Micrometrical observations of 300 nelndx
3. Sidcrum npbulosorum obscrvatloncs Havnienses, Ilaviiice, 1867.
4. Nous savons que M. Holden prépare une révision des nébuleuses au grand réfracteur de Washington.
b. Phi/osophical Transactions, 1814, P. II, p. 321, et IS.'JO. 6. Littéralcuieut essaims.
présentent une lumière uniforme, mais ils ne donnent qu'un Gpectre continu, et non le spectre à raies brillantes, (pii est, comme nous le verrons, caractéristique des nébuleuses. Un seul, celui de la Chevelure de Bérénice (53 M), donne trois bandes plus claires. Peut-être celui du Dauphin a-t-il aussi des raies brillantes; il est probable que, dans ceux-ci, il existe une masse centrale gazeuse. Dans la figure 2 de la planche XIII, on a représenté le groupe du Verseau, qui semble un globe formé d'une partie centrale nébuleuse, d'astres extrêmement petits et d'une autre grande masse d'étoiles plus grandes qui l'entourent. La grande étoile est certainement accidentelle et est projetée sur le fond à une distance énorme. Ces groupes sont à peine visibles à l'œil nu, comme des étoiles ternes, entre la sixième et la septième grandeur.
Le groupe des Lévriers est aussi digne d'attention par les beaux rayons convergeant au centre , qui forment une sorte d'étoile à plusieurs rayons composés de points très-petits, entourés de beaucoup de belles petites étoiles de onzième grandeur disposées elles-mêmes en rayons (voy. fig. 2, planche XIV).
Mais l'hémisphère boréal n'est pas le plus privilégié poui' ces merveilles. L'hémisphère austral est beaucoup plus rielu'. Deux groupes surtout y sont étonnants : celui du Toucan, et celui de w du Centaure, où les étoiles se comptent par milliers; ce dernier occupe au moins 20' et est tout composé d'étoiles de douzième et de treizième grandeur.
Voici une liste des plus beaux groupes de cette espèce. Pour les décrire tous, un grand nombre de pages ne suffirait pas. Il vaut mieux en regarder quelques-uns dans vni 1m m instrument, et recourir, pour l)eaucou[) d'aulres, au catalogue que nous doimons à la lin de ce volume.
T.U.Page6.
n.xv.
NEBULEUSES
CATALOGUE DES rRINClPAUX GROUPES GLOBULAIRES d'ÉTOILES
Balance /
R= loli
Mm Décl. =
Hercule
Hercule
Serpentaire . . .
bO . .
Serpentaire . . .
Serpentaire . . .
Verseau
Lévriers
Croix
Toucan ....
H 3oOi-
0) du Centaure. ,
Antinous . . .
M lo
dans Pégase. . .
près du Dauplji.i.
Dans cettt liste sont compris quelques groupes qui, dans les petits instruments, semblent globulaires; mais, dans les grandes lunettes, on voit qu'ils sont tout autrement organisés. Tel est le groupe d' Antinous (.Il = 18'' M™ ; D = — 6" 26'). (Voy. fig. 28.) Au lieu d'être condensé au centre, il y a là un espace vide en forme de feuille trilobée. Les étoiles sont admirables par leur presque-égalité , étant comprises entre la dixième et la onzième grandeur. Dans la figure, on a dessiné la partie principale. D'autres sont composés de deux parties détachées, comme par exemple M9, qui ressemble à deux triangles qui se rejoignent. Parmi les groupes de cette espèce, il y a lieu de remarquer celui placé en M. =^ 7'' 35™ et D = — \¥ 55' (H, 1505). Il a environ 20' de diamètre et est tout formé de très-petites étoiles distribuées presque uniformément. Ce groupe est admirable, bien que la région voisine du ciol soit aussi magnifique et constitue
1. La lettre M indique le catalogue général de Messier, H celui d'Ilerschel.
l'une des plus belles régions de la voie lactée. Ce qui est plus étonnant encore, c'est qu'au-dessus de lui se projette une petite nébuleuse ovale, annulaire, qui ressemble à un feu follet ou à une bulle de savon. C'est un groupe des plus curieux, ot nous reparlerons de la nébuleuse.
Kig. 28. — Groupe d'Auliuous,
La contemplation de ces groupes suggère de nombreuses réflexions. 1" Le cortège invariable d'étoiles disposées en rayons accompagnant une masse centrale, porte à supposer que ces étoiles appartiennent aussi à la masse totale, laquelle est allée se condensant et se solidifiant en astres distincts, tandis que la masse centrale n'était pas encore entièrement solidifiée. 2" L 'urs différences de densité apparente dépcn-
GROUPES STELLAIRES î>
dent certainement en grande partie des diiïérences de distances; ces astres sont certainement à des distances comparables à celles des étoiles; par suite, il est impossible de distinguer leurs différences d'éloignement , et jusqu'ici on ne connaît d'eux ni mouvements ni parallaxes. 3° La partie centrale n'est pas gazeuse, parce que, sauf dans un ou deux OLi l'on soupçonne des lignes brillantes, les autres ont un spectre continu ; cela ne veut pas dire pourtant qu'il ne puisse y avoir une partie aériforme; seulement elle serait à une température insuffisante pour donner un spectre linéaire. 4^ Enfin ils se trouvent presque tous sur la zone des grandes étoiles, ce qui conduit à des considérations théoriques dont nous parlerons plus loin.
Mais le ciel renferme encore d'autres objets plus mystérieux çncore, qui, d'abord confondus avec les groupes, forment incontestablement une classe à part, les nébuleuses; nous allons en pai'lcr.