Littéralement essaims
présentent une lumière uniforme, mais ils ne donnent qu'un fspectre continu, et non le spectre à raies brillantes, qui est, comme nous le verrons, caractéristique des nébuleuses. Un seul, celui de la Chevelure de Bérénice (53 M), donne trois bandes plus claires. Peut-être celui du Dauphin a-t-il aussi des raies brillantes; il est probable que, dans ceux-ci, il existe une masse centrale gazeuse. Dans la figure 2 de la planche XIII, on a représenté le groupe du Verseau, qui semble un globe formé d'une partie centrale nébuleuse, d'astres extrêmement petits et d'une autre grande masse d'étoiles plus grandes qui l'entourent. La grande étoile est certainement accidentelle et est projetée sur le fond à une distance énorme. Ces groupes sont à peine visibles à l'œil nu, comme des étoiles ternes, entre la sixième et la septième grandeur.
Le groupe des Lévriers est aussi digne d'attention par les beaux rayons convergeant au centre , qui forment une sorte d'étoile à plusieurs rayons composés de points très-petits, entourés de beaucoup de belles petites étoiles de onzième grandeur disposées elles-mêmes en rayons (voy. fig. 2, planche XIV).
Mais l'hémisphère boréal n'est pas le plus privilégié pour ces merveilles. L'hémisphère austral est beaucoup plus riche. Deux groupes surtout y sont étonnants : celui du Toucan, et celui de w du Centaure, où les étoiles se comptent par milliers; ce dernier occupe au moins 20' et est tout composé d'étoiles de douzième et de treizième grandeur.
Voici une liste des plus beaux groupes de cette espèce. Pour les décrire tous, un grand nombre de pages ne suffirait pas. Il vaut mieux en regarder quelques-uns dans un bon instrument, et recourir, pour beaucoup d'autres, au catalogue que nous donnons à la fin de ce volume.
T.U.Page6.