CHAPITRE DIXIÈME
sions restèrent en deça des ambitions de ses sujets qui, en véritables Anglo-Saxons, estimaient qu’ils n'avaient pas le self-government, tant qu'il leur restait un privilège à conquérir. Il fallut céder sur ce point et aussi séparer la Cour générale en deux chambres. Mais, ces querelles qui se réglèrent à l'amiable, n'étaient rien en comparaison des embarras qui attendaient le Maryland.
La Virginie et le Massachusetts voyaient d’un mauvais œil l'établissement, à leurs côtés, d’une colonie catholique et se mirent en tête de lui susciter toutes espèces d’ennuis, tout en caressant le projet de la dépouiller de ses privilèges. Petit à petit, des migrations d’anglicans, de puritains et de presbytériens, s’introduisirent, à la faveur du régime de la liberté de conscience, sur le domaine de lord Baltimore et lorsqu'ils se crurent assez forts, ils levèrent l'étendard de la révolte. L'’avènement de Cromwell favorisa leur dessein et le Parlement anglais déclara lord Baltimore déchu de ses droits. Cette confiscation constituait une telle injustice que le Protecteur recula devant la responsabilité de la sanctionner, et le Maryland fut rendu à son propriétaire légitime. La lutte se continua avec des alternatives de succès et de revers pour les catholiques, auxquels la restauration des Stuarts vint rendre courage, mais la révolution de 1688 porta le dernier coup à leur influence. Sous le règne de Guillaume et de Marie, le protestantisme triomphe sur toute la ligne. Les promoteurs de la liberté de conscience deviennent les victimes d’une odieuse persécution qui durera jusqu’à la révolution de 1775. Les catholiques ne sont plus dès lors que des parias et des proscrits. Défense est faite aux prêtres de célébrer la messe ailleurs que dans l'intérieur d’une famille, et l’exclusion des catholiques de toutes fonctions publiques est proclamée. On met. de côté, lorsqu'il s’agit de les atteindre, les notions les plus ordinaires de justice, et on n'hésite pas à formuler contre eux des lois iniques contraires au droit naturel. Ainsi la Cour générale décrète que tout enfant de parents catholiques, qui embrassera le protestantisme, aura le droit de réclamer sa part des biens de ses père et mère, comme si leur succession était ouverte. Puis, on les repousse de la société et on va jusqu’à leur interdire le
in ee
mpue, et qu'il n’a point retiré sa lu- ». C'est en ces termes
Ce jour-là es ; ils supr le passé pour se joindre à eux Angleterre. « Nous prions, nous
nos libertés (x) ».
Quelle conduite les catholiques devaient tes, ils avaient autant à s
commune avec leurs perséc Cours demandé était Je pri