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poor &vDrker son commerce. Leurs relutions récipro^ «pittsâoit par suite embarrassées par les nombreuses ONiaîdéDilâovB inhérentes k ia politique des pays où fleu-» rissent des indostiies tomtes^^isfiaflAes et hîenprofté^ gées ; les «traalés de oommaroe y deyienneni des aSedres ^Bouses. Cependant il devrait y avoir snemis d'obstades aux coRDessioBS et aux bénéfices réciproques entra la Franos^ les États^tliûs qu'entm certains autres pays : rîndufltriiefiMUiQaise Ten^porte ssuiout dans ia fabrication des asiîcles i^i danandent beaucoup de soin et de go4t, €[uaHtés peu compatihlesavec les conditions indusIrieUes modernes de l'Amérique ; et, pour les produits moins déticaits où la France est dépassée par les États-Unis, elle a déjà été devancée par TAngleterre et rAllemagne.
Les idées du peuple américain sur les pays étrangers ont snbi Finfloence des préjugés qui se rattachent à uo patrimoânB aUiglo-aaxon, et des sources an^iaîses d-où les Américains ont en général tiré leurs informations. Mèma au temps ob Topinioa publique était tffès hostile à l'Ajogieterre, les Américains instruits, nocuris de Utrtérature anglaise, étaient imbus des idées britanniques sur bien des sujets. Par exemple, quoiqu'ils aient en majonMfcé appris le français plutôt que tout autre langue étraagbtt, et quoique les liens entre les États-Unis et la France ment été ncm seulement indépendants de TAngleterre, mais formés contre elle,, les An^éricains dans leors vues .sur les Français eut trop souvent accepté d'une &Qon weugle les traditions anglaisés. Ajoutons que leur presse, par mesure d'économie et dans un ea>prit tout provincial, a fréquemment emprunté ses nou^
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Yelles jusqa'i ses opinions, dans les questions étrangères où rAmérique n'est pas directement intéressée, au Times et aux diverses revues anglaises. Par conséquent, la conclusion de r « entente cordiale » ne peut avoir sur elle que d'heureux effets. Dans ces dernières années, les Anglais ont mis à profit leur contrôle de grands câbles du monde et des agences. Pendant la gu^re sud-africaine, et même pendant la guerre russo-japonaise, les nouvellesque recevait le public américain étaient sans doute aussi conformes aux vues de T Angleterre que les circonstances le permettaient. Quand on se rend compte de Tétroite dépendance à cet égard où les Américains ont été vis-à-vis des Anglais, on peut vraiment s'étonner qu'il leur soit parfois arriver de différer de leurs maîtres.
Cette espèce de provincialisme s'efface aujourd'hui pau & peu. Chaque année de plus nombreux Américains vont visiter l'Europe, et, si trop peu d'entre eux se donnent la peine d^apprendre une langue étrangère, les traductions du moins se multiplient. Grâce aussi au développement des revues américaines, le lecteur qui ignore le français et l'allemand et qui veut être informé sur les matières étrangères, n'en est plus réduit aux seules sources anglaises. Plusieurs journaux américains sont en communication directe avec des pays lointains, et V Associated Press est aujourd'hui en mesure de se procurer ses propres nouvelles à peu près partout. Mais les Anglais n'en restent pas moins plus proches du continent européen, et forcément mieux informés sur ce qui s'y passe ; aussi le public américain devra-t-U toujours dépendre d'eux en une certaine mesure.
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n y a peu de Français vivant en Amérique, et nulle part ils ne forment de groupements. La colonie américaine en France se concentre à Paris. Elle comprend quelques hommes d'affaires, un bon nombre d'étudiants et d'artistesy pauvres en général, et un contingent de riches oisifis. Les colonies étrangères de ce genre n'ont pas souvent une véritable popularité dans le pays où eUes sont établies; mais les Américains de Paris sem* blent en somme ne pas avoir fait une trop mauvaise im* pression. Eux et leurs hâtes n'arrivent pas toujours à se comprendre, parce que leurs points de vue sont en général divergents. Pour beaucoup de Français, l'Américain est aujourd'hui le type du millionnaire, — fruste, actif, pressé, — bref le parvenu, qui n'a pas d'autre idée que l'argent. D'autre part, on croit assez souvent aux États-Unis que la France est en décadence du point de vue politique et moral. Cette impression résulte de certains doutes sur la solidité des institutions, du fait que la population est stationnaire^ et plus encore de l'idée de corruption morale que la littérature française moderne propage à l'étranger. Il est difficile à un étranger de se rendre compte, surtout à distance, du ressort et des capacités extraordinaires, rarement visibles au premier coup d'œil, qui sont inhérentes à la nation française. 11 est assez amusant de remarquer que les Français et les Américains (comme d'autres nations du reste) se croient également les porte-flambeaux de la civilisation, et ni Tun ni l'autre de ces deux peuples ne se doute que l'autre le regarde avec une certaine condescendance. A vrai dire, leur idée de ce que signifie le mot civilisation n'est
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pas toujours k même. Pour le Français, c'est la littérature et les beaux-arts; pour F Américain moyen , c'est un boB service de téléphones et le dernier mot du confort moderne. Il est hors de doute ({ue ks Américams remportent par la nombre de leurs bibliothèques publiques, leur système d'assistance aux indigente, et surtout la libéralité des donations faites par de simples citoyen», mais^ qn^ik sont iniéiieurs dans Vordre d^aetivité qm vise à embeUir l'existence. L'Américain instruit, bien qui'il portage dans une certaine mesure les. pv^ugés innés de rAngkis contre fes habitants» de FBui>e^ méridionale, est poufrtanl phis prompt que lui à apprécier leurs qiisahlés. Certains Américains ont plus que de l'admiration, ils ont %m vMtable amour pour la F^rance.
L'iailtuence infteBectu^e de 1» France sur les Américains a été considérable. Ce n^est pas qu'ils- aient imité ses institutions, puisque des deux républiques celle du nouveau monde est Tsânée ; mais les auteurs ée la constitu4fkm amétieaine étaient très versés dnns l'étude de Montesquieu, qu'ik citaient à tout propos. Rousseau n'a fait que quelques adeptes en Amériqpei*, le plus grand fut Jefferacn. Parmi les* écrivain» poKliqueS' modernes de la Franee, celui qui a eitercé ks ^s dfinfluence aux É1nts4Jnis es« M. de Tocqiimlle: pendant longtemps son livre a été pour eux un modète il^étude philosophique sur leur dâmocratie. L'asee«id€in« de la Uttérature, die l'art, d^s modes de k Francis a été' paissant dès le début, et il ne semMe guère-éivellson décli». Paris a de tout temps été la MPecque des Américarnsqui