‹ Les étoiles; essai d'astronomie sidéraleChapitre 27 sur 79 · NOMBRE PROBABLE DES SYSTÈMES D'ÉTOILES DOUBLES · texte numérisé non relu

NOMBRE PROBABLE DES SYSTÈMES D'ÉTOILES DOUBLES

Nul ne peut nier l'importance de ces recherches. Heureusement, l'étude des étoiles doubles est aujourd'hui amplement cultivée, et aux travaux des Herschel et des Struve, de Maedler, Smyth, Dawes, et South, qui nous ont précédés, nous devons ajouter ceux très-remarquables de MM. Dembowski, Duner, Burnham, Powell, Doberck, etc., dont les uns par l'observation, les autres par le calcul, étendent sans cesse nos connaissances dans ce vaste champ.

Nous regrettons que la nature de cet ouvrage ne nous permette pas d'insister davantage sur un sujet si important qui, à lui seul, suffit non-seulement à remplir les limites de la création, mais encore à prouver que, dans les profondeurs de l'espace, régnent des lois et des forces identiques à celles qui régissent les phénomènes les plus voisins de nous. En établissant cette identité de lois, ces groupes nous présentent une infinité de corps qui nous sont encore inconnus. Ils nous montrent que notre système solaire, avec le cortège de ses nombreuses planètes, comètes, astéroïdes, etc., n'est qu'un point de l'espace infini, associé à des myriades d'autres dont la vie repose partout sur le même principe physique, et qui tous sont régis par les mêmes lois, partout unes, comme le principe qui les a tirées du néant.

Le spectroscope nous a montré l'unité de la matière, et les étoiles doubles l'unité de la force; la géologie nous enseigne les séries immenses des siècles qui ont dû s'écouler pour parvenir à constituer l'état de choses actuel : l'astronomie stellaire nous fait voir l'immensité de l'espace occupé par la création; c'est ce dont nous serons d'autant plus convaincus par l'étude que nous allons faire de la masse stellaire.

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