‹ Les États-Unis [microforme]Chapitre 38 sur 195 · CHAPITRE DIXIÈME 8r · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME 8r

installait à la place de l'ordre. L'outrance de ces principes finit par effrayer une partie du peuple qui, par un effet naturel de toute réaction, rétrograda de la liberté exagérée à l’absolutisme.

Une des premières lois du Rhode-Island avait proclamé la liberté de conscience, loi confirmée plus tard par la charte du roi d'Angleterre, laquelle portait «que personne dans cette colonie ne serait molesté, en aucune manière puni où inquiété pour dissidence en matière religieuse ». Il n'est pa certain que ce droit ait été étendu aux catholiques. Hii dreth dit à ce sujet : « Les lois du Rhode-Island, imprimées pour la première fois nombre d'années après la charte, cxcluent formellement les catholiques et toutes personns ne professant point le christianisme, de tout droit à la qualité de freeman. Il y eut plusieurs éditions de ces lois et il est maintenant impossible de dire à quelle époque ces restrictions furent introduites, quoique vraisemblablement elles ne virent le jour qu'après la révolution de 1688 (1) Cette citation de l'historien américain tendrait à faire croire que la liberté de conscience n'a été que partielle dans cette colonie. Bancroft est d’un avis contraire à celui d'Hildreth et prétend que s’il y a eu une exception faite au détriment des catholiques, elle n'a duré que fort peu de temps.

Fondé sous l'empire de principes révolutionnaires, n'ayant pour guide que les théories séduisantes mais fausses de Roger Williams, le Rhode Island ne s’est guère distingué par la largeur de ses idées et la grandeur de ses entreprises. C'est ainsi que au point de vue de l'instruction du peuple, il s’est montré très réfractaire à l'établissement d'écoles publiques. De tous les États insurgés contre l'Angleterre, il est le seul qui ait refusé de prendre part au congrès de 1787, d'où est sortie la constitution des États-Unis. Durant la première époque de la période coloniale, il fut mis au ban de l'opinion par les provinces voisines qui refusèrent de l’admettre dans la confédération de la Nouvelle-Angleterre, formée en 1644. Pendant de longuc: années, des historiens ont essayé de transormer son fondat ur en héros, mais il est difficile de voir en lui autre chose qu’un dangereux agitateur, effrayé un jour,

&:) Hildreth, p. 146, voi, 1.

se procurer des Indiens au Island et ailleurs :

Roger Williams, épris de sentiments humanitaires colonie vraiment démocr:

Son amour de l'humanité fait est que ses grands pro

faillite. Son établissemen plantations anglaises et C

(1) Knowles, life of Williams, 348.

Vlr

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