CHAPITRE SIXIÈME
toutes parts, devançant de soixante ans le mouvement de 1775, si une nouvelle tourmente politique ne fut survenue en Angleterre où la fuite de Jacques II (1688) vint mettre un terme à l'absolutisme et aux exactions d'Andros.
FE Quel ne fut pas le soupir de soulagement poussé par le Massachusetts à la nouvelle du renversement de la dynastie si antipathique des Stuarts! C'était enfin l'autonomie qui allait renaître avec le retour de l’âge d'or du puritanisme. Mettre la main sur le tyran Andros et l'enfermer fut la première mesure prise à la nouvelle de la chute de Jacques II. Mais le désappointement ne tarda guère à remplacer la joie, lorsque les colons virent le Parlement bien déterminé à restreindre les libertés coloniales. Au lieu de la charte vague et partant élastique de Charles Ier, la colonie dut se contenter d’une constitution étroite, bien définie. C'est sir William Phipps qui l'avait rapportée de Londres, où il était allé solliciter le commandement de l'expédition contre Québec. Les descendants des Winthrop, des Cotton et des Vane allaient-ils courber la tête devant la tyrannie ? On ne se figure pas, dans cette attitude, des natures habituées à la résistance. Aussi rusés que déterminés à faire échec au roi, ils comptèrent bien, tout en feignant de se soumettre à la force, retrouver avant longtemps leurs anciens Pouvoirs, en dépit de Guillaume d'Orange et du Parlement anglais qui commençait dès lors à regarder les colonies comme des tributaires de la mère patrie, peuplées, à’ son sens, de gens corvéables à merci.
La nouvelle constitution (1689) octroyait au Massachusetts un gouverneur et un conseil nommés par le roi et une chambre de représentants élus par les freemen. La chambre haute était renouvelable annuellement, et le choix des nouveaux conseillers, au nombre de vingt-quatre, devait se faire conjointement par cette assemblée et la chambre des représentants élus par le peuple. Toutefois le gouvernement, afin de conserver le contrôle à l'exécutif, avait le privilège de frapper de son veto treize élections sur les vingt-quatre. La haute main sur l’administration restait ainsi au premier magistrat. Les hommes influents de la colonie revendiquèrent leur ancienne autonomie avec une énergie et une
Persévérance de nature à lass Saires. Les refus répétés ne les réclamation avait été repoussé d'une nouvelle requête, Enfin, tents, celui-ci fit une lég
un parti inattendu.
C'était, pou énement vi choix de Mather, on vit
une espèce partiphases les plus cu-
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