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L'aSiancft étroite conclue en 1778 entre les deuit nations abûotît à son trioittpbe lof aqpie Ycurklow» se lesr dit, éténemeiii qui amena FAiig^terre à secoittMâtve Vindiépendstnce américaine. D y eut^ il est vnd, un certain froissement lors des néfgfociations en ^vue de fe paix : ]e& conuoÎBBaires amérioams ne se ctarent pas assez; sout^MB par leurs aUiés dons leurs demandés ienrito riales. Soupçonnant) à tort ou à raison^ que ke Francis négoôaieiit à leur insu^ ils se mirent à feire un arrangemenl indépendamt avec VAngleterre, et Yer-* genne» ùèJ^ vexé lorsque cet accord lui fat cdmmunicpié.
Après kl eondmion de la paix, les relations entre les deux pay» continuèrent à èbte des; j^bus amioaksk Leur étroite allianoe se maintint jimopi^à ce que la France se trou-via engagée à itouveaiLdans une goecre contre F Angle^ terre, cbns des (À^constances qui, sui^rant le gouYemement amévicain, afirasKlnsBaienè lesÉtats^UniB de leurs ebligatdoAâ.
Quand la Réveiution frajiQâise éckuta,, l-Aniérique se pronemiça avec eotfaonsiaBme ea sa faveur. Thc^nas J^ fepson, k Padis, était Fami intime n<Mii seulement de La F«^te, mais encoie de Barnave^ dtesfrèves Lameth et dB âhnvs autre» membres du chib des Feuillants. A vrai dire son successeur,. Gouvemeur Morris, fal en- ra^ ports é^eits sni^ee b cour' et Faristocratie; mais Momroe, qui- vint apuès Merris, alla si loin dans la mamfestalîon de ses seuÉimeni& répuUieaîna qu^il compromit sa dignité de représentant de FAmérique et s'attira une reflBDBtrance de son gouvernement. Le» sympathies «néneaines pour la Révolution étaient si fortes que, si
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la République française avait eu le bonheur de déléguer comme son représentant un homme plus capable que le girondin Genêt, il est vraisemblable qu'elle aurait pu entraîner les États-Unis dans une guerre contre l'Angleterre. Malheureusement pour la cause qu'il servait, Genêt montra plus de zèle que de discernement. Son manque de tact et ses violations des lois de l'Amérique contribuèrent à un retour qui se produisit dans Tesprit public, et Jefferson lui-même, dont le penchant pour la France n'était pas douteux^ fut obligé de le reprendre vertement. En outre, les conservateurs aux États-Unis s'alarmèrent bientôt du tour violent que prenait de plus en plus le mouvement révolutionnaire en France. Quand les Américains virent leur ami La Fayette en exil et le roi qui les avait soutenus envoyé à l'échafaud, beaucoup se demandèrent si la nouvelle France était bien celle envers qui ils avaient une dette de reconnaissance.
La proclamation de neutralité du président Washington fut promulguée en lygS. Pendant les vingt années qui suivirent, la politique étrangère des États-Unis consista en efforts, assez peu heureux, pour faire respecter cette neutralité. Les deux puissants adversaires, l'Angleterre et la France, pendant leur lutte acharnée, eurent peu d'égards pour les droits des pays neutres et faibles. En 1799 même, des hostilités éclatèrent entre la France et les États-Unis, mais elles furent de courte durée et se bornèrent à une ou deux escarmouches sur mer.
Ce fut dans la période d'accalmie qui suivit la paix d'Amiens (i8o3) que Napoléon, après avoir contraint
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TEspagne à lui céder la Louisiane, vendit tout à coup cette région aux États-Unis. Cette transaction, qui fut tout égoïste de part et d'autre, n'en constitue pas moins un lien historique entre les deux nations, et à ce titre elle a contribué au développement de leurs bonnes relations.
Sous la Restauration et le règne de Louis-Philippe, les rapports de la France et des États-Unis furent peu importants. L'occupation de l'Espagne par les Français en iSaSy qui fit craindre une intervention de l'Europe dans les anciennes colonies espagnoles, amena la promulgation de la doctrine de Monroe; mais on ne visait pas la France en particulier. Quant à Napoléon III, il fiit en général mal disposé à l'égard de l'Union. Pendant la guerre de Sécession, il aurait volontiers reconnu l'indépendance du Sud s'il avait pu être assuré de l'appui des Anglais. Son expédition du Mexique fut une tentative pour élever, sous les auspices de la France, une barrière latine contre la prépondérance anglosaxonne sur le nouveau continent. L'échec lamentable de cette entreprise empêcha les États-Unis d'en éprouver un ressentiment durable: on considéra l'afiaire comme faisant partie de la politique personnelle de l'empereur, et il n'aurait pas été juste d'en rendre la nation fran-^ çaise responsable. Mais les Américains n'oublièrent pas leur rancune contre Napoléon III, et cela fut évident lorsque la guerre de 1870 éclata.
Dans ces dernières années, les rapports des deux pays ont été excellents, sauf pendant la guerre hispanoaméricaine, où les sympathies de la plupart des Français pour l'Espagne firent naître en France un senti-
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m^t and-^américaki épbémère, mais assez vif. U en résulta uoe certaine cdèra de Tautee côté de lM)céaii; mais les Àaiéricains les pii» impartiaux reooimiirenl que, vu les attaches «delà FraBoeot dePËspa^e^l'hostitifté <ks Finançais à cette gnerre el leurs sjmpathiei pour les Espagnols étaient (ouies natureUes. D'ailleurs Tattitude Au ^uvecnement français fut irr^frool^aUe ; scm vepiiésentanit i Washington montra J»eaoeoap de tact dans la t&che délicate d^amener des négooîatioos en vue de ia paix. Pivs tard, le manquie dVmtkou* siasme den Américains pcmr les Bœrs et la oaine <b la liberté parut ineompréhensible en France. Enfia, roppoedtion qu'A un certain moment ks Étuts^UiHs firent en fixtrème^Orient à la Russie alliée de la France meoaça d'ag^aver le désaccord entre les deux républiques. Aujourd'hui ces nuages sont heureusement dissipés. L'évacuation de Cuba par les Américains, i laquelle <bien peu d'ËuPopéens s'attendaient, prcdinsit à l'élranger une impression favorable ; et la conclusion de la ginerre msso-ji^oiiaise, gtiàoe à l'initiati^ du président Roosevelt, fit le pAus^and plaisir lia France; on en peut dire autant de l'attitude amicale du gouvernement de Washington pendant Taffiiiiie du Maicc. Certains échanges d'^onénités entre les d«ax nations, comme la nrission du monument de Rocfaambeau, ia réception à Paris des marin« américains envoyés pour reccmYFer les rentes de John-Paul Jones, «et, l'une date antérieure, le don à New-York de la statue de la Liberté, œuvre de Bartboldi, ont été des événements pe« importants «n soi, mais qui ont contribué 1 rendre les
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<lej2x pouffes meilleurs amis. Les eibrts de l'AlUonoe FraAQaîse4iuK Éla4fr-Uttis, les viAÎtes fréquentes de confér^Bciej» français •en Amériipiie et les cours puMics faite par des {Nrofetoeurs de rUoiveraité de Harvard à la Sorbonae ont eu uae influence anakigue. On peut dire 90e, durant tout le ux* siècle, les rapports eaatre la France et rAmérique n^ont jamais été aussi bien aasÂs qu^aiijourd^hui, et, i ce qu'il semble, il n^y a aucune raison pour qu'ils ne restent pas eiu^ents. Il se produira sans dojute quelques pelits diSér^ids de temps à autre, mais les deuic pays n'ont de sérieux conflits d'intérêts en aucun poiot du monde.
' On A'aurait pas pu en dire autant il y a quelques années : il existait alors plusieurs causes possibles de discdrde. Heureusement^ la querelle relative aux frontières du Brésil et de la Guyane française s'est arrangée sans quB les Ëtats-Unis eussent 1 interrenir, comme au Venezuela. £a outre, depuis le règlement récent de la question du droit de pèche, restée si longtemps pendante eûtre la France et l'Angleterre, il n'y a plus de chances que les États-Unis, en resserraat leurs attaches avec Terre-Neuve, se trouvent jamais mêlés k l'affaire. Un autre danger, celui-là très réel, s'est dissipé quand la Compagnie française de Panama a échoué dans son entreprise et a vendu ses droits de propriété aux États-Unis. Si le canal avait été peroé par une société étrangère, les intérêts des actionnaires n'auraient pu mat^uer d'entrer tôt ou tard en conflit avec les vues politiques des Américains ; dès le début de l'en- ^reprise par de Less^s, des signes de mécontentement
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«^étaient manifestés, et pourtant les Américains étaient alors bien moins chatouilleux sur ce sujet qu^ils ne le furent plus tard. La France de son côté ne pouvait pas refuser sa protection à une compagnie qui avait en main les économies de tant de Français ; t&t ou tard la situation serait sans doute devenue semblable à celle qui dura si longtemps en Egypte et au canal de Suez, où Tintérèt le plus fort finit par remporter sur les droits historiques. De tels conflits peuvent facilement aboutir à la guerre. Dans Faffaire d'Egypte on Tévita à grand'peine ; dans celle de Panama, il est heureux que la France ait pu liquider ses droits sans trop de difficulté.
Les événements ont d'ailleurs prouvé qu^aucune société particulière n'aurait pu faire les frais énormes nécessités par cette entreprise. Lorsque le canal sera achevé, il restera aux Français la gloire d'avoir commencé un ouvrage dont les autres peuples pendant des siècles n'avaient fait que parler, et d'avoir surmonté le» difficultés nombreuses et formidables du début.
Certains Français redoutent une agression des États- Unis aux Antilles. On ne saurait s'en étonner, quand on se rappelle les paroles du président Grant, du secrétaire d'État Olney et de quelques autres sur le caractère artificiel des liens qui unissent les puissances d'Europe à leurs colonies américaines. On entend encore dire souvent aux États-Unis qu'un jour les nations européennes n'auront plus de territoires au nouveau monde ; à quoi l'on peut répondre par cette déclaration explicite du président Monroe dans son message: « Nous ne sommes point intervenus, et nous n'intei^
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viendrons point, dans les colonies ou dépendances actuelles d'aucune puissance européenne ». Jusqu'à présent il n'y a eu aucune tendance à s'écarter de ce principe, sauf dans le cas de Cuba, où les circon* stances étaient particulières. Sans doute, si d'autre» colonies européennes étaient mécontentes et s'agitaient, si des exilés essayaient de se gagner des sympathies et d'organiser des expéditions aux États-Unis pour libérer leur pays on pourrait se trouver en présence d'une situation dangereuse. Mais il n'y a pas à prévoir un pareil état de choses. Tant que la France et les États* Unis resteront bons amis^ la France n'a pas à craindre une extension de la doctrine de Monroe à ses dépens. Au contraire, la doctrine se développe dans un sens qui lui est favorable, car si les Américains ne veulent tolérer dans leur voisinage aucun transfert de territoire d'une puissance européenne & une autre, la France est garantie contre la perte de ses colonies aux Antilles,, au cas où elle aurait une guerre avec l'Angleterre oif l'Allemagne.
On étonnerait bien des Américains en leur apprenant qu'en France les autorités sur les affaires d'Océanie parlent quelquefois de desseins des États-Unis sur Tahiti,, point de repère dont l'importance augmentera probablement lorsque le canal de Panama sera achevé. Les officiers de marine américains, nous l'avons déjà dit, rêvent comme ceux des autres nations des escales de charbons dans tous les quartiers du globe ; mais c'est de leur métier. Bien peu de gens se doutent aux États- Unis de Texistence de Tahiti.
Ka £xtf)tai&*0rieiit9ilapuk la guerre russo-ji^fMMkaige, «qui a profoi^iitéiKicAi modifié la ûtualion poUtkfa&y les iatén^U^Q» Êtat$-lJAiâ et de la Franœ semUeut étoea b^cmonia. HéBlefmii ipie le pariitge <ie la C^hiae, dont i>a a t^Uemei^t jMtrlé i un <^rt|Uia moHient., a éfé renvoya à «ma date indéfiiûe^ mamtenwt fue les poîasanceB.sûiU pkis aoucieusea de garder ce ^^eUes-oni que d'^m^mm dea posaessiooa ocuveUes, k priampe de la « potte .ouverte » peut étse eonsidéré conome asaez bien apeuré dam ce paya. Quelques Am^îcaias peuvent voir dau^ le i^éoent traité franoo-jdponais uiie preurve que^ dasia la «rivalité dea État^-Uods et du Japon sur la Pacififuei, la France prend parti pour le Japon. S^âs se pevauadaieBA en outre que, «u cas où les États-Unis vaincraieoft le Japon dana une guerre et jt«geraieat bon de hii enlever Foimose, la France sercât tenue par les terme» du traité à intervenir, leur irrkalicm pourrait -être vive. Heureusement de teUes vues aont ktintainea. Les Américains ne désirent pas une guerre, et les Français ne songent pas le moins du monde à ^ brouiller avec eux à cause des Japonais^ on peut reluarquefl: mime que les possessions asiatiques des deux peuples aont dans la même situation vis-à-i^s du Japon) qu'on a aouveat accusé de les convoiter paiement.
Il est laerts^n que dans toius les points du monde les rivalités commerciales provoqueront quelques froisseiBents. La France et les États*Unîs, étant de grands pays manufacturiers et ayant tous les deux des tarife protecteurs élevés, sont en concurrence sur beaucoup de marchés, où chacun d'eux fait tout son possible