CONCLUSION
1 Prospérité des États-Unis depuis la gucrre. Accroissement de la richesse nationale et de la population. — II Question sociale, Lutte du travail contre le capital ; d’un côté les coalitions d'ouvriers, et de l'autre, celles des patrons sous le nom de combines, syndicats. Opinions du cardinal Gibbons et de Mgr Satolli sur la question. — 111 Dangers que les organisations politiques font courir au pays.
pays dont nous venons d’esquisser à grands traits les origines et le déveloprement, présente le plus remarquable phénomène de progrès matériel que le monde ait vu. La fortune privée de l'Américain surpasse celle de l'Anglais, du Français et de l'Allemand, et, en moins de cent ans, la population qui, au commencement du siècle, se chiffrait à 4,000,000 d’âmes, s'élève aujourd’hui à 100,000,000. Le réseau des chemins de fer américains avec ses mille lignes, se croisant en tous sens pour abréges les distances, n'embrasse pas moins de 240,839 milles de longueur et donne du travail à 1,500,000 hommes. Leur parcours est plus considérable que celui de toutes les voies ferrées de j’Europe, et les frais de construction de cet interminable entrelacement de rails ont absorbé onze milliards de dollars, fournis presque er entier par des particuliers, l’aide de l'État ne figurant dans cette somme que pour une fraction insignifiante. Nulle part ailleurs l'initiative individuelle peut se vanter d’avoir mené à bonne fin une entreprise aussi gigantesque.
Le commerce des États-Unis avec l'étranger représente un milliard et demi de dollars ; quant à celui de l’intérieur, il prend des proportions fantastiques. C’est le pays du monde