‹ Les États-Unis [microforme]Chapitre 41 sur 195 · LA PENNSYLVANIE · texte numérisé non relu

LA PENNSYLVANIE

La Société des amis ou quakers, leur croyance. — Penn, un des membres de cette secte, obtient une concession de terres en Amérique, — Son caractère, — Il traite les Indiens avec humanité, — Ses adhérents lui font la guerre, — Franklin en Pennsylvanie.

HARMI les sectes auxquelles la doctrine du libre exap men a donné naissance au seizième et au dix-sep- { tième siècles, il n’en fut pas de plus étrange que celle ” dite: des amis, ou quakers, dont un certain nombre vinrent chercher en Amérique un refuge contre la persécution religieuse. Les États de Pennsylvanie, du Delaware et du New Jersey les comptent comme leurs pionniers. Selon les quakers, la Bible est un livre très obscur dont l’homme ne peut pénétrer le sens qu’à l’aide d’une étincelle divine qu'il cache dans son for intérieur et qu’ils appellent «inner light». Cette lumière est le guide de la foi et la raison déterminante de la conviction. Donc, autant d’interprétations différentes que d'individus. Ce point de départ éloignait le quaker du puritain qui n’admettait l'interprétation individuelle que lorsqu'elle cadrait avec ses intérêts. Aussi l'inimitié d’une secte pour l’autre était-elle vive et valut aux amis de nombreuses persécutions dans leur nouvelle patrie, Ceux-ci, puisant leur règle de conduite dans l'Évangile, étaient de mœurs plus douces que leurs ennemis, condamnaicnt la violence comme moyen de répression des crimes et se faisaient un devoir rigoureux de ne point porter les armes. Pour se distinguer des gentils et suivre l'exemple des chrétiens de l’Église primitive, ils affectaient une grande simplicité de costume, de manières et de langage. L’anglicanisme

es prédications des détourner d’une vocation

ne prise sur ce jeune

théologien calviniste

tour en Angleterre,

is, après la mort de

Charles II une con-

compensation d’une amiral Penn.

u peux enlever ta coiffure ».

un homme remarquable

ts qu’il conduisit dans le Nou-

supériorité fit même Son malheur,

nner à la Pennsylvanie un code de lois

trop avancées pour l’époque. Son attachement à la liber-

té l’engagea dans une voie où il ne trouva que déceptions et dégoût.

Les lettres patentes de

de Penn, le nom de Pe lonie établit le gouver larges, entendant trait qu'il leur donna, app

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