‹ Les étoiles; essai d'astronomie sidérale (volume 2)Chapitre 78 sur 152 · PI. XIII · texte numérisé non relu

PI. XIII

de cercle de belles petites étoiles disposées autour d'une autre plus belle «, d'où divergent plusieurs rayons dont trois en haut très-distincts (planche XIII, fig. 1).

L'étoile principale a est en ^fl = ISi^ 9'" et D = — 19" 6'. De cette étoile partent comme des rayons les lignes ar, am, as, ao, etc.

A côté se trouve un magnifique système d'arcs entrecroisés, le principal est à environ M = 18'' 20™ et D = — 18'^ 53'. Le champ intermédiaire est semé de points exigus qui ne comportent pas de mesure. Et tout cela dans une toute petite nébuleuse à peine visible à l'œil nu, au bord de la voie lactée, dont elle se sépare à peine, et qui occupe un espace égal à la moitié du disque lunaire! Nous n'en finirions pas si nous voulions seulement effleurer ce sujet qui peut vous ravir mais qu'on ne peut décrire. La voie lactée et les Nuées de Magellan peuvent être considérées comme toutes formées sur ce type, mais nous y reviendrons plus loin.

Dans ces groupes, il n'y a pas à admirer seulement le nombre des étoiles ; la variété des couleurs n'est pas moins surprenante. Tels sont, par exemple, le groupe placé en M = 17'' 52™ 5« et D = — 27° 51', qui présente de nombreuse? étoiles de huitième, neuvième et dixième grandeur, aux cou leurs les plus diverses disposées autour d'une étoile d'une magnifique couleur rubis, et une infinité d'autres. Que de fois nous avons interrompu le monotone travail des mesures, pour le plaisir de voir passer tant de merveilles dans le champ du télescope, surtout dans la région du Sagittaire !

Tous ces groupes peuvent être décomposés avec des grossissements moyens. Quand Galilée découvrit ces merveilles, il forma le projet de donner le dessin de ces nouveaux mondes, mais bientôt il renonça à poursuivre cetto

tâche impossible. Plus tard, le perfectionnement des lunettes ouvrit un champ bien plus vaste aux observations et fit découvrir de nouveaux groupes, bien que de dimensions apparentes moindres et invisibles presque tous à l'œil nu.

Messier et Lacaille en dressèrent une belle liste; les uns étaient décomposables en étoiles par leurs instruments, les autres ne l'étaient pas. Il était réservé au premier Herschel d'étudier à fond cette partie de l'astronomie stellaire, dans laquelle il récolta une moisson immense. Beaucoup de groupes crus irrésolubles par ses contemporains furent décomposés en étoiles par ses puissants instruments. Il trouva les deux hémisphères riches de merveilles qui défient tout art et toute description. L'un des groupes se présente comme un fond tout semé de poudre stellaire ; l'autre, comme un globe tout formé d'étoiles, impénétrable au centre; un troisième, comme un amas fantastique de pierres précieuses aux couleurs inimitables, comme par exemple celui près de y. de la Croix du Sud.

Le lecteur ne doit pas s'attendre à trouver ici un résumé complet de ces richesses célestes; elles remplissent déjà de nombreux volumes, bien que les astronomes aient fait tout leur possible pour en restreindre les descriptions dans un langage symbolique et conventionnel. On peut consulter les œuvres d'Herschel pour les deux hémisphères *, de Smyth 2,

î. Les travaux du premier Herschel et de sa sœur Caroline sont insérés dans les Philosophical Trcmsactions de Londres ; ceux du second Herschel composent le volume monumental des observations faites au cap de Bonne-Espérance ; tous ces travaux et d'autres ont été réunis par lui dans le grand catalogue des nébuleuses et des groupes stellaires, qui forme le premier volume des Transact. philos., 1864, contenant 5,079 objets; œuvre immortelle.

2. Smyth, Célestial cycle, tome II. Ouvrage sans égal par l'éclat du style, et qui mériterait d'être mis au niveau de la science moderne.

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