NOMDRE PROBABLE DES SYSTÈMES D'ÉTOILES DOUBLES
malgré son mouvement relatif, montre que toutes les étoiles qui le composent sont physiquement liées.
Beaucoup d'autres groupes importants seront décrits dans le catalogue des étoiles triples et multiples qui suit celui des étoiles doubles à la fin de ce volume.
Mais les systèmes stellaires ne s'arrêtent pas là. Nous avons déjà vu que certaines nébuleuses, résolubles en petites étoiles, sont de vrais systèmes stellaires qui doivent être régis par des lois spéciales. En effet, pour que de tels systèmes soient permanents, il faut qu'étant donnée la loi de la gravitation universelle, ils donnent dans leur ensemble une résultante notablement différente de la loi élémentaire. On sait que, dans l'intérieur d'une masse sphérique dont les points élémentaires s'attirent en raison directe de la masse et en raison inverse du carré des distances, il se forme une résultante qui varie en raison directe de la distance au centre, comme cela a lieu à l'intérieur de notre globe terrestre. Quoique le cas des étoiles dans les groupes globulaires soit un peu différent, attendu qu'on ne peut considérer ces corps comme rigoureusement soumis à la loi de continuité , il doit cependant s'y passer quelque chose d'analogue. Jusqu'à présent, la théorie n'a pas étudié ce cas d'une manière générale, et l'observation n'a pas donné encore de résultats dont on puisse déduire aucune loi pour leurs mouvements.
Nous verrons bientôt que la position de ces groupes est telle qu'on peut soupçonner qu'ils tiennent lieu de quelque grande étoile simple isolée, de même que les astéroïdes entre Mars et Jupiter tiennent la place d'une planète plus grande.
Jusqu'à présent, nous n'avons aucune donnée pour savoir si les mouvements réels se vérifient dans l'intérieur de ces groupes, mais on peut espérer que l'observation n'en sera
plus négligée. C'est pour cela qu'à partir de 1855 nous avons entrepris de mesurer quelques-uns d'entre eux. Nous voyons avec plaisir que notre exemple a été suivi; ces recherches seront fécondes en conséquences. Il n'existe pourtant pas nécessairement un corps central dans ces systèmes, car la résultante de plusieurs corps voisins peut en tenir lieu.
Même sans compter les groupes aussi denses que ceux-ci, on trouve dans le ciel des amas d'étoiles singuliers qu'involontairement on se prend à supposer rattachées par quelque lien, parce que les étoiles composantes sont comme disposées autour d'un centre, en forme de couronnes presque circulaires, bordées de franges ou de raies linéaires divergeant régulièrement, comme il en serait des positions de nos planètes projetées autour du soleil. Un corps central n'apparaît pas toujours, soit qu'il ne soit pas réellement nécessaire, soit parce qu'avec une grande masse il peut arriver qu'il n'émette qu'une faible lumière. , .
On peut se faire une idée des systèmes de ce genre par les étoiles qui forment quelques nébulosités isolées comme celles déjà décrites ci-dessus; on en rencontre d'innombrables dans la Voie lactée ; on les appelle communément groupes d'étoiles.
La structure spirale d'un grand nombre de nébuleuses, et les nébuleuses doubles, tendent aussi à prouver l'existence de forces centrales dans ces masses qui, apparemment, ne sont pas encore solidifiées. Les nébuleuses spirales où beaucoup de petites nébulosités font cortège à une grande à laquelle elles sont jointes par des arcs très-étendus, confirment l'idée de l'existence de nombreux systèmes dans lesquels sont groupés les corps principaux.
Tous ces faits commencent à nous faire entrevoir la solidarité réciproque des corps célestes et leur dépendance d'une loi des forces, identique à celle qui régit notre système