de vapeurs recueillies dans la traversée, ils abandonnent leur surabondance d'humidité sur les flancs occidentaux des montagnes sous forme de neiges ou de pluies fécondantes , et n'arrivent dans l'est que froids et desséchés. De là le contraste des deux régions : climat doux , fertile, magnifique végétation sur les flancs occidentaux ; sécheresse et froid , cornparablement rigoureux, dans la partie orientale.
Vallées. — Le pays où coulent le Sacramento et le San-Joaquin peut être considéré comme une vallée de 500 milles de long sur 20 à 60 de large. La vallée du Sacramento, dont la longueur est d'environ 300 milles, est divisée en haute et en basse : cette division est très fortement marquée. La vallée supérieure , qui a 4 00 milles de long, est abondamment boisée ; comme elle s'élève à 4 ,000 feet au-dessus de la basse, le climat y est froid. Mais elle contient des zones de terre arable, et parait très propre à la colonisation. Au-dessus de la vallée basse, le Shaste peak s'élève entre deux sources du Sacramento, à une hauteur de 4 4,000 feet; son sommet blanc de neige s'aperçoit dans les vallées à une distance de 4 40 milles. Le fleuve en cet endroit descend sous forme de rapide a une hauteur de 2,000 feet en 20 milles. La basse vallée se compose
de terrains aui formes arrondies qui s'élèvent graduellement à la base des montagnes. C'est dans cette région , sur les bords du Sacramento, que s'élève la nouvelle ville de Trmidad city, au nord, et plus bas Placer city, Butte city, Butteville, Frémont et San-Sacramento city. La vallée du San-Joaquin a environ 200 milles de long sur 60 de large. Elle présente une grande variété de sol ; son versant oriental est excessivement fertile , est bien fourni de chênes et d'autres arbres. Elle possède plusieurs sites très attrayants pour leur riche sol et la beauté des paysages. La vallée de la Santa-Clara, au sud de la baie de San-Francisco, est renommée pour sa fertilité.
Fièvre* «t rivières* — Les principales rivières de cet État sont le Sacramento et le San-Joaquin. Le premier prend sa source au nord, dans la région montagneuse , et coule au sud sur un espace de 300 milles. Le second natt dans les montagnes du sud-est, et coule au nord sur une longueur à peu près égale, parvient auprès du Sacramento , dont les eaux se mêlent aux siennes ; puis tous deux se dirigent parallèlement dans la baie de Suisoon, après s'être de nouveau séparés. Ces deux fleuves reçoivent des montagnes de nombreux cours d'eau, dont quelques uns sont navigables dans une petite étendue. Les principaux affluents du Sacramento sont la rivière Américaine (American river), qui a plusieurs branches, et se jette dans le fleuve au* dessus de Sacramento city ; Feather river (rivière aux Plumes), qui prend sa source au nord dans la sierra Nevada , et reçoit le Bear (ours), l'Yuba le Honcut, et enfin la Butte, le Chioo, le Deer (daim), le MM (moulin) et Y Antilope. Toutes ces rivières se jettent dans le Sacramento par Test. Le San-Joaquin reçoit du même côté le Cosumnes , le Mokelemne* , le Côtoiera* , le Stontsfcn», le Towalumnet, la Merced et la Mariposa.
Lac* — Il y a dans eet État de nombreux petits lacs dont quelques uns disparaissent dans la belle saison. Le lac Tule, que
traverse le San-Joaquin, semble être le plus considérable. Le lac d'Or , ainsi nommé parce qu'il est le siège de riches mines d'or , est moins un lac que le lit desséché d'une ancienne nappe d'eau.
Baies , ports * rivages, etc. — Cet État comprend , sur les côtes de l'océan Pacifique, une longueur de près de 600 milles. La Conception, au sud, et Mendocino au nord, sont les deux principaux caps. Au sud , près du rivage , est le petit groupe des Mes Sainte-Barbe. La baie de SanrFranciseo a 35 milles de largeur sur 70 de long. On n'y pénètre qu'en passant entre deux montagnes rapprochées qui semblent vouloir se précipiter dans la mer. Elle est divisée en trois parties par des détroits et des pointes avancées ; les deux qui sont au nord portent les noms de baie San-Pablo et de baie Suisoon. A l'entrée, la baie principale ressemble à un lac d'eau dormante qui s'étend au nord et au sud entre deux rangées de montagnes parallèles. Quelques îles rocailleuses et élevées en Varient l'aspect. Tout autour s'élè vent des terres mamelonnées , coupées par des hauteurs semées ça et là de terrains boisés. Derrière surgissent les pics des montagnes dont quelques uns s'élèvent jusqu'à 4,000 feet. Au sud, près de la baie de San-Francisco, est San-José , qui a été proposée pour capitale de l'État. Sur un cap qui se projette à l'est sur le côté sud de l'entrée de la baie, s'élève la cité de San-Francisco. Son port est un des. meilleurs du monde, et capable de recevoir la marine d'un empire. C'est avec le fertile pays, la belle baie qui l'environne et l'immense océan qui le remplit, un des points commerciaux les plus importants du monde. — L'autre baie importante de la côte est celle de Monte rey.
Produit* végétaux. — Ils paraissent très diversifiés. Dans les vallées du Sacramento et du Joaquin croissent des forêts de chênes et d'autres arbres à feuilles caduques. Le cyprès et les
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arbres toujours verts végètent, dit-on , en divers points de l'ÉUt. Enfin le pays semble donner naturellement tous les produits ordinaires des pays plus orientaux de l'Amérique sous la même latitude.
Aat—mmau — Les ours, les daims, les panthères et beaucoup d'autres quadrupèdes plus petits sont cités parmi les animaux du pays. On trouve aussi beaucoup d'oiseaux aquatiques le long désertes.
■Dnénua. — La Californie est surtout renommée pour ses richesses minérales. La région de l'or est dans la partie orientale des vallées du Sacramento et du San-Joaquin. L'or y fut d'abord découvert par un ouvrier nommé James W. Marshall, en 4 848. Il le signala à plusieurs ouvriers mormons, et le résultat de leur examen hit la découverte de grains d'or dans le sol, ressemblant pour la forme à de petites écailles de poisson. Le bruit s'en répandit rapidement en Europe et en Amérique, et une multitude de chercheurs d'or s'y rendirent en toute hâte. San-Francisco fut soudainement transformé en une grande ville, et le versant des montagnes, les ravins de la vallée du Sacramento se remplirent de milliers de fouilleurs empressés. On trouva non seulement des grains du précieux métal , mais des lingots de toute grosseur, soit purs, soit mêlés de quartz, pesant quelquefois jusqu'à 6 ou 8 pounds, et estimés à plusieurs milliers de dollars. Des bateaux à voile et à vapeur sillonnèrent les rivières , des tentes furent dressées, des villages et des villes s'élevèrent, et tout le pays devint le théâtre d'une incroyable activité. Les explorations furent tentées plus loin ; l'or que Ton rencontra en d'autres localités fit supposer qu'il existe abondamment sur divers points de la sierra Nevada, depuis le rio Gila jusqu'à la Golumbia. Les mines qui ont été les plus exploitées sont celles des affluents de la rivière aux Plumes et de la rivière Américaine, dans la vallée du Sacramento, et les mines des affluents du San-Joaquin, spé-
cialement vers les sources du Cala ver as et du Stanislaus. Les mines renommées du quartz et de la Mariposa sont plus au sud. On a parlé d'un lac d'or, d'une montagne d'or, et ce ne sont pas là de pures fictions. On a découvert aussi des mines de mercure et d'argent dans cet État, et elles sont maintenant activement exploitées. On sait aussi qu'il y existe des mines de fer, et l'on prétend qu'il s'y rencontre de la houille en abondance. 11 est donc probable que nous commençons seulement à entrevoir les richesses minérales de cette merveilleuse région. On suppose que le produit annuel des mines d'or ne restera pas beaucoup au-dessous de 70 à 90 millions de dollars.
Climat. — Les mots été et hiver, dans le sens que nous y attachons, sont à peine applicables à ce pays. Les saisons ne s'y distinguent point par la chaleur et le froid , mais par la sécheresse et l'humidité. La saison sèche remplace ce que nous appelons l'été et la saison pluvieuse y tient lieu de notre hiver. Dans la partie méridionale, la sécheresse rend les irrigations nécessaires ; mais le fermier peut obtenir toute l'année une série de récoltes. Pendant la sécheresse de l'été la végétation s'arrête , mais elle reprend ses fonctions pendant les mois humides de l'hiver. Dans les vallées abritées, les arbres conservent leur verdure et les plantes sont en fleurs en toute saison. Les nuits sont toujours froides, même quand les jours sont chauds. La même douceur de température caractérise les hautes terres du nord , bien qu'il y tombe beaucoup de neige. Le pays est très sain et sans maladies dominantes. Sous le rapport physique, la Californie ressemble beaucoup à l'Italie.
Sol. — U est très varié ; les pics des montagnes sont inégaux et rocailleux; dans les parties inférieures de leurs versants, le sol est généralement léger et susceptible de culture. Les vallées étroites présentent beaucoup de variétés de sol , depuis le médiocre jusqu'au plus riche. Les terres cultivées dans les vallées
du Sacramento et du Sao-Joaquin produisent abondamment toutes les espèces de grains et de légumes.
Agrtepilpr* — Quelques exploitations agricoles sont dirigées par les anciens colons espagnols. Ils s'occupent principalement de l'élève du bétail. Les bêtes à cornes et les chevaux y étaient autrefois si nombreux, qu'on les tuait uniquement pour avoir leur peau. Quelques uns des nouveaux colons se sont aussi voués à l'agriculture. Les habitants ont cependant été obligés d'attendre une grande partie de leurs provisions des États de l'est. Les grains y étaient abondamment apportés, par mer, du Chili et de quelques autres points de la côte occidentale. Mais les colons tirent maintenant de leurs exploitations rurales une quantité considérable de produits. D'amples moissons récompensent les travaux du cultivateur, et le prix élevé des denrées rend ses profits plus considérables encore que ceux du mineur. Une seule ferme de 800 acres- dans la vallée de la Santa-Clara a donné, en 4 §54, pour une dépense de 50,000 dollars, des récoltes qui ont été vendues 200,000 dollars.
Iltoes. — L'occupation absorbante des habitants est l'exploitation des mines. On cherche de l'or avec des rockers, des pics, des hones, des bêches, des couteaux, des barres de fer, etc.; des machines h vapeur sont à l'œuvre ; les rivières sont détournées de leurs lits, les entrailles des montagnes sont perforées. On recueille de la poudre d'or en lavant ou en criblant les sables ; on trouve les gros lingots dans les crevasses des rochers, dans le lit desséché des torrents, dans les couches d'ardoise perpendiculaires qui forment le lit des cours d'eau. On le rencontre mélangé avec du quartz , et la récolte de ce minerai est très productive, parce qu'elle se fait avec des machines. On trouve de l'or dans le Sacramento et ses affluents , le Feather, le Bear, l'Vuba, etc., le long du San-Joaquin et do ses affluents, le Calaveras, le Stanislaus, etc. On en a trouvé à Bodega sur la côte,
et plus au sud à différents endroits dans les montagnes, jusqu'au Gila. On en a aussi découvert vers le nord jusque dans l'Orégon.
WmmuS*0tmrm9* — Un grand nombre de manufactures de tout genre ont surgi soudainement dans la Californie. Elles ne peuvent que s'accroître en même temps que la population et les besoins du pays.
Cramer**. — L'or est le principal article d'eiportation. La plus grande partie est expédiée aux États-Unis, mais il en est envoyé aussi dans le Mexique, l'Amérique du Sud , l'Angleterre, les tles Sandwich et la Chine, car il y a des chercheurs d'or, marchands, aventuriers et spéculateurs de tous ces pays, et de plusieurs autres. Presque tout ce qui est nécessaire à la vie a été longtemps importé en Californie , depuis les objets qui servent à bâtir des maisons jusqu'à ceux qui sont le plus communément employés ; des maisons entières y ont été envoyées par mer de l'Europe et de diverses parties de l'Amérique. Le commerce du port de San-Francisco est déjà immense : 4 ,743 navires y sont entrés et 4 ,464 en sont sortis dans Tannée qui s'est terminée au 30 juin 4 850. Ce chiffre représente la moitié du mouvement maritime de New-York et dépasse ceux de Philadelphie et de la Nouvelle-Orléans. Des chemins de fer, des télégraphes électriques uniront la Californie aux cités de l'AtIan«tique, et les citoyens des États-Unis se trouveront ainsi directement en communications commerciales avec les dociles, ingénieux et industrieux habitants de la populeuse Asie.
Habitants. — Il est probable que plus de la moitié des habitants de la Californie sont des émigrants des États-Unis. Le reste se compose de quelques milliers de colons espagnols dans tes anciennes villes , de quelques Indiens et do beaucoup d'aventuriers venus du Mexique, de l'Amérique du Sud, de la Chine et des principales contrées de l'Europe. Il est impossible d'imaginer une population plus variée attirée soudainement
par une impulsion commune , et agissant sous l'influence du même sentiment exclusif. Le caractère américain y prédomine cependant, et fera rapidement une masse homogène de cette société mélangée.
wnies. — San-Francisco , qui contenait à peine quelques centaines d'habitants il y a trois années , en renferme maintenant de 30 à 50,000. Il a ses rues, ses places, ses hôtels, ses banques , et tout ce qui constitue une ville de commerce. 600 navires se rencontrent à la fois dans son port. Des lignes de bateaux a vapeur le relient avec les États de l'est, et une autre ligne, encore en projet, établira une communication avec la Chine et les autres parties de la côte asiatique. Avant peu d'années, des steamers établiront des communications régulières de cette ville à l'Orégon, aux îles Sandwich , au Japon , à Canton, à l'Australie, enfin à toutes les îles, à toutes les côtes de l'Océan Pacifique. Aucun autre point du monde n'a jamais ouvert aussi rapidement un aussi vaste horizon de grands événements. Dans ces trois dernières années, San-Francisco a été désolé six fois par des incendies , mais chaque fois il s'est relevé de ses cendres avec une nouvelle vie. Cette ville présente aujourd'hui la plus piquante physionomie. Des hommes de tout pays, de tout costume, de tout langage encombrent ses rues. Le marchand calculateur, l'ardent chercheur d'or, le spéculateur rusé y coudoient le missionnaire, le joueur, et le reporter qui , la plume en main, s'apprête à raconter leur histoire à l'univers. San-Francisco est encore la capitale de la Californie, quoiqu'on propose de transférer le siège du gouvernement à San- José. Les autres villes remarquables de cet État sont San- Diego , Angelos , Santa-Barbara , San-Miguel et Monterey, anciennes colonies espagnoles situées sur la côte. San- José, la nouvelle capitale proposée , est une petite ville située dans la belle vallée de la Santa-Clara. Sacramento c%, sur la rive
orientale du fleuve du même nom, près de son confluent avec T American river, à environ 80 milles au nord-est de San- Francisco, s'est élevée rapidement ; elle possède maintenant des banques, des hôtels, des rues alignées, etc. C'est, après San- Francisco, la ville la plus peuplée de la Californie. Des bateaux à vapeur font un service journalier entre ces deux villes. Elle fut la scène de la terrible rixe du mois d'août 1850. New-York est un établissement nouveau placé près de l'embouchure du Sacramento et du San-Joaquin, dans la baie de Suisoon. Stockton, ville en progrès près de la rive gauche du San-Joaquin, à peu de milles au nord du Stanislaus. Sonoma et Saint-Louis, établissements sur une petite rivière qui se jette dans la baie de San- Pablo. Fremont, sur la rive méridionale du Sacramento, en face du confluent du Feather river. Vernon, place prospère sur le Feather river, à 22 milles au nord-est de Sacramento. Marysville , village prospère au confluent de l'Yuba et du Feather river, à 80 milles au nord-est de Sacramento. Les petits bateaux à vapeur remontent jusqu'à son port. C'est un rendez-vous pour les mineurs, et un lieu où ils trouvent tout ce qui est nécessaire pour leur nourriture et leur équipement, tentes, outils de mineurs, habits confectionnés, liqueurs, bœuf, porc, farine, etc. De là ils vont à pied et font porter leur bagage à dos de mule. Rose 1 s Bar, à 25 milles au-dessus de Marysville sur l'Yuba, près de laquelle on a fait clés fouilles très fructueuses. Poster' s Bar, à 30 milles plus haut sur la rivière. Goodhue's Bar, à 30 milles plus loin, et Doumieville, à 8 milles plus loin encore, c'est-à-dire 2 à 250 milles nord-est de San-Francisco. Ces divers établissements sont placés à des points favorables pour la recherche de l'or. Downieville est un village considérable. Du mois de mai au mois d'août, pendant toute la saison sèche, des centaines de mineurs parcourent les rochers et les ravines qui l'environnent. Quelquefois la neige
demeure sur les montagnes, et empêche les fouilles jusqu'en juillet. Un grand nombre d'autres villes et villages semblent surgir du sol en diverses parties de l'État. Nous pouvons citer entre autres Washington city et Àqua-Fia , dans le district de M tri posa.
■Istotfte* — L'Etat actuel de la Californie n'est que la portion du pays appelée haute Californie par les Espagnols. Quelques missions et ports de commerce y avaient été anciennement établis ; mais en général le gouvernement espagnol fit peu d'attention à ce territoire qui lui avait été assuré en 4 533 par les conquêtes de Cortet. Plusieurs établissements furent fondés sur la côte pendant le xvm* siècle. Quelques uns parvinrent au rang de petits ports commerçants, et un nombre très restreint de cultivateurs se fixa dans l'intérieur, principalement dans les plaines du sud autour du Colorado. En 4846 , les forces des Etats-Unis prirent possession de ce pays, et, à la conclusion de la paix avec le Mexique, en 4 848 , il fut maintenu aux États-Unis. Immédiatement après la découverte des mines d'or * qui se fit cette année môme , la population s'accrut avec une rapidité sans exemple. Les habitants reconnurent la nécessité d'un gouvernement régulier» Une convention s'assembla en 4849; elle vota une constitution dont les belles dispositions excitèrent les applaudissements de tout le monde civilisé ; elle fut immédiatement ratifiée par le peuple « et, en 4 850 , la Californie fut admise comme État dans l'Union fédérale. Certains embarras sont survenus par suite du caractère de quelques uns des colons et des difficultés de la situation des habitants au milieu d'un pays nouveau, qui n'avait ni institutions, ni habitudes, ni lois, ni mœurs établies ; mais cette société est en voie de s'organiser rapidement dans la paix , l'ordre , la stabilité et la civilisation.
TERRITOIRE DE LORÉGON.
Étendue, de 380,000 il 31S.O0Ô milles carrés. Population présumée, 40,000 habitants Wanes, tt 20,000 Indiens.